Billetterie

Tours, la citadelle

le 10/10/2019
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Les championnats LAM et LBM ouvrent ce week-end. Avec des effectifs solides, des recrutements costauds et de l’ambition partout, cela promet une belle saison, où Tours, chez les plus grands, est une nouvelle fois désigné chef de bande.


Ils reviennent et ils sont remontés ! Cela tombe bien car on en redemande. Dans la dynamique d’un été très volley, où les deux équipes de France, masculine et féminine furent sur le pont international, où les hommes de Laurent Tillie ont soulevé un élan de passion et une belle émotion, on avait envie que les choses continuent, que la balle ne retombe pas. La LAF a déjà impulsé le mouvement la semaine dernière et voici donc que les hommes montent à leur tour sur la scène. La LAM reprend dès demain et l’on sautille d’impatience. D’autant que pour la première journée, le calendrier offre l’affiche suprême samedi, Chaumont – Tours ! Le rendez-vous au sommet, entre les deux équipes qui ont tout trusté ou pas loin ces trois dernières années. Sportivement, le choc arrive sans doute un peu tôt, les deux mastodontes n’ayant guère eu le temps de ciseler le collectif, au milieu des compétitions internationales qui ont réquisitionné leurs joueurs. Mais le TVB, octuple champion de France et tenant du titre, qui a régné en maître absolu la saison dernière et qui est désormais guidé par une figure illustre du club, Hubert Henno, n’a qu’une idée en tête, conserver son titre. Et Chaumont, qui rentrera dans sa nouvelle salle la saison prochaine, ne se verrait pas l’inaugurer autrement qu’à l’endroit, c’est-à-dire, par le haut.

Bref, ce championnat n’a pas encore débuté qu’il paraît passionnant. Car il n’appartient pas qu’à ces deux-là. Loin de là. Ajaccio, deuxième de la saison régulière l’an passé, veut encore trouver les moyens d’exister, même si le contexte semble plus délicat cette année. Montpellier, troisième de la saison régulière et désormais constant dans l’exercice, espère l’éclosion de sa jeune classe cette année afin de mieux appréhender les matchs couperets et ne plus tomber d’entrée en Play-Offs. Rennes, s’il y parvient à y voir plus clair, demeurera un client sportivement. Nice, la belle surprise de la saison dernière, a certes perdu son entraîneur historique, Mladen Kasic, mais Ratko Peris, son successeur, veut toucher le même ciel et soigner son envol. Poitiers demeure un bastion qu’on ne bouge pas comme cela à la maison. Nantes Rezé a misé sur la continuité et amélioré le secteur du service pour tenter de grappiller un rang. Tous, en réalité, ont des vues supérieures et c’est tant mieux. Et puis, il y a Paris. Le retour dans l’élite du club français multi médaillé (9 titres de champion) n’est jamais anodin et Dorian Rougeyron et ses hommes ne sont certainement pas revenus pour rien.

Et avec ça, le Top 8 2018-2019 devra être vigilant car derrière, ça pousse sacrément. Ainsi, Narbonne, après une saison d’observation l’an passé (10e), est en train de renaître sérieusement à l’ambition et a construit une équipe séduisante, capable, sur le papier, de venir titiller le premier peloton. Avec l’entrée dans l’Arena en janvier prochain et le recrutement prestigieux du passeur franco-brésilien, Rafael Redwitz, les Centurions veulent viser plus haut. Idem pour Sète, qui fut en souffrance l’an passé, et qui veut, avec Mladen Kasic, repartir sur un nouveau cycle. L’idée est, peu ou prou, la même à Tourcoing, qui échoua aux portes des Play-Offs la saison dernière, après un exercice flamboyant en tant que promu il y a deux ans, et pour Toulouse, qui veut oublier une deuxième partie de saison dernière calamiteuse avec une rafale de dix défaites en dix matchs ! Enfin, l’AS Cannes, à l’agonie l’an passé, a pris un bon bol d’air frais cet été et son coach, Luc Marquet, est prêt à repartir pour une nouvelle aventure.


En LBM, la sortie du jeu du Paris Volley rebat totalement les cartes. Au premier rang des ambitieux, Saint-Nazaire se pose là. Finaliste l’an dernier, les Nazairiens de Gilles Gosselin ne furent qu’à un succès du sacre et de la LAM. Mais ils ne seront pas seuls à briguer le précieux sésame. Cambrai, dauphin des Parisiens sur la saison régulière, vise le même cap. Martigues, qui n’a rien changé ou presque, et Le Plessis Robinson, qui connaît la LBM par cœur, ne furent jamais bien loin l’an passé et auront forcément de grandes idées en tête. Saint Jean d’Illac, formidable promu 2018-2019, a poussé Paris au match d’appui en demi-finale et il aurait tort de ne pas creuser le sillon. Fréjus et Mende ont un an de plus à ce niveau et, à cet âge-là, on continue de grandir. Enfin, Saint-Quentin, dans le dur l’an passé, a presque tout effacé, tandis que Nancy, très loin du compte, a cette fois bâti dans le solide, pour coller au mieux à une LBM où il faudra être costaud pour s’en extirper. Et dans laquelle, les espoirs de France Avenir 2024 vont continuer d’éclore.