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Chaumont, l’ambition pour fil d’Ariane

le 09/10/2019
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Désormais bien installé dans le premier cercle des clubs du volley français, Chaumont veut pérenniser sa position et rester ambitieux en attendant le passage à la nouvelle salle la saison prochaine.

Bruno Soirfeck, le président chaumontais a de quoi être fier. Son club, le CVB 52 a sacrément bien grandi, jusqu’à s’installer aujourd’hui comme le dauphin désigné, attitré du TVB, sans que personne ne trouve rien à redire. Chaumont, le plus bel ennemi de Tours, dans un championnat de plus en plus concurrentiel, ça valait tout de même une jolie cote il y a sept ans encore, en 2012, quand le club haut-marnais accédait à la Ligue AM ! Mais depuis, Chaumont, dont on peinait presque à mettre l’épingle sur la carte de France, est devenu une terre fertile, un bastion du volley français. Prenez les trois dernières années, cumulez les finales championnats-Coupe de France et, sur les six disputées, Chaumont fut acteur de cinq d’entre elles, avec en prime la finale européenne de Challenge Cup en 2017 ! « On est assez satisfait des deux années et demies passées, même si on a plus perdu de finales que l’on en a gagné », reconnaît avec mesure le président, Chaumont n’ayant effectivement été titré qu’en LAM en 2017 (et en Supercoupe cette même année).

Solide sur ses bases et sa philosophie, le CVB 52 veut perpétrer la « tradition », continuer d’ouvrir la voie et demeurer amitieux, sans tout révolutionner. Dans cette optique, l’intersaison chaumontaise n’est pas venue casser les équilibres, mais bien plutôt densifier l’effectif. Avec sept joueurs conservés, Silvano Prandi, l’expérimenté coach italien et sélectionneur de la Bulgarie, connaît la musique et les musiciens. Malgré tout, il y eut des choix fondamentaux à faire, à des postes clés, et l’arrivée du passeur international, Raphaël Corre, en provenance de l’AS Cannes, en est un assurément. De même, la blessure de Baptiste Geiler, touché aux ligaments croisés (sans rupture) et indisponible jusqu’en décembre, a contraint le club à lui trouver un remplaçant le temps de sa convalescence, et c’est le Néerlandais, Ewoud Gommans (2,02 m, 28 ans) qui va s’y coller. « Après cette saison satisfaisante, on voulait s’appuyer sur un noyau dur et le six majeur est conservé à 60, 70%. On n’est pas dans la spirale d’un titre à tout prix, mais on veut rester ambitieux », explicite le patron du CVB 52.

Les postes sont donc doublés, l’équipe paraît bien équilibrée et Chaumont va encore compter cette année. « Les saisons sont longues et on a toujours voulu avoir de la profondeur de banc. Chaumont s’inscrit dans cette philosophie-là. On estime que la qualité des entraînements fait la qualité des matchs, d’où cette volonté de doubler les postes, mais en étant plutôt sur des 1 bis que des numéros 2 », relate Bruno Soirfeck. A la pointe, Julien Winkelmuller sera donc soutenu par l’Estonien Hindrek Pulk (1,97 m, 28 ans), tandis que sur les postes de réceptionneurs-attaquants, Silvano pourra allègrement varier les plaisirs.

Avec, en prime, une pépite à polir. Le jeune homme est cubain, il a 18 ans, il se nomme Marlon Yant (2,02 m). Arrivé en Haute-Marne il y a une dizaine de jours, sans aucun repère collectif, il a claqué 25 points (dont 5 aces) contre l’AS Cannes en match amical le week-end dernier, lors du Trophée Aesculap (remporté par Chaumont). Il a aussi impressionné son monde par sa grande stabilité en réception. « Je dirais, malheureusement, que oui, il peut être très bon dès la saison qui arrive », glisse, dans un sourire, le président du CVB, pas peu fier de l’avoir convaincu de signer deux ans, mais conscient aussi qu’il risque d’attirer les convoitises très vite. En tout cas, Chaumont a fait les choses bien, puisque la maman du jeune homme a également fait le voyage et sera à ses côtés toute la saison, la première pour Marlon loin de sa terre natale. 

Une saison que Chaumont espère riche évidemment, mais qu’il va entamer droit dans le pentu avec la réception de Tours à Jean Masson dès samedi ! Avec à peine quinze jours de vécu collectif pour les deux formations, l’affiche arrive sans doute un peu tôt. Mais la petite salle fera évidemment le plein. D’autant que les grands rendez-vous sont désormais comptés à Jean Masson. La saison prochaine, le CVB 52 migrera dans le nouveau complexe Palestra. « C’est une étape que l’on prépare déjà », reconnaît Bruno Soirfeck. Et quoi de mieux qu’une nouvelle grande année pour entrer en conquérant dans les nouveaux murs.