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Le Cannet veut retenir la leçon

le 01/10/2019
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Si la première saison des grands moyens et de l’union avec le Volero Zurich, terminée sans trophée ni qualification en Ligue des Champions, n’a pas été une totale réussite, Le Cannet maintient les hautes ambitions et repart avec un nouveau coach et un état d’esprit positif.

 

Jelena Lozancic a une petite voix. Mais ce n’est pas à force de ressasser les souvenirs de la saison passée. Ce sont les premiers vents frais de l’automne sur la Côte qui l’ont, simplement, attrapée. Pour la présidente du Volero Le Cannet, il ne s’agit pas de cacher sous le tapis la déception réelle d’une saison dernière terminée les mains vides. Mais il n’est nul besoin non plus d’en faire un drame. Certes le soutien financier de l’ancien mécène du Volero Zurich, Stav Jacobi, à l’été 2018, a fait passer le club cannetan dans une autre dimension, et les promesses n’ont pas encore tenu. Mais c’était une première rencontre, la mise en place des choses, et c’est aussi ce qui fait les charmes d’une compétition sportive. Pour Jelena, il faut au contraire tenter d’en sortir grandi, pour mieux rebondir cette année. «C’est une belle leçon plutôt qu’un échec», estime la présidente cannetane. «On apprend beaucoup dans les défaites. Tu apprends comment te relever, tu regardes ce qui n’allait pas. C’était une première année, avec beaucoup de choses à travailler et une certaine pression autour quand tu joues dans une équipe qui porte ce nom. On était attendu, comme on le sera toutes les saisons suivantes désormais.»

 

Le Cannet ne jette donc pas le bilan au rebut, mais il en tire tout de même pas mal d’enseignements. Et c’est finalement dans une configuration bien différente qu’il va attaquer l’an deux de sa nouvelle vie dans quelques semaines. Parmi les changements majeurs, il y a évidemment l’arrivée d’un nouveau coach à la barre, en l’occurrence l’Italien Lorenzo Micelli, qui succède au Néerlandais Avital Selinger. Entraîneur d’expérience, ancré depuis longtemps dans le volley féminin, Lorenzo devrait apporter un nouveau sens tactique et beaucoup d’exigence cette saison. «C’est un des meilleurs entraîneurs dans le volley féminin. Il va donner une autre dynamique à l’équipe. Lorenzo, c’est la rigueur, la discipline, des plans de jeu, beaucoup de tactique. C’est aussi quelqu’un qui comprend la psychologie féminine et arrive à mettre les joueuses dans les meilleures dispositions. Il a énormément de connaissance, un charisme. Quand tu l’écoutes, tu bois ses paroles», résume Jelena.

 

En tout cas, l’entraîneur n’arrive pas en terrain plat. L’effectif a été allègrement revu et corrigé. Avec comme fil d’Arianne le collectif, dans une équipe multidimensionnelle, sans nom ronflant, mais très internationale, avec neuf nationalités différentes. «Il n’y a pas vraiment de star mais un très bon collectif, énormément de qualités et un très bel état d’esprit dans ce groupe», note avec satisfaction la présidente, ravie de la mixité dans les rangs, entre la jeunesse ambitieuse et une sage expérience, enthousiaste à l’idée de voir fonctionner le nouveau tandem passeuse-pointue, Petya Barakova-Anna Lazareva («des battantes ces filles-là», glisse-t-elle) ou encore la réceptionneuse ukrainienne, Oleksandra Bytsenko, vue à son avantage lors du dernier Euro.

 

Maintenant, rien n’est gagné. De toutes ces ondes positives, il va maintenant falloir faire une équipe, capable de jouer le titre de champion, l’objectif invariable désormais du Volero Le Cannet. «C’est bien d’avoir la pression. La pression est bonne dans tout. C’est la peur qui n’est pas bonne. C’est motivant de ressentir ce petit truc. Bien sûr c’est un challenge. Il y a beaucoup de travail à faire pour gagner. Mais je pense que nos filles sont prêtes pour ça. On n’a pas honte d’avoir des ambitions», clame Jelena, comme pour bien faire passer le message à quelques jours du lancement de la saison.