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Vandoeuvre Nancy, une équipe responsable

le 24/09/2019
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Malgré un joli parcours durant les deux tiers du championnat l’an passé, Vandoeuvre Nancy a craqué en fin de saison et laissé échapper les Play-Offs, faute de joueuses capables de tenir les hautes responsabilités. Cette année, l’effectif est donc plus dense, plus équilibré et un peu plus expérimenté.

 

Radoslav Arsov n’en fait pas mille misères. Certes, la fin de l’exercice 2018-2019, parti en capilotades alors que le club lorrain avait si brillamment bombé le torse sur l’automne et l’hiver, jusqu’à se faire une place bien au chaud au creux du Top 8 qui lui semblait promis, l’a quelque peu remué et désappointé. Mais pour autant, le coach bulgare en a vu tant d’autres auparavant qu’il n’en fit pas non plus des cauchemars, conscient que le VNVB est encore en phase de structuration et donc d’apprentissage du tout haut niveau et qu’il n’avait pas, selon lui, l’an passé dans son effectif, les mains froides et la sérénité qui doivent vous guider à l’instant où tout se joue. Avec huit défaites sur les neuf derniers matchs, les Lorraines ont clairement dévissé. Onzièmes à l’arrivée, c’est un sentiment mitigé, même si la saison fut hérissée de pépins, entre la blessure longue durée de l’une des cadres, Dominika Strumilo en début de saison, et celle de la passeuse, Lauren Plum. « C’est la première fois la saison passée, où l’équipe de Vandoeuvre Nancy a été dans les huit premiers pendant presque une vingtaine de journées. A la fin, on n’a pas réussi à résister. La nouvelle passeuse n’a pas tout à fait répondu à nos attentes, elle n’a pas drivé l’équipe comme la passeuse principale, puis certaines joueuses ont lâché mentalement, rattrapées sans doute par la peur de réussir à entrer en Play-Offs », convient Radoslav.

 

Très vite, il en a tiré les leçons. D’abord, il a voulu apporter un peu de neuf dans son staff technique, avec l’arrivée d’un nouvel assistant, Stefano Mascia, qui œuvrait à la préparation physique de Chaumont (LAM) depuis trois ans. Ensuite, Radoslav a voulu densifier et un peu plus équilibrer l’effectif. Cette saison, le VNVB pourra ainsi compter sur douze joueuses professionnelles, une première en Lorraine ! Surtout, il s’est mis en quête de fortes têtes, de joueuses capables d’assumer les responsabilités dans les moments clés. « On s’est aperçu qu’on avait un bon effectif l’an passé, mais pas de joueuses pour tenir le niveau sur une saison aussi longue ou pour prendre les responsabilités. Cette année, on n’a pas de grosse star, contrairement à Ferrer et Strumilo l’an passé. Mais c’est un recrutement de joueuses avec un vécu plus élevé, qui ont connu des matchs de Play-Offs et qui peuvent assumer cette pression du haut niveau. On a aussi pris la décision de créer une équipe homogène, bien équilibrée, où chaque poste est doublé », résume-t-il.

 

N’empêche que l’axe passeuse-pointue est assez audacieux, composé d’une meneuse au vécu cannois certes, mais sans grand temps de jeu ces dernières saisons, Vedrana Jaksetic, et d’une attaquante américaine venant de Suisse, Martenne Bettendorf, mais sans aucun repère en LAF ! « C’est un risque », convient l’entraîneur. « Je récupère une passeuse sans beaucoup de temps de jeu, mais je suis sûr et certain de ses compétences. Quant à la pointue américaine, ça peut être une perle rare, comme ça peut prendre six ou sept mois avant qu’elle ne s’adapte. » Avec elles, Radoslav a peut-être réussi un joli coup en enrôlant Anna Haak, la sœur d’Isabelle, celle qui fit trembler la LAF avec Béziers en 2016-2017. « Elle n’a pas la même taille, mais elle a le même talent que sa soeur. Elle peut être une des bonnes surprises du championnat », glisse le coach.

 

Alors que la troupe a repris depuis un peu plus d’un mois maintenant, le VNVB ne claironne pas un objectif. Le club demeure en structuration, d’autant que le président, Serge Raineri a passé la main à son vice-président, Patrick Venturini, au début du mois. Mais si l’heure demeure à la raison, le fleuron du volley féminin lorrain veut clairement grandir. « Développer un projet cohérent, structurer le club pour assumer certains résultats. On veut stabiliser le club en Ligue AF, sans l’objectif Top 8, mais celui de jouer pour gagner chaque match », précise l’entraîneur, qui a prolongé de deux saisons supplémentaires cet été et qui demeure encore en observation sur les capacités de son groupe. Mais les premiers indices de la préparation semblent bons. « Je crois énormément dans mon effectif cette année », glisse ainsi Radoslav, en guise de premier pas.