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Goliath est de retour

le 12/09/2019
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Après une année seulement passée à l’étage inférieur, le Paris Volley est de retour dans la cour des grands. Avec la ferme intention de bien y figurer.

 

Lorsque l’on touche le fond, le plus dur est généralement de remonter à la surface. Rétrogradé administrativement en Ligue BM, le Paris Volley escomptait bien retrouver la lumière ipso facto. Avec un effectif poids lourd, la mission apparaissait simple sur le papier. La réalité fut toute autre avec un parcours parfois semé d’embuches. Si la phase régulière se déroula sur des eaux calmes avec dix-sept victoires de suite et notamment dix succès 3-0, avant un premier revers à domicile contre Martigues (2-3), la phase finale fut plus difficile. Poussés dans leurs retranchements en demi-finale contre Saint Jean d’Illac avec un match d’appui, les Parisiens durent remettre ça en finale contre Saint-Nazaire. Défaits en Loire-Atlantique (1-3), ils parvenaient à inverser la tendance dans leur salle Charpy (3-1, 3-0). « Après coup, la saison est très positive grâce à la montée. Mais c’était plus compliqué que ce que nous pouvions imaginer car il y avait pour le club cette obligation de résultats. Le déséquilibre dans le rapport de force émotionnel était fort car Paris n’avait pas le droit à l’erreur, pendant que nos adversaires étaient toujours libérés en n’ayant rien à perdre », témoigne l’entraîneur, Dorian Rougeyron.

Doté sur le papier d’un collectif complet à chaque poste, le Paris Volley était tout de même à la merci de quelques défaillances en raison de paris risqués. À l’image de celui passé avec Gregory Petty (26 ans, 1,95 m) de retour d’une blessure des ligaments croisés subie en octobre 2017 sous le maillot rennais, un soir de match contre… le Paris Volley. Ou encore avec Danny Poda (20 ans, 1,93 m) rompu aux joutes de l'Elite avant de signer son premier contrat avec le club de la capitale. Sans oublier le plus gros danger, la suffisance : « Dans le sport de haut niveau, rien n’est jamais simple. Rennes, qui a mis du temps à remonter, en est l’exemple parfait. C’est d’autant moins aisé qu’il n’y a qu’une seule place. Le moindre faux pas peut être fatal. Il faut trouver le juste milieu et mettre le curseur au bon endroit pour faire face à la pression excessive, tout en évitant le relâchement pouvant venir d’un sentiment de supériorité », déclare le technicien francilien.

 

La Ligue BM derrière elle, l’écurie nonuple championne de France peut désormais regarder devant avec des objectifs difficiles à cerner pour Dorian Rougeyron : « On sait que Tours, Rennes, Chaumont, Montpellier, Sète sont des formations très bien construites. Nous allons donc viser le milieu de tableau pour entrer en Play-Offs. C’est ensuite un nouveau championnat qui démarre. Je ne vous cache pas que nous sommes lucides sur le niveau des autres et le nôtre. Mais on a déjà été habitués à gagner. C’est un peu dans l’ADN, la philosophie du club. En interne, nous n’allons rien nous interdire, on verra bien au fil des semaines », confie l’entraîneur français.

 

Pour ce faire, Dorian Rougeyron a misé sur la stabilité de son groupe avec quelques retouches à dose homéopathique. L’un des beaux coups est la venue du Hollandais Robin Overbeeke (30 ans, 1,98 m) en provenance de Nice. Le pointu trentenaire devrait apporter puissance et expérience sur le front de l’attaque. L’autre est sans aucun doute la signature du Brésilien Kadu Barreto (25 ans, 2,00 m). Récemment élu meilleur réceptionneur/attaquant des PAN Américan Games avec sa sélection nationale, il pourrait être l’une des révélations du championnat de part sa dimension athlétique notamment.

 

Revenus sur les parquets dès le 19 août dernier, le Paris Volley a attaqué bille en tête la préparation physique du côté de Villejuif, sa salle Pierre Charpy étant en rénovation. « Je tiens d’ailleurs à remercier le club de Villejuif de nous avoir laissé ses installations le plus souvent possible », salue au passage Dorian Rougeyron. Et de poursuivre : « ce n’est pas simple de commencer à prendre des repères dans une salle qui n’est pas la sienne. Mais avec les absences de nos internationaux, nous ne sommes pas encore dans les systèmes de jeu. Ce qui rend d’ailleurs notre préparation un peu compliquée. Mais tous les clubs sont dans cette situation. »

Montant en puissance au fil des semaines, Paris étrennera ses galons lors des tournois du Plessis Robinson (21-23 septembre), de Nancy (28-30 septembre) et surtout à domicile lors de son tournoi international (4-5 octobre) avec Nantes Rezé, Vérone et l’Olympiakos. Les choses sérieuses débuteront une semaine plus tard à Paris avec la venue de Nantes Rezé pour l’ouverture du championnat.