Billetterie

Etre carré

le 09/09/2019
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Bloqué depuis des années aux portes du Top 4, Montpellier espère enfin franchir le pas. L’équipe menée par Olivier Lecat s’est en tout cas donné les moyens de réussir.

 

2e de la phase régulière en 2016-2017, 6e en 2017-2018, 3e en 2018-2019, le MVUC ne parvient pas à confirmer à l’heure de la phase finale. Restant à chaque fois aux portes du dernier carré, les Montpelliérains espèrent enfin passer un cap. Forcément déçu de ne pas y parvenir depuis son arrivée au sein du club, l’entraîneur Olivier Lecat dresse néanmoins un bon bilan du dernier exercice : « Ce fut globalement positif avec une bonne saison régulière. La suite n’a pas été à la hauteur de nos attentes. Nous ne voulions pas tomber contre Chaumont dès les quarts de finale. Mais la défaite chez nous contre Ajaccio à trois journées de la fin est un tournant. Nous faisons un match correct, mais les Corses étaient clairement dans un grand soir. Sans ce revers, nous aurions probablement pu éviter Chaumont et nous offrir un tableau peut-être moins compliqué. Certains cadres ont également un peu déçu parfois en n’étant pas au niveau que l’on pouvait attendre d’eux. Mais je suis tout de même satisfait de ce que nous avons pu proposer. »

 

Désireux de ne pas revivre la même déception, Montpellier s’est offert un nouveau visage. Et pour le moins « clinquant » aux yeux de beaucoup de concurrents. Des commentaires ne perturbant en rien l’entraîneur héraultais qui déclare le sourire aux lèvres que « c’est très français de mettre la pression sur les autres pour moins parler de soit. Je ne regarde pas trop les mouvements effectués chez les uns ou les autres. Je m’occupe de mon équipe et du travail que nous avons à faire en intégrant les nouveaux notamment. Le championnat sera une nouvelle fois homogène. De part ses structures et la qualité de son travail, Tours fait forcément figure de favori. » Olivier Lecat n’oublie néanmoins pas de souligner la qualité du recrutement de formations comme Narbonne, Poitiers ou Sète qui pourraient se mêler ainsi à la lutte pour le top 8. Sur le papier, tout du moins.

 

De son côté, le technicien français va s’appuyer sur sa jeune garde avec Benjamin Diez (21 ans, 1,83 m) au poste de libéro, Clément Diverchy (21 ans, 1,93 m) à la passe ou encore Joachim Panou (21 ans, 1,97 m) en réception, de retour d’une saison à Avignon (LBM). « Cette année, les jeunes doivent éclore, se montrer. À terme, ils visent pour la plupart l’Equipe de France. J’attends beaucoup d’eux », poursuit Olivier Lecat. Ce dernier comptera aussi sur ses recrues étrangères. Que ce soit avec le Serbe Mihajlo Stankovic (26 ans, 2,00 m) en provenance du championnat de Turquie, ou le pointu canadien Ryan Sclater (25 ans, 2,00 m). « Ce sont des paris qui peuvent être intéressants et apporter beaucoup à l’équipe. Je préfère ça à des joueurs confirmés, avec un beau CV mais qui n’ont pas la même grinta ou la même envie d’une année sur l’autre », confie l’homme aux 110 sélections sous le maillot tricolore.

 

Sur le chemin de l’entraînement depuis mi-août, tout ce beau monde va monter en pression au fil de la saison pour rivaliser sur les trois tableaux du championnat, de la Coupe de France et de la Coupe d’Europe (Challenge Cup) : « Pour l’instant, nous axons surtout sur le foncier car jusqu’à Noël, nous allons avoir quasiment un match tous les trois jours. Et puis avec les joueurs en sélections, il est difficile de bosser le fond de jeu. L’objectif est de se préparer pendant six à huit mois pour être au top en Play-Offs. » Entouré d’un nouveau staff avec Edouard Carnet en préparateur physique, Paolo Zambolin aux stats et Romain Guy, à la fois entraîneur adjoint et directeur du centre de formation, Montpellier écumera quelques tournois nationaux dont celui d’Alès (20/21 septembre) avec Cannes, Nice et Sète ou le tournoi Blain-Nicollin les 4 et 5 octobre avec Narbonne, Sète et Toulouse. Pour le championnat, il faudra attendre le 11 octobre avec la réception de Sète.