Billetterie

Faire du neuf avec du vieux

le 13/09/2019
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Avec une arrivée pour compenser le seul départ, les Provençaux de Martigues jouent la carte de la continuité. Logique avec un entraîneur qui va attaquer sa 12e année à la tête de l’équipe, et sa 32e année au sein du club.

 

Si l’abondance de bien ne nuit pas, le Martigues Volley Ball n’est pas le genre de club à recruter pour le plaisir d’emmagasiner des talents… ou pas. « Il y a des saisons ou nous avons changé 100% de l’effectif parce que l’équipe était en fin de cycle et que certains voulaient aussi voir ailleurs. Mais globalement, nous aimons garder nos éléments deux, trois, quatre ans, voire plus. Même si généralement, le joueur signe un an, il sait très vite que la prolongation peut ne pas être loin si tout le monde est d’accord », témoigne le technicien Christophe Charroux. La fidélité qui n’est pas un vain mot pour ce dernier puisque le 12 octobre prochain, à l’heure de mener ses troupes face à Saint-Quentin, le Martégal entamera sa 32e saison au sein du club et la 12e en tant qu’entraîneur de l’équipe fanion !

 

Presque totalement satisfait de l’exercice précédent, il ne voyait pas l’utilité d’apporter trop de changement dans son effectif. « Nous avons terminé 3e de la phase régulière pour nous faire sortir dès le 1er tour de la phase finale contre une équipe de Saint-Nazaire qui n’était pas à sa place en championnat avec une 6e place. Nous sommes tombés sur une équipe très forte. Mais il y avait tout de même un peu de frustration au sortir du championnat. Nous aurions aimé atteindre le dernier carré », relate Christophe Charroux. Néanmoins, à l’heure du bilan collectif et individuel, le coach provençal ne constatait pas de carence au point de tout révolutionner. L’arrivée de Stanislav Simin (32 ans, 2,08m) en provenance de Fréjus se fait pour compenser le départ à la retraite d’Haroldo Lino Da Silva. Et preuve que le côté « famille » est important, le joueur reste au club pour prendre en main l’équipe réserve en pré-nationale avec l’ambition de monter en N3. La venue de l’ex-fréjussien s’est faite de manière naturelle et logique tant les deux parties se faisaient les yeux doux depuis quelques années maintenant : « Cela fait quatre ou cinq ans que nous voulons travailler ensemble » confirme Christophe Charroux. « Mais pour une question de timing, de contrat, nous n’avions jamais pu faire venir Stanislav. C’est chose faite et j’en suis ravi » poursuit-il. Un renfort de poids pour celui qui a terminé 2e meilleur contreur de Ligue BM lors du précédent exercice et qui apportera sa grande expérience, puisque le Serbe a déjà fait les beaux jours d’Avignon, Tourcoing ou Tours avec qui il fut sacré champion de France en 2013.

 

Fort d’un groupe de dix joueurs, les Sang et Or voudront faire mieux que la 3e place, ce qui ne sera pas une sinécure selon leur entraîneur. « L’an passé nous avions peut-être deux ou trois équipes à la traîne et qui étaient là pour apprendre, un ventre mou avec cinq ou six formations et loin devant le Paris Volley à qui la montée était promise. Là, je vois les choses différemment. Toutes les équipes se sont renforcées et de belles manières. Tout le monde a appris, il n’y aucun club débarquant d’en-dessous ou d’au-dessus. Tout le monde pourra perdre ou gagner contre tout le monde. Ce sera très ouvert. » 

 

Pas question donc pour Martigues de prendre le train en marche. Si les entraînements ont repris le 26 août, les joueurs ont suivi un protocole quelques semaines auparavant. « Et j’espère qu’ils ont suivi ça à la lettre, parce que notre nouveau préparateur physique n’est pas là pour plaisanter. Il a déjà prévu un bon gros programme », explique Christophe Charroux, le sourire aux lèvres. « De toute façon, je ne suis pas inquiet, j’ai un six de départ à 33 ou 34 ans de moyenne d’âge. Je sais que personne ne va rentrer avec six kilos de trop sur la balance. C’est pour ça que comme l’an dernier, nous aurons sept semaines et demie de préparation. C’est suffisant », conclut-il.

 

Montant tranquillement en puissance, Martigues organisera son grand tournoi de la Méditerranée les 28 et 29 septembre prochains avec Ajaccio, Nice, Cannes, Sète ou encore Fréjus. Histoire d’être fin prêt pour le jour J.