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Les jeunots vers le haut

le 19/08/2019
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Malgré une saison à zéro victoire dans le grand monde de la Ligue BM la saison dernière, les jeunes garçons de France Avenir 2024 repartent en campagne à la rentrée, convaincus du bien qu’une telle aventure va leur apporter.

 

Ils auraient pu traîner des pieds, se lamenter et ressasser toutes les petites misères de la saison écoulée. Mais les minots de France Avenir 2024, les talents polis par les avisés techniciens fédéraux, ont visiblement tourné la page sans s’appesantir sur le mauvais sort, mais bien plus en surlignant les nombreuses avancées tout au long d’un exercice 2018-2019, certes sans succès, mais riche au fond d’une progression en accéléré. « On ne peut jamais dire que perdre c’est bien. Il faut être lucide là-dessus », convient Marc Francastel, coach des jeunes pousses l’an passé et qui partagera à la rentrée la tâche du samedi soir avec Loïc Le Marrec. « On craignait un peu que certains soient marqués. Mais lors du débriefing à la fin de la saison, ils ont tous noté en priorité leur progression individuelle », souligne cependant Marc, avec satisfaction.

 

Pas chagrinés pour deux sous, les grands ados du volley français, malgré sept revers 2-3 l’an passé et quelques succès frôlés du bout des doigts. Mais bien plutôt positifs et enthousiastes à l’idée de retourner guerroyer dans ce monde rude de la Ligue BM, véritable accélérateur de particules pour les meilleurs d’entre eux. « On sait que si on arrive à en amener deux, trois par génération capables de venir renouveler l’équipe de France, ce sera très bien. Rejoindre les A aujourd’hui, c’est plus compliqué, mais ça nous pousse aussi à relever notre niveau d’exigence», confirme encore Marc. Mais avant de hisser le drapeau bleu, il s’agit de sculpter ces jeunes hommes, de leur faire une couenne dure et un jeu solide, un profil de joueur pro authentique. L’an passé, Pierre Derouillon a déjà poussé la porte des Spacer’s de Toulouse en Ligue AM, avant même la fin de son cursus. A la rentrée, le jeune libéro de 19 ans, Luca Ramon portera le jersey de Poitiers.

 

Pour le staff, il ne faut surtout pas figer les choses. La Ligue BM est une aubaine. Elle leur offre une visibilité et une exposition incomparables auprès des techniciens des clubs professionnels. Et pour chacun des joueurs, le bon moment a forcément un timing différent. « Le parcours, il ne faut pas qu’il soit figé, identique pour tout le monde. Quand le joueur se sent prêt, physiquement, techniquement, tactiquement et mentalement pour aller vers d’autres projets, il faut qu’il y aille. On n’est pas sur des années d’âge, sur trois ans obligatoires… Quand le joueur veut sortir pour aller chercher autre chose, c’est bon qu’il sorte », exprime Marc Francastel.

 

L’an passé, certains, comme le central Pablo Sangaré, le réceptionneur-attaquant, Antoine Pothron ou le pointu Ibrahim Lawani par exemple, ont montré des choses intéressantes et voudront encore franchir un palier dans leur développement individuel pour se rapprocher un peu plus encore d’un effectif professionnel. Tout cela, sans oublier les axes de travail collectif et les petites fiches fournis par le sélectionneur himself Laurent Tillie, attentif et en lien direct avec le staff technique fédéral. « Laurent nous passe régulièrement des consignes, des directives, des orientations. Au-delà de la progression individuelle, les axes collectifs vont porter autour du service, notamment l’approche mentale, les routines, la gestion du risque, et du contre, des domaines dans lesquels la France est en déficit au niveau international », admet le co-entraîneur des minots. France Avenir 2024 tient donc désormais sa feuille de route. L’aventure de la Ligue BM les attend.