Billetterie

Ne pas rater son départ

le 21/08/2019
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Mal parti la saison dernière, le Pays d’Aix Venelles doit son salut à une seconde partie de saison exceptionnelle. Les Provençales auront donc à cœur de bien démarrer pour, pourquoi pas, titiller le Top 5.

 

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Certes, mais lorsque vous entamez une saison par un maigre succès en cinq rencontres, vous ne mettez pas tous les atouts de votre côté pour réussir un exercice plein. C’est hélas ce qui s’est produit pour le Pays d’Aix Venelles lors du précédent exercice. Battues lors des trois premières journées, dont deux fois à domicile, les Provençales durent attendre leur quatrième prestation pour s’imposer du côté de Quimper (1-3). « La saison a démarré difficilement. Nous avons eu du mal à construire l’équipe avec trois nouvelles joueuses américaines qui ont mis du temps à trouver leurs marques. Nous partions un peu dans l’inconnu », explique l’entraîneur Félix André. Après cette entame poussive, le PAVVB finissait par trouver son rythme de croisière, s’offrant au passage une série exceptionnelle entre le 15 janvier et le 16 mars 2019 avec une seule défaite pour neuf succès. Et avec quelques victoires de prestige, excusez du peu ! Paris Saint-Cloud et Béziers à domicile, et Le Cannet et Marcq-en-Barœul à l’extérieur faisaient parties des victimes. Et il s’en fallut de peu pour que Nantes chez lui ne s’ajoute à la liste (succès nantais 16-14 dans la 5e manche).

 

« Notre seconde partie de saison est tout bonnement exceptionnelle. À partir de la mi-janvier, nous remportons neuf de nos dix matchs en accrochant en plus des gros morceaux. Dans l’emballage final, on paye un peu notre entame. C’est ce qui nous coûte sûrement la 5e place », appuie l’entraîneur adjoint de l’Equipe de France féminine. Et même s’il ne veut pas retenir une seule prestation expliquant ce petit point de retard au final sur Béziers (42 points, contre 43 pour le club biterrois), le technicien français ne peut s’empêcher d’évoquer le dernier match : « Celui qui me reste vraiment en mémoire, c’est celui face à Mulhouse chez nous. Assurée de finir 1ère, la formation alsacienne avait laissé beaucoup de joueuses à Mulhouse et était venue sans son coach. On aurait pu « gratter » ce petit point ce soir-là en accrochant le 5e set ou tout simplement en gagnant », poursuit Félix André. Le revers 3-2 au Stade Français la journée précédente en ayant mené 2 manches à rien peut aussi laisser son lot de regrets…

 

Bref, décidé à regarder devant, le Pays d’Aix Venelles a identifié les points négatifs pour démarrer du bon pied dès les premières journées. Et ce, malgré des affrontements sur le parquet de Cannes en ouverture le 4 octobre, avant la réception de Nantes le 8 octobre ! « Je pense que sur notre effectif, nous avons gagné en expérience en prenant des joueuses qui connaissent déjà la Ligue AF. Nous ne voulions pas prendre des filles novices dans ce championnat. La centrale britannique venue de Mulhouse Ciara Michel (24 ans, 1m96) va nous apporter beaucoup à ce poste. Tout comme la Lituanienne de Paris Saint-Cloud Monika Salkute (26 ans, 1m86) en réceptionneuse/attaquante. Et puis il y a les arrivées d’Elisabeth Fedele (25 ans, 1m75) ou encore de Marie-France Garreau-Dje (27 ans, 1m81). » Tout ce beau monde sera appelé à reprendre l’entraînement le 22 août prochain pour une préparation qui, comme l’espère Félix André, devrait conduire le PAVVB à atteindre la 5e place, les quatre de devant (Mulhouse, Cannes, Le Cannet et Nantes) semblant encore intouchables. Mais le technicien prédit une saison d’une grande intensité à tous les niveaux. « Tout le monde s’est encore densifié avec de très bons recrutements. En termes de jeu, cela peut être très intéressant. Il faudra se méfier de tout le monde, mais j’espère que les autres se méfieront aussi de nous. Même France Avenir 2024 est à prendre au sérieux. La première année était une découverte pour les filles. Mais demain, elles voudront montrer autre chose. Elles se sont rendues compte du travail à accomplir », conclut l’entraîneur.