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Tourcoing, horizon 2023

le 22/08/2019
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Privé de Play-Offs, éliminé rapidement de la Coupe de France – dont il était le tenant du titre – et de la Coupe d’Europe, le TLM s’est lancé dans un projet qui doit aboutir d’ici trois ans.

 

De l’avis de tous, 2018-2019 est à oublier. Du nouveau président arrivé en avril – Pascal Lahousse – au manager général, Yann Lavallez, la conclusion est la même : « J’ai mon avis sur la question, même si je n’étais pas encore en place. Force est de constater que les résultats n’étaient pas au rendez-vous. On a depuis mon arrivée réorganisé un peu tout ça au niveau de l’effectif notamment », commente Pascal Lahousse. Et Yann Lavallez de poursuivre : « Dès le début, la mayonnaise n’a pas pris. On est passé à côté de quelque chose. Les individualités étaient là, l’équipe non. Ajoutez à cela la spirale négative avec un début de saison compliqué (4 revers lors des 5 premières journées). Pourtant, nous étions encore dans la course pour le top 8 à 2-3 journées de la fin. »

 

Vainqueur de la Coupe de France 2018 et par conséquent européen, Tourcoing n’était peut-être pas prêt pour les joutes européennes. Ce que ne contredit pas Pascal Lahousse. « Aujourd’hui, le TLM a un projet sur trois ans qui doit nous amener à être structurés pour être un club européen de façon durable. Il nous faudra être régulièrement dans le Top 3 de Ligue AM. Cela correspond, si tout va bien, à la rénovation de notre salle. Elle nous permettra d’accueillir 3 000 spectateurs, mais également d’organiser des choses autour des matchs. Le public ne viendra pas juste pour l’affiche du soir. »

 

Tourcoing n'en est pas moins ambitieux concernant la saison à venir. 9e de la phase régulière, éliminée dès son entrée en lice en Coupe de France, la formation nordiste nourrit de réelles ambitions. « Pour gagner un trophée, la Coupe de France reste l’objectif le plus simple. Non pas parce que l’opposition est inexistante, mais parce qu’en quatre matchs vous pouvez l’emporter et être européen. Mais c’est aussi la compétition la plus compliquée à décrocher car vous n’êtes pas sûr d’évoluer à domicile. Et si en plus vous prenez Chaumont, Tours ou Rennes chez eux… », explique le manager général en place depuis 2014.

 

Se mêler à la lutte pour disputer les Play-Offs est aussi un objectif important pour Yann Lavallez. Le recrutement a été fait en ce sens avec un renouvellement à 90% de son effectif. Un changement radical non pas lié à la saison en demi-teinte, mais tout simplement à une fin de cycle : « certains étaient avec nous depuis la remontée en Ligue AM et/ou en fin de contrat. C’était important d’insuffler du sang neuf au collectif et de repartir sur autre chose. Pour ce faire, nous avons ciblé des jeunes à fort potentiel, tous internationaux et souvent champions dans leurs équipes », poursuit Yann Lavallez. Le TLM conserve tout de même dans ses rangs son arme forte avec le pointu Ronald Jimenez (29 ans). Excellent contreur du haut de ses deux mètres, l’international colombien sera là pour guider les plus jeunes et aider à l’intégration des nouveaux. Le plus important sera de mettre rapidement à l’aise Rangel Hernandez, champion d’Espagne avec Teruel, et qui sera le passeur n°1 de l’équipe. Autres belles recrues à l’aile avec les réceptionneurs/attaquants canadien Brandon Koppers et serbe Miran Kudjunzic. « Afin de tous les mettre dans les meilleures dispositions possibles, nous allons organiser un stage du côté de Saint-Nazaire du 14 au 18 septembre avec deux matchs amicaux. C’est important de relancer ce type de stage pour pouvoir souder l’équipe », conclut Yann Lavallez. En tous cas, il ne faudra pas être en retard à l’allumage avec la réception de Poitiers le 12 octobre.