Billetterie

Rester le maître

le 23/08/2019
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Privé du titre national depuis 2016, le RC Cannes a fini par reprendre son bien au printemps dernier. L’envie de doubler la mise est forte !

 

2016, 2017, 2018. Ces trois années furent à n’en pas douter une éternité pour les Cannoises. Titrées à 20 reprises entre 1995 et 2015 – seule 1997 échappant à leur domination au profit du VBC Riom – elles durent manger leur pain noir pendant trois saisons. Les Coupes de France 2016 et 2018 n’étant qu’un (beau) lot de consolation. Et l’exercice 2018-2019 n’offrait pas la garantie d’un retour azuréen sur le devant de la scène, même si le club se voyait évidement cité parmi les favoris au même titre que Mulhouse, Le Cannet ou Nantes. « C’est un championnat très équilibré et toutes les équipes font peur », explique Victoria Ravva. « Au début de la saison, nous pensions que Mulhouse était au-dessus. Et la saison régulière a montré que nous avions raison de nous méfier car elles étaient impressionnantes. Je pense que la Coupe de France a fait beaucoup de mal aux Mulhousiennes », appuie la Manager Générale. Eliminées en quart de finale, les Cannoises n’avaient-elles aussi que l’objectif du titre national en ligne de mire. Tout sauf une sinécure.

 

Deuxième à l’issue de la phase régulière, le RC Cannes prenait une gifle en quart aller sur le parquet du voisin Saint-Raphaël (0-3). « Nous avons dû composer avec quelques blessures, notamment celle de Ljiljana Rankovic, et c’était vraiment un coup dur pour nous », argumente Ravva. Capable d’inverser la tendance en remportant les deux matchs suivants (3-0, 3-1), Cannes retombait dans les mêmes travers en demi-finale contre Le Cannet (0-3, 3-1, 3-0), avant de terrasser Nantes en finale. « L’an passé, nous disposions d’un vrai collectif avec un mental très fort. Nous avons vraiment eu douze championnes de France. Chaque fille a apporté au club. C’est aussi pour ça que nous avons su nous reprendre après avoir perdu la première manche en quart, puis en demie », relate celle dont c’est le premier titre en tant que dirigeante. « La sensation est forcément différente car je n’étais que simple spectatrice. Mais le plaisir est le même. Je ne pensais pas ressentir une émotion si forte. Maintenant que je suis de l’autre côté, je me rends compte que ce travail de l’ombre, se mettre au service du club et de l’équipe est aussi très important. »

 

Ayant la volonté de tout gagner en tant que joueuse, Victoria Ravva ne change pas d’état d’esprit aujourd’hui. L’ambition sera donc de conserver la couronne nationale, tout en brillant en Coupe de France et en Coupe d’Europe. Pas simple au vu de la concurrence. « En France, il va encore falloir se méfier du Cannet, de Mulhouse, de Nantes et faire attention à Béziers et Saint-Raphaël. Ce championnat sera une nouvelle fois serré ». Pour parvenir à ses fins, le RC Cannes bénéficiera d’un effectif de qualité malgré des départs importants, à commencer par celui de l’internationale française Christina Bauer partie sous le ciel de Florence en Italie. « Si elle veut revenir dans un an ou deux, la porte est grande ouverte. Nous voulions la garder, mais c’était impossible pour nous de nous aligner financièrement. La France ne peut pas lutter avec l’Italie, la Russie ou la Turquie. Certaines formations peuvent presque aligner deux équipes différentes tout au long de la saison. L’une pour l’Europe, l’autre pour le championnat », confie Victoria Ravva. Moins aisée financièrement, l’écurie cannoise a donc utilisé sa tête pour recruter, avec le retour de l’attaquante Nadia Kodola (31 ans, 1,84m) après une parenthèse d’un an en Roumanie, l’arrivée de la centrale du Cannet Mira Todorova (25 ans, 1,87m), ou encore de la jeune française Chloé Mayer (22 ans, 1,86m), en provenance de Vandoeuvre Nancy. « Cannes doit la faire grandir. Elle a beaucoup de fraîcheur et de potentiel. Il faudra qu’elle fasse ses preuves pour gagner du temps de jeu. Mais nous croyons beaucoup en elle. Nous fondons aussi beaucoup d’espoirs sur Fatou Diouck (34 ans, 1,80m) ou encore la Colombienne Amanda Coneo (22 ans, 1,77m) », conclut Victoria Ravva. Cannes se mettra en route avec la réception du Pays d’Aix-Venelles (le 4 octobre), puis de Mougins (le 8 octobre).