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Fréjus veut encore progresser

le 08/08/2019
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Promu en Ligue BM la saison dernière, Fréjus fut l’une des belles surprises du championnat. Son entraîneur Loïc Geiler souhaite réitérer le même exercice.

 

Passé par Montpellier, Cannes et Tours, Loïc Geiler (35 ans) va entamer sa sixième saison à temps plein comme entraîneur de l’AMSL Fréjus. Grâce à un recrutement judicieux, le club varois s’était hissé l’année dernière en Ligue BM, après sept saisons en Nationale 1. Une découverte pour son entraîneur et le club : « En débarquant en Ligue BM, il y avait beaucoup d’inconnu pour nous. Même si sur le plan sportif nous connaissions déjà beaucoup de formations, l’incertitude était plus sur la structuration du club, notamment au niveau de l’administratif avec de nombreuses contraintes à remplir. Et finalement, tout s’est bien passé dans une salle Sainte-Croix flambant neuve » relate Loïc Geiler.

 

Même si l’entame ne fut pas idyllique avec trois revers de suite, comme le confirme l’ex-international : « Le début de saison aurait pu nous inquiéter car il a fallu attendre la 4e journée pour remporter notre premier match – un succès que je ne pourrais jamais oublier – avec dès la préparation, les blessures pénalisantes de Jérémy Audric et Stan Simin. En fin de compte, nous avons pu obtenir un maintien à quatre journées de la fin et même nous offrir le luxe d’accéder aux Play-Offs. Ce qui était inenvisageable au début de la saison en Ligue BM. »

 

Septième de la phase régulière, pendant qu’une écurie comme Nancy devait se contenter de la 10e place, la formation varoise réussissait parfaitement son exercice 2018-2019, comme l’atteste son entraîneur : « Forcément, le bilan est plus que positif. Faire mieux était franchement compliqué car en quart-de-finale, nous tombons contre une très belle équipe de Cambrai. Nous sommes à notre place je pense. Nous avons beaucoup appris, que ce soit les joueurs ou le staff et l’objectif sera de réitérer cette performance. Maintenant avec la montée du Paris Volley et l’absence de club de Ligue AM, la densité du championnat risque d’être plus forte encore. Pour le maintien, on peut d’ores et déjà écarter Nancy, Saint-Nazaire, Cambrai et Martigues qui vont sans doute regarder vers le haut. Ensuite, cela pourrait être compliqué pour France Avenir 2024, au moins dans un premier temps, car l’équipe démarre un nouveau cycle. » 

 

Afin de montrer un visage aussi séduisant que le précédent, le technicien français a dû composer avec un budget global similaire. « Nous avions un budget de 570 000€, cette année il va peut-être atteindre les 600 000€ grâce à nos partenaires. Cela montre que nous avons réussi à les séduire avec la qualité de notre travail. Nous n’avons pas eu de coups de folies pour autant en matière de recrutement », poursuit Geiler. Même si Fréjus ne connait  pas de grands bouleversements, quelques joueurs emblématiques sont partis. À commencer par le pointu Mihailo Pajic, en place depuis deux ans, ou encore Stanislav Simin qui a rejoint Martigues, candidat aux premières places. « Deux joueurs qui avaient besoin d’aller voir ailleurs, de trouver un nouveau challenge », selon leur entraîneur.

 

La qualité de l’effectif fréjussien n’en demeure pas moins de qualité avec les arrivées du jeune réceptionneur-attaquant (22 ans) Julien Bernard en provenance de Rennes, du pointu toulousain Jordan Corteggiani (28 ans) ou encore du central canadien Jordan McConkey (25 ans). « C’est un joueur assez fin, assez rapide avec un physique à étoffer. Son rapport poids/puissance est intéressant et il a plutôt de bons appuis. Son profil de bloqueur est également bon. Le seul bémol est que nous risquons de l’attendre un peu car il sera en sélection nationale », commente Loïc Geiler. Fréjus devra néanmoins répondre présent dès la 1ère journée pour la réception d’un concurrent sérieux aussi bien pour le maintien que pour les Play-Offs : Saint Jean d’Illac.