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De retour vers le futur ?

le 09/08/2019
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Auréolé du titre national il y a deux saisons, Béziers a eu du mal à lutter cette saison face au quatuor de tête. Mais grâce à un recrutement judicieux, les Angels pourraient bien revenir sur le devant de la scène.

 

Champion de France en 2017-2018 à l’issue d’une saison exceptionnelle où par trois fois seulement Béziers tomba sur plus fort, le club mené aujourd’hui par Fabien Simondet n’a pas connu la même réussite lors de l’exercice précédent. 5e de la phase régulière, défaites en quart de finale par Nantes – futur finaliste – les Biterroises furent néanmoins à leur place. Comme le confirme d’ailleurs le technicien héraultais : « Vis-à-vis de la concurrence et vu nos forces et faiblesses, il était difficile de faire mieux. Nous avions un effectif très jeune et certaines filles découvraient la Ligue AF. Il ne faut pas oublier que Béziers possède le 5e ou 6e budget du championnat. Nous avons donc dû composer avec les moyens qui sont les nôtres. »

 

Trop juste pour batailler avec Mulhouse, Cannes, Le Cannet et Nantes, preuve en est puisque Béziers ne dompta qu’à une seule reprise un membre du top 4, en l’occurrence Nantes au soir de la dernière journée. La formation occitane a néanmoins su contenir la meute des poursuivants et accrocher les phases finales. « C’est un résultat qui correspond aussi à l’état d’esprit de l’équipe », poursuit Fabien Simondet. « Tout au long de l’année, les filles étaient à l’écoute. Elles étaient là pour bosser, avancer, progresser. J’ai humainement vécu une très belle saison. C’était agréable car cela a « matché » avec tout le monde. J’ai vu une vraie progression dans le jeu au fil des semaines. »

 

Désireux de ne pas déshabiller un effectif ayant donné satisfaction, l’entraîneur français a donc fait en sorte de procéder à quelques ajustements. « J’ai eu le choix du roi car toutes les filles voulaient rester. Nous avons dû prendre des décisions sportives, alors qu’humainement je voulais garder tout le monde », explique Fabien.  Et de poursuivre : « Nous avons eu quasiment la même enveloppe que l’an passé pour le recrutement. On ne peut pas trop faire de magie pour l’instant. On a une salle qui va être construite d’ici quelques années. Le jour où elle sera là, nous pourrons peut-être passer un cap. Comme beaucoup de clubs, nous essayons de faire des coups. Je suis assez content sur le papier. »

 

Et cette saison, Béziers aura un accent américain. En effet, cinq joueuses viennent de l’autre côté de l’Atlantique. Il faudra notamment compter sur Alison Bastianelli (22 ans), centrale venue de l’université d’Illinois, dont elle est à ce jour la meilleure bloqueuse de l’histoire. Du haut de son 1,88m, elle devrait apporter sa belle lecture et son intelligence de jeu, selon son entraîneur. Elle sera accompagnée à la passe par sa compatriote, âgée aussi de 22 ans, Samantha Seliger Swenson, une des meilleures des universités américaines à son poste depuis quatre ans maintenant. Il faudra aussi surveiller de près l’internationale colombienne Dayana Segovia, meilleure marqueuse du championnat de Finlande il y a deux ans, et qui évoluait au Brésil la saison dernière. Au rayon des prolongations, Johnson, Soto, Ramos et Terrel ont décidé de poursuivre l’aventure. Pour sa part, Alexandra Rochelle, à 35 ans et après une année consacrée à l’arrivée de son enfant, sera de retour sur les parquets. Elle apportera son expérience et sera un bon point d’appui pour la très jeune Sara Romati, 16 ans à peine.

 

« L’objectif sera encore d’être dans le top 5 et d’accrocher une place en Coupe d’Europe. Si la mayonnaise prend, pourquoi ne pas faire mieux. Mais je pense que Le Cannet, Mulhouse, Cannes et Nantes sont encore au-dessus de nous. Derrière, il va falloir faire attention à Saint-Raphaël et Pays d’Aix Venelles. Et puis attention à une possible surprise comme Marcq-en-Baroeul l’an passé. » Pour être prêt le jour J, pour la réception du Cannet le 5 octobre, Béziers reprendra le chemin de l’entraînement le 18 août. Parmi les différentes rencontres amicales prévues, les Héraultaises iront au tournoi de Riom les 21 et 22 septembre pour y défier Chamalières, Nancy ou encore Mougins.