Billetterie

Repartir de zéro !

le 01/08/2019
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Après une saison difficile (12e), l’Arago de Sète, club historique de Ligue A Masculine, escompte bien retrouver la lumière.

 

L’exercice 2018-2019 fut sans aucun doute le pire de l’histoire des Sétois. Victorieux d’Ajaccio (3-1) en match d’ouverture mi-octobre, les partenaires du passeur italien, le vétéran Manuel Coscione, enregistrèrent par la suite un succès en douze rencontres. Mais aussi une sortie de route dès le 1er tour de la Coupe de France face à Toulouse (0-3).

 

L’arrivée début janvier 2019 de Frédéric Gibert – ancien de la maison lors de la saison 2006-2007 – en tant que « superviseur » pour redresser le bateau sétois ne changea pas grand-chose. Gangréné de l’intérieur, le groupe ne put se relever et trouva son salut par une 12e place synonyme de maintien, même si en raison d’un championnat à treize clubs, la position de lanterne rouge n’engendrait pas de relégation. « Ça a été très long et le mieux c’est d’oublier tout ça. Ce n’était agréable pour personne. Que ce soit pour les joueurs, le staff, la direction ou le public. On a fait le dos rond en attendant la fin et en essayant de prendre du plaisir », lâche Frédéric Gibert.

 

Très vite, l’ex-international français (63 sélections) entreprit alors de construire un nouvel effectif en faisant quasiment table rase du passé. En effet, seuls quatre joueurs sont conservés : les pointus Vasyl Tupchii et Samuel Jeanlys, le réceptionneur/attaquant Baptiste Enfoux, et le central Daryl Bultor. Un travail entrepris en collaboration avec le technicien venu de Nice, Mladen Kasic. « Nous avons choisi le recrutement ensemble. Et ce fut un vrai plaisir de bosser sur l’équipe avec Mladen. Il n’y a aucun non dit. Nous nous disons les choses pour avancer au mieux. Du coup, sur le papier, il n’y a aucune fausse note », explique Frédéric Gibert, la voix enjouée. Et de poursuivre : « Au-delà du CV des joueurs, nous avons étudié l’aspect psychologique et humain des garçons. Nous les avons tous appelés pour qu’ils comprennent bien le message et l’ambition du club à moyen terme. »

 

Pour retrouver son lustre d’antan et surtout des eaux plus calmes, le président René Game a donc validé les arrivées de nombreux joueurs. À commencer par le passeur bosniaque venu dans les valises de Mladen Kasic, Zlejko Coric. À 31 ans, il apportera son expérience et sa vitesse d’exécution à un effectif dont la moyenne d’âge ne devrait pas dépasser les 26 ans. Sans compter les jeunes du centre de formation qui seront intégrés pleinement à la vie de l’équipe. « C’est important de s’appuyer sur la formation », confirme Gibert.

 

Autres belles pioches, celles du réceptionneur/attaquant russe Vyacheslav Tarasov (31 ans, 2m02) en provenance de Yaroslavich Yaroslavl (Russie), ou encore du libéro belge Lowie Stuer (24 ans, 1m95). Sans oublier le réceptionneur letton Romans Sauss, qui débarque d’Allemagne.

 

« On vise entre la quatrième et la sixième place du championnat. Sète doit être plus haut que ce qu’il ne fait depuis trois ans. Maintenant, on va évoluer dans un championnat relevé où rien n’est écrit à l’avance. Oui, on peut penser que Tours et Chaumont seront encore au-dessus. Mais quid d’équipes comme Paris, qui revient au plus haut niveau, ou d’Ajaccio, qui doit composer avec un budget moindre ? On aura un aperçu de tout ça au fil des matchs amicaux et des premières journées », selon Fred Gibert. « Attention aussi à des équipes comme Poitiers, Montpellier ou Narbonne », conclut-il. Une chose est sûre, pour la 44e saison de Sète au plus haut niveau, la salle du Barrou veut à nouveau vibrer aux exploits de ses protégés.