Billetterie

En terrain connu

le 30/07/2019
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Après une première saison en LAF historique et riche d’enseignements, les jeunes filles de France Avenir 2024 repartent à l’assaut des sommets à la rentrée prochaine. Avec quelques repères en poche désormais, pour la structure comme pour les joueuses.

 

Le bilan sportif est déjà passé au compost. Et de toute façon, ce n’était surtout pas là l’essentiel. Sous la bannière France Avenir 2024, les jeunes pépites du volley féminin français ont repoussé la ligne d’horizon. Engagé pour la première fois de son histoire en LAF, le Pôle France Féminin, couveuse de talents, a posé des jalons tout au long de la saison, pour revenir plus fort, plus armé, plus aguerri à la rentrée.

 

Et ce ne sont pas les vingt-cinq défaites en vingt-six rencontres qui vont affecter le moral et détourner France Avenir 2024 de ses objectifs principaux : sculpter les talents de demain et offrir à ces jeunes filles une expérience et un vécu en accéléré. D’ailleurs, même dans une saison à un seul succès, Gaël Le Draoulec, l’entraîneur de la bande, trouve largement de quoi faire son miel et positiver pour les années futures. « Hormis cinq défaites lourdes, on a souvent été proche de 20 au scoring dans les sets, on a fait des 3-2. On a joué notre carte à certains moments. Surtout, on a été respecté par chacun de nos adversaires. Personne ne nous a négligés et je trouve cela rassurant par rapport à l’opposition proposée. C’est normal finalement qu’une équipe de filles de 17 ans perde tous les matchs, sinon ça voudrait dire que le niveau du championnat devient ridicule ! Le fait que les gens nous prennent au sérieux, ça veut dire que l’on a quand même quelques arguments à opposer », constate ainsi le technicien de France Avenir 2024.

 

Sur cette base-là, deux jeunes filles du centre ont d’ailleurs rejoint un effectif LAF pour la saison prochaine, avec des prétentions sérieuses de grappiller du temps de jeu. Amandha Sylves a ainsi signé à Nantes, tandis que Mahé Mauriat a rejoint Saint-Raphaël. « Le fait d’être confronté toute l’année à des équipes pros, ça crée des accélérateurs de performance. C’est un facteur de progression que l’on n’aurait pas en Elite », reconnaît Gaël. Il s’agit maintenant d’aller encore un peu plus loin, de pousser le curseur et de gommer les erreurs inhérentes à la jeunesse et l’inexpérience d’un groupe qui fut le plus dispendieux en fautes directes la saison dernière. « On est une équipe jeune qui commet logiquement beaucoup plus d’erreurs de base, de fautes classiques, par oubli ou manque de lucidité. Cette expérience, on doit chercher à l’acquérir un peu plus tôt pour essayer de résister », consent l’entraîneur.

 

Avec un groupe encore un peu plus rajeuni cette saison, autour d’une passeuse titulaire de 16 ans, Emilie Respaut et d’une attaquante de 17 ans, Guewe Diouf, à la densité physique largement au-dessus de la moyenne, l’IFVB pourra aussi compter sur ses « anciennes », Manon Moreels, Juliette Gelin et Amélie Rotar, déjà intégrées au collectif élargi de l’Equipe de France et baignées tout l’été dans l’atmosphère des Bleues. « C’est un bon amalgame », reconnaît Gaël. « L’idée est que tout cela donne des petits accélérateurs à tout le monde pour que l’on soit plus constant dans ce que l’on fait. »

 

Et tout cela sous l’œil attentif, avisé et protecteur du sélectionneur lui-même, Emile Rousseaux, installé aux premières loges à Toulouse et pleinement investi dans ce vaste projet, lequel doit nourrir à terme l’Equipe de France de demain. « C’est une présence importante, il passe plus de la moitié du temps avec nous », raconte Gaël, nommé à la tête des A’ par le sélectionneur. L’idée est simple : enseigner aux adolescentes les idées et les préceptes de jeu des Bleues. « Il nous aide dans la mise en place de sa philosophie d’entrainement. Les systèmes utilisés en équipe de France sont exactement les mêmes chez nous, que ce soit les codes, les noms des combinaisons, les systèmes de jeu. Pour moi, il fait partie intégrante du staff », explique Gaël. Avec les deux pieds en LAF et les codes de l’équipe de France en mains, les filles de France Avenir 2024 préparent l’avenir assurément.