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Tours, le grand patron

le 11/05/2019
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Le TVB a étrillé Chaumont hier à Grenon en Finale Retour et conservé son titre de champion de France, le huitième de son histoire. Un dénouement attendu et logique tant le TVB a plané sur la LAM cette saison.

 

Il était annoncé et il est arrivé, en majesté, au rendez-vous. En soi, cette saison 2018-2019 ne sera, finalement, pas sortie de la route. On avait prédit les sommets et la gloire aux Tourangeaux et ils les ont atteints sans trop de frayeurs, fêtant hier le dénouement heureux que tous pressentaient à l’automne dernier. A l’instar du Paris Volley en Ligue BM, son bel ennemi en des temps pas si anciens, qu’il retrouvera sur son chemin l’an prochain. Mais la domination tourangelle est encore plus éclatante, plus féroce, plus imposante que celle des Parisiens. Hier, Chaumont, qui voulait encore y croire, qui avait traversé tant de grandes plaines cette saison, fut proprement ventilé en trois petits sets (3-0), sans jamais un souffle d’espoir.

 

Tours a donc tout écrabouillé sur les terres françaises cette année. Il a conquis un huitième titre de champion de France, au terme de sa onzième finale en seize ans. S’il a mal ajusté la mire et le timing sur le front européen, ce qui demeure le regret de l’année, il a connu un exercice parfait dans l’Hexagone, réalisant un cinquième doublé Coupe-Championnat depuis 2010. Hier, il a même signé en apothéose une domination monumentale et rare à un tel degré dans un sport collectif, en achevant l’exercice sur un vingt-sixième succès consécutif en LAM, trente en comptant les quatre tours de Coupe de France et une invincibilité de six mois et demi ! A ce niveau de performance, on n’est pas loin du chef d’œuvre français.

 

Hier, Chaumont n’a jamais existé, balayé par l’agressivité offensive du duo Egleskalns – Husaj (36 points à 75%), usé par la capacité du TVB à défendre et relancer tous les ballons. Chaumont a eu beau y mettre du cœur et du doigté en réception, cela n’a pas suffi. « On a fait un match parfait avec une qualité incroyable. C’était grandiose, on a travaillé toute l’année pour ça. Le niveau de jeu a été exceptionnel. Il y a tout eu », se régalait l’entraîneur Patrick Duflos dans les colonnes de l’Equipe, à la sortie d’un match, qui était son dernier sur le banc tourangeau, le club désirant s’engager dans une voie différente la saison prochaine.

 

A Tours, les hommes passent et les titres s’entassent. Outre Patrick Duflos, revenu en France l’été dernier et qui aura donc rempli le service national, une légende s’en va. Enfin, pas totalement. Hubert Henno, le plus grand «ouvrier» de France, libéro emblématique et maître des besognes de bout de terrain, quitte la scène pour la touche. A 42 ans, sur un vingt-huitième trophée, un record, qu’il faudra s’accrocher pour aller chercher ! Dans le courant du troisième set, alors que le sablier s’égrenait, Hubert a vu le match et sa carrière défiler à toute allure. « Je n’étais plus vraiment là, je pensais juste à ne pas craquer. Je ne pouvais pas rêver plus belle sortie », avouait le champion, qui devrait enfiler le costume de coach du TVB la saison prochaine. Et pour mission, sans doute, de maintenir Tours perché tout là-haut, où personne cette saison n’est venu l’enquiquiner en championnat.