Billetterie

Un parfum d’histoire

le 06/05/2019
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Cinq ans après, le RC Cannes et le Volley-Ball Nantes se retrouvent en finale du championnat de France. Les Cannoises veulent à nouveau poser leur empreinte sur le volley féminin français, tandis que les Nantaises visent un premier titre historique pour le club.

 

Ce n’est peut-être pas une finale inédite, mais il y aura, à coup sûr, de part et d’autre du filet, cette émotion vibrante, naissante comme aux premières heures. Cinq ans après, le RC Cannes et le VB Nantes se retrouvent au bout du chemin. Mais les temps ont bien changé. Chacun a fait sa vie, de son côté. Après avoir écrasé, écrabouillé le volley féminin français de toute sa splendeur, le RC Cannes a quelque peu stagné ces trois dernières années et n’a toujours pas ajouté, depuis 2015, le 21e titre de champion à son immense palmarès. Quant au VBN, il a sacrément bien grandi. Et cette saison, tout au long d’un exercice régulier parfaitement tenu, il fut un fringant, un élégant quinquagénaire.

 

Depuis 2014 donc, et cette fameuse et unique finale de LAF, perdue face au géant cannois, Nantes s’est rapproché, gentiment, puis s’est accroché, solidement, au sommet. Avec une régularité de métronome. Cette semaine, le VBN va ainsi disputer sa cinquième finale hexagonale en cinq ans (deux en LAF, 3 en Coupes de France) ! Un chiffre qui dit tout, ou presque, de ce que représente Nantes aujourd’hui dans le paysage du volley français. Seulement voilà, il ne gagne pas. Pas encore du moins. En mars dernier, le VBN a subi une quatrième entaille, battu en finale de la Coupe de France par Saint-Raphaël. A chaque fois, il lui manque ce petit brin. L’histoire est ainsi faite, pour l’instant. Nantes passe à tout coup du rire aux larmes. Mais tout cela, un jour, va forcément tourner.

 

Dans cette finale au parfum d’histoire, qui relègue Mulhouse et Le Cannet, les deux grands vaincus de l’année, un homme peut-il tout changer ? Nouvel entraîneur du VBN, Cyril Ong a embrassé ce défi avec un plaisir de jeune premier, après avoir quitté Béziers en héros mais sur un air maussade. Champion de France avec le club héraultais en 2018, Cyril aime ça et il y revient une deuxième fois d’affilée, tout comme Riccardo Marchesi, du reste, le coach cannois, vaincu à Coubertin en mai 2018 par Cyril Ong et sa bande de Biterroises. A la tête d’une équipe enjouée, rajeunie mais équilibrée, le staff nantais a fait du bon travail indéniablement. Et le coach y a mis la touche d’audace, sa signature, en faisant éclore à la pointe une jeune internationale française de 21 ans, Lucille Gicquel. Double meilleure marqueuse nantaise en demi-finale face à Marcq-en-Baroeul, Lucille a pris son courage à deux mains et endossé les responsabilités comme une galonnée. Elle se sait entourée. Albrecht, NDoye, Cutura, Schad, Gauthier-Rat sont des soutiens sûrs. 

 

Dans cette configuration, Nantes se pose donc en outsider décomplexé. Finaliste et d’ores et déjà qualifié pour la Ligue des Champions, le club atlantique a plus que réussi sa saison. Pour le RC Cannes, l’ambition va sans doute un peu plus loin. Plus titré depuis 2015, le ténor du plateau reste même sur deux finales de championnat perdues (2016 et 2018). Cela a assez duré murmure-t-on dans les hautes sphères de la Croisette. Le RC Cannes doit montrer les muscles maintenant. Rappelez à tout le monde qu’il est une cathédrale et que la LAF doit redevenir son royaume. Le RC Cannes est une marque internationale. Le partenariat privé a pris du volume cette saison et sur le terrain, l’équipe affiche densité et puissance, derrière trois Françaises en gardiennes du temple, Christina Bauer, Myriam Kloster et Héléna Cazaute. Le tout mis en musique par la passeuse italienne, arrivée l’été dernier, Noemi Signorile.

 

Cannes n’a plus peur de rien visiblement. La façon dont le Racing a renversé la série face au Voléro Le Cannet en atteste. Après avoir perdu les quatre premiers sets de la demi-finale, les Cannoises ont en effet infligé un 6-0 aux voisines de la Côte ! Le RC Cannes est né pour gagner il y a longtemps maintenant. Nantes, en revanche, n’avait pas encore fini d’apprendre il y a deux mois. Aujourd’hui, les choses ont-elles changé ? Réponse cette semaine, mais cette dernière histoire de l’année s’annonce palpitante.