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Saint-Nazaire, le premier pas

le 28/04/2019
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Le SNVBA a fait tomber le Paris Volley et s’est adjugé le match 1 de la finale. Invaincus en Play-Offs, les Nazairiens ne sont plus qu’à un match du titre. Mais Paris va retrouver Charpy, son antre, et il n’est toujours qu’à deux matchs du sacre.

 

C’est le scénario idéal, le premier décor parfait pour poser une finale. Hier, dans une salle Coubertin pleine à craquer de 1800 enfiévrés, dont la moitié s’était précipitée et chantonnait déjà deux heures avant le match, le SNVBA a signé le premier tome du dernier opus de l’année. En s’imposant à la maison face au géant parisien (3-1), favori avéré et incontesté à la remontée en Ligue AM, les «Atlantiques» ont fait naître une promesse, immense, et jeté un gros caillou dans le jardin parisien. Mais, au-delà, ils ont surtout donné à ce dernier acte la dimension et le relief rêvés. Chez lui, Saint-Nazaire a fait un pas. Mais c’est désormais Paris qui invite et les hommes de Dorian Rougeyron n’ont finalement toujours «que» deux pas à faire, eux, pour se poser tout là-haut. La finale est dans son jus, intense, suffocante et jouée par les deux équipes qui la désiraient le plus en début de saison.

 

Hier, c’est donc Saint-Nazaire qui a laissé la première empreinte. Dans un match à grand pouls, chargé d’une émotion vibrante, entre les retrouvailles pour le central parisien Alexandre Weyl, ex pensionnaire du SNVBA, et le dernier match à domicile, sous tunique nazairienne, pour l’incroyable «vétéran» Lionel Coloras, bientôt 35 ans mais auteur d’une tournée en Play-Offs simplement remarquable, l’équipe de Gilles Gosselin fut exacte au rendez-vous. Techniquement, mais aussi mentalement dans la maîtrise de l’événement et la sérénité face à l’enjeu.

 

Et il fallait tout cela, et plus encore, face à une équipe parisienne à l’expérience longue comme un parchemin et dont tous les titulaires sont des escaladeurs qui ont validé ce genre de voie au moins une fois dans leur vie ! Dans un premier set à l’étouffée, où personne ne parvint réellement à se détacher, Saint-Nazaire trouva les hommes providentiels. Une fois Glenn Tuifua, es maître du service, sortait la série qui va bien, puis Lionel Coloras combla furieusement deux points de débours à l’abord du money time, avant que le capitaine canadien, Steven Hunt, n’annule la balle de set parisienne et ne rapproche ses hommes à un point de l’en-but, atteint finalement sur une attaque contrée du pointu argentin du Paris Volley, José Luis Gonzalez !

 

Rien n’était fait, évidemment, mais la finale était magnifiquement lancée. Coubertin bouillonnait de ferveur et de plaisir. Et le SNVBA était comme élevé, littéralement porté. Il suffisait de peu, mais Saint-Nazaire avait ce petit plus dans le deuxième acte. Deux, trois points d’avance. Un service, un contre, une pipe de Hunt pour finir. A 2-0, l’affaire prenait belle tournure pour les locaux. Après la pause, Paris, forcément, allait réagir, se révolter. Mais l’armada de Dorian partait maintenant de très loin, même si le gain logique du troisième set par les Parisiens relançait un peu les dés.

 

Mais depuis le début des Play-Offs, Saint-Nazaire affiche un caractère, une conviction et un désir inébranlables. Jamais durant la saison régulière, il n’avait paru ainsi «habité». Alors, malgré la perte du troisième set, les soldats de Gilles Gosselin se sont remis en ordre de marche. Dans un duel sublime, Lionel Coloras (27 points à 60%) a répondu à tous coups au meilleur pointu de la division, Jose Luis Gonzalez (25 points à 59%). C’était à bout portant, sur un fil tendu à l’extrême. Mais Saint-Nazaire avait la bonne agressivité et l’extra défense pour faire jouer une séquence de plus et opérer, une fois, deux fois, la bascule. Comme un symbole, c’est Coloras qui achevait la grande œuvre. Mais Saint-Nazaire sait parfaitement qu’il n’a fait qu’un premier pas. Paris est toujours là, juste derrière. Et c’est chez lui maintenant que les derniers actes de cette saison de Ligue BM vont se jouer.