Billetterie

Attendus au rendez-vous

le 24/04/2019
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Entre un Paris Volley, construit comme aucun autre effectif en Ligue BM et qui ne peut avoir d’autre objectif que la remontée, et un SNVBA qui n’a jamais caché ses ambitions depuis son retour dans le volley pro, cette finale était presque attendue.

 

Au bout du compte, tout cela a finalement quelque chose de logique. Dans tout ce que ce terme peut avoir d’implacable. Car si la saison fut belle, dense, disputée… de la 2e à la 7e place, si elle fut déroutante, parfois déconcertante, notamment au regard du parcours de creux et de bosses de Saint-Nazaire, que l’on attendait sûrement un tantinet plus constant sur l’exercice, au bout du compte, les deux équipes qui vont jouer le titre et la place en Ligue A Masculine sont sans aucun doute celles qui ont affiché à l’automne dernier le plus grand désir de se retrouver ici à la fin du mois d’avril.

 

Pour Paris, c’était une évidence, une obligation même. Relégué administrativement en Ligue BM, ce bastion du volley français ne peut se permettre de végéter en sous-sol. Ce n’est pas de son standing, a fortiori cette saison, où l’équipe constituée, armée d’une flopée d’internationaux, blindée d’expérience, recouverte de talent, a bien plus le profil d’une formation de Ligue AM. Dorian Rougeyron, le fidèle coach parisien le sait bien. Il sait aussi que quand vous êtes attendus, quand aucune autre place que celle de premier et de champion ne peut être envisagée, cela génère inévitablement une énorme pression, une attente qu’il faut savoir appréhender avec sérénité. Jusque-là, le Paris Volley a parfaitement tenu la feuille de route. Et même quand Saint Jean d’Illac, l’effronté girondin, est venu lui souffler dans les bronches et lui chiper la demi-finale retour, Paris a mis les points sur les i le lendemain et en capitale s’il vous plaît. Avec sa diagonale de MVP, Gjorji Gjorgiev (passeur), José Luis Gonzalez (pointu) et Ardo Kreek (central) et une « supporting cast » de haut rang (Petty, Lafitte, Lavagne), le Paris Volley connaît le chemin.

 

Reste qu’en face, Saint-Nazaire semble l’avoir lui aussi trouvé ! Après une saison régulière à emprunter souvent les voies de traverse pour s’arrimer seulement à la 6e place avec douze victoires en vingt-deux matchs, les Nazairiens ont présenté des Play-Offs parfaits jusque-là, abandonnant seulement trois sets en quatre matchs ! En début de saison, le SNVBA ne se cachait pas. De retour dans l’élite en 2016, il s’est reconstruit en accéléré et l’ambition très vite a affleuré. Porté par un public exalté et guidé par cette envie de bien faire les choses, Saint-Nazaire voyait grand : « On a cet objectif (la montée en Ligue AM). C’est dans la logique des choses et l’évolution sportive du club... Après deux demi-finales en Play-Offs ces deux dernières saisons, le souhait est de passer à l’étape au-dessus et donc jouer une finale. On évolue dans nos objectifs, on est cohérent, mais on ne se met pas non plus un impératif de résultat. Bien sûr qu’on est ambitieux, on est prêt, dans les structures, à prétendre à une accession mais si on ne monte pas, ce n’est pas non plus une catastrophe pour le club », avisait avec honnêteté l’entraîneur Gilles Gosselin avant le premier tour de roue de la saison.

 

Depuis le début des Play-Offs, le SNVBA a montré qu’il était prêt pour cet ultime combat. A la pointe, Lionel Coloras est transcendé et tourne à plus de 21 points de moyenne, servi dans le bon tempo par un jeune passeur portoricain de 23 ans au gros physique, Arturo Iglesias, arrivé en janvier dernier et qui a bien trouvé sa place dans cette équipe. Avec une réception solide, autour de Glenn Tuifua et Steven Hunt, un libéro référencé, Romain Deveze et un jeune central qui s’affirme cette saison, Antonin Roulleau, le club de Loire-Atlantique a du répondant. Et il se moque bien d’avoir perdu les deux duels en saison régulière face aux Parisiens. Car en Play-Offs, le SNVBA paraît avoir trouvé le chemin. 

  
Finale Aller :

Samedi 27 avril à 20h
Gymnase de Coubertin, Saint-Nazaire. 
Places à partir de 6€ sur : www.snvba.net
Match disponible en direct sur LNV TV


Finale Retour :

Vendredi 3 mai à 20h
Salle Pierre CHARPY, Paris. 
Places à partir de 5€ sur : www.parisvolley.com
Match disponible en direct sur LNV TV