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Tours et Ajaccio tiennent, la LBM connaît ses fina

le 22/04/2019
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Tours et Ajaccio tiennent leur rang, la LBM connaît ses finalistes

Tours et Ajaccio ont confirmé leur incroyable dynamique et se mettent en position de conclure demain à la maison. En LBM, si Paris était attendu depuis la 1ère journée de Championnat, il aura fallu s’employer pour accéder à la finale et tenter le grand retour en Ligue A Masculine. Saint-Nazaire, son futur adversaire, a dominé ses demi-finales sans frémir.

 

LAM (Quarts de finale aller)

 

A croire qu’ils sont indéboulonnables, incassables ces deux-là. Portés en Play-Offs par deux séries exemplaires et une dynamique incroyable, Tours et Ajaccio n’ont pas failli pour la première levée de ces quarts de finale. Champion sortant, musclé par vingt succès de rang, le TVB en a donc enchaîné un 21e à Nantes Rezé (1-3). Et pourtant, il fut d’abord bien mis à l’envers par des Nantais survoltés dans leur petit cocon de Dugast. Foudroyants au service, audacieux et guerriers dans le jeu, les joueurs de Fulvio Bertini ont chiffonné le champion dans le premier set (25-17) ! Mais c’était la piqûre qu’il fallait pour réveiller le titan. Tours se mit alors, lui aussi, à envoyer du lourd au service. Et Nathan Wounembaina lâcha dix mises en jeu dans le deuxième set ! Tours avait pris la mesure, Barthélémy Chinenyeze rappelait qu’il était MVP de la saison, Hermans Egleskalns ne gâchait pas (18 points à 58%) et le TVB s’en retournait chez lui en vainqueur. Ajaccio, également, est en mesure, de terminer le travail sur son île demain, après son succès arraché en terre poitevine samedi soir (2-3), le 11e de rang ! Et pourtant, le SPVB a sacrément bousculé les corses, menant deux sets à un avec un Zouheir El Graoui pétaradant (25 points à 57%). Mais les hommes de Frédéric Ferrandez ont cette saison le feu et le sang-froid. Avec un Pierre Pujol faisant les bons choix, un Brett Dailey gardien au centre (6 contres) et une doublette offensive, Milan Pepic-Thimotée Carle impitoyable (45 points à eux deux), le «Gaz» renversait le match puis faisait la différence au tie-break.

Dans les deux autres quarts en revanche, les supposés «petits» ont sonné le tocsin ! Et pour Montpellier, cela a fait mal aux oreilles. A Chaumont, le 3e de la saison régulière s’est fait secouer (3-0). Mis à mal par la qualité de service des Chaumontais (12 aces dont 4 pour Baptiste Geiler), constamment mis sous pression par la grosse défense haut-marnaise, Montpellier n’a attaqué qu’à 40% et devra vite trouver d’autres arguments mardi pour équilibrer les débats. Pour Rennes, l’histoire est un peu la même. A Nice, les Rennais ont perdu la bataille du centre (14 contres à 4), mais ils ont surtout été éparpillés par un homme, Robin Overbeeke, auteur d’un match colossal, terminé à 31 points à 56% de réussite ! De quoi mettre Rennes dans ses petits souliers, avant de jouer mardi un quart retour qu’il est évidemment interdit de perdre pour les Bretons. 

 

LBM (Demi-finales retour et appui)

 

Saint-Nazaire n’avait pas la faveur des pronostics face à Cambrai. Le bilan de la saison régulière plaidait largement pour le club des Hauts de France avec ses 17 victoires. Mais le club de la côte atlantique a su profiter des grandes marées pour submerger, en deux matchs, des cambrésiens pourtant favoris. Lors du match aller remporté 3-0 par Saint-Nazaire devant son public, la bataille des pointus a vu la domination de Lionel Coloras (26 points à 57% en attaque) sur Szymon Romac, meilleur marqueur du championnat mais pas à son niveau habituel (11 points à 31%). Pour le match retour à Vanpoulle, on attendait une réaction des hommes de Gabriel Denys, et elle a bien eu lieu, mais elle fut insuffisante. Si le polonais de Cambrai (23 contre 21 points et surtout 66% et 63%) a cette fois pris un léger avantage, le collectif de Gilles Gosselin a su limiter son nombre de fautes à 26 quand leurs adversaires en commettaient 42 ! Défaits 2 fois 0-3 en saison régulière par Cambrai, Saint-Nazaire vainqueurs 3-0 et 3-1 en ½ finale tenait sa finale.

Dans la seconde demi-finale, les pronostiqueurs voyaient difficilement comment la victoire pouvait échapper aux parisiens, vainqueurs à 20 reprises durant la saison régulière, face à une équipe tout juste sortie d’Elite fédérale. Mais c’était sans compter sur d’anciens parisiens (Annisse Guéchou, Carlos Anthony, Romain Bonon, Adrien Taghin (Plessis Robinson)) heureux de se rappeler au bon souvenir de la capitale ! Lors du match aller, les parisiens, menés 1-2 ont dû batailler sans relâche pour revenir à 2-2 et disputer un tie-break remporté à l’expérience avec notamment un 77% à l’attaque. On pensait que Paris avait fait le plus dur, mais décidemment, les soldats de la ruche ne s’en laissent pas compter et inversent la tendance à Charpy en infligeant une défaite 3-2 aux hommes de Dorian Rougeyron. Tout le monde s’est donc donné rendez-vous dimanche après-midi pour cette dernière levée des ½ finales. Le suspens n’aura pas duré longtemps, les parisiens prenant l’ascendant rapidement face à des girondins qui semblaient avoir perdu de leur fraîcheur et de leur lucidité. Le score de 3-0 vient sceller le résultat et conclure une 1ère saison remarquable des Illacais. Paris retrouvera donc Saint-Nazaire en Finale.