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Mulhouse en patronne, Marcq dans le ciel

le 21/04/2019
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Impressionnante d’engagement, de discipline et de force collective, l’ASPTT Mulhouse a largement dominé la saison régulière. Mais Cannes n’est pas si loin. En accrochant les Play-Offs sur la dernière journée, Marcq-en-Baroeul valide une saison fantastique. Pour Quimper, en revanche, il faudra rebondir en Elite la saison prochaine.

 

Sûrement que ça ne va pas être simple pour les filles de Marcq de redescendre du petit nuage sur lequel elles sont montées hier soir, flottant comme des divines dans un ciel radieux qui les portait en Play-Offs, après leur succès sur Paris (3-1), dans une finale qui envoie le Stade Français par le fond de la désillusion. Promu en début de saison, Marcq-en-Baroeul valide là une saison remarquable, avec en tête de gondole évidemment une pointue sensationnelle, Laëtitia Moma Bassoko, meilleure marqueuse du championnat (20,1 points par match) et grand artisane de l’exploit.

 

L’aventure des Marcquoises est l’une des belles histoires de la saison. Un exercice régulier qui a installé loin devant et en grandes dames l’ASPTT Mulhouse. Bluffant de constance, de solidité mentale aussi quand il a fallu relever la tête après l’élimination au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, Mulhouse, vainqueur pour finir à Venelles (1-3), a affiché sur le terrain un jeu quasi sans faille. Porté par la main sûre de la MVP de la saison, Athina Papafothiou, stabilisé derrière par une Léa Soldner taille patronne, inspiré offensivement par une triplette US redoutable, Mulhouse a toujours fait la course en tête, propulsé notamment par une série incroyable de dix-neuf succès de rang !

 

Pour s’accrocher, derrière on a fait comme on a pu et c’est le RC Cannes qui y parvint le mieux. Avec son effectif profond et une férocité centrale sans égale en LAF sur les épaules de son tandem français, Christina Bauer-Myriam Kloster, Cannes, qui a terminé l’exercice par un succès sur Mougins (3-1), a même fait jeu égal en termes de victoires/défaites avec Mulhouse (24-2). Cela en dit long sur le potentiel et l’ambition des Cannoises en Play-Offs. Présenté comme l’épouvantail cette saison, avec son budget gonflé et son arrivage de talents en provenance de Zurich, Voléro Le Cannet a d’abord eu du mal à se mettre en route. Mais quelques ajustements au cœur de la saison et l’appel des Play-Offs peuvent transcender la machine, victorieuse hier à Chamalières (0-3).

 

Nantes, lui, a fait éclore une jeune pointue française au talent pur : Lucille Gicquel. A la tête d’une équipe enthousiaste et frondeuse, à la jeunesse ambitieuse, Cyril Ong s’est visiblement bien amusé. Battu hier dans un match sans enjeu à Béziers (3-0), le VBN retrouvera les Héraultaises, championnes de France avec Cyril Ong comme coach l’an passé, au premier tour des Play-Offs ! Venelles, lui, peut être sacrément fier de sa deuxième partie de saison. Dans le seau à l’automne dernier, l’armada de Félix André s’est joliment révoltée au cœur de l’hiver, pour aligner neuf succès en dix matchs et recoller au bon peloton. Une dynamique souvent entretenue par la capitaine exemplaire, Tamara Matos Hoffmann, et la libéro à la défense sûre, Marielle Bousquet. Enfin, Saint-Raphaël, vainqueur de Vandoeuvre-Nancy hier (3-1), complète le plateau du Top 8, avec une septième place qui l’envoie au premier tour sur le RC Cannes. Une affiche qui promet un superbe duel au centre, tant la doublette varoise, Amber Rolfzen-Michaela Abrhamova a fait de jolies étincelles cette saison. Déjà vainqueur de la Coupe de France, la troupe du meilleur coach de LAF, Giulio Bregoli, n’aura rien à perdre en tout cas.

 

Pour les autres, l’histoire est terminée. Paris Saint-Cloud a donc cédé son strapontin à Marcq-en-Barœul hier soir, tandis que Vandoeuvre Nancy, longtemps à la lutte pour les dernièrs sièges en Play-Offs, a craqué sur le dernier tour de piste, enchaînant cinq défaites d’affilée pour finir la saison ! Le promu, Mougins, a pu rêver longtemps lui aussi de s’offrir le grand frisson, mais sa belle saison ne le porta pas si loin cependant. Chamalières a assuré l’essentiel, le maintien, ce que les Bretonnes de Quimper n’ont pu faire. Enfin, pour les jeunes pousses de France Avenir 2024, dominées hier à Quimper (3-0), l’apprentissage fut rude avec un seul succès en vingt-six rencontres !