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Tours en maestro

le 14/04/2019
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Le rideau est tombé sur la saison régulière avec un constat éclatant : la domination sans partage du champion en titre, Tours. Derrière, Rennes s’est accroché un temps, Montpellier fut plutôt constant et Ajaccio a fini en trombe ! Plus bas, dans une saison sans descente, ce fut une année difficile pour Sète et Cannes notamment.

 

Evidemment, personne ne va se risquer à graver sur le trophée le nom du TVB avant même le début des Play-Offs. Mais, au sortir d’une saison régulière, bouclée par une vingtième victoire consécutive, samedi face à Montpellier (3-1), les hommes de Patrick Duflos voisinent avec le cercle des intouchables. Porté par des hommes très forts à tous les postes (Henno, Chinenyeze, Wounembaina, Trinidad), le TVB n’a plus perdu depuis le 27 octobre en championnat ! Autant dire une éternité. De quoi donner du fil à retordre aux Boys de Nantes Rezé, qui manquent de peu la septième place après leur revers à Rennes (3-0). 

 

Sous ce vent violent, on a tenté de résister tant bien que mal. Rennes fut d’abord un magnifique assaillant, prenant les commandes sans vergogne lors de la phase aller, propulsé notamment par un trio de haut vol, Tavares, Baranek et Van Den Dries. Mais un coup de moins bien physique au cœur de l’hiver et une rotation un peu trop légère ont fortement ralenti le Rennes Volley 35, qui sauve tout de même l’avantage du terrain en quart de finale, avec sa quatrième place. Une courbe finalement au schéma inversé par rapport à la trajectoire d’Ajaccio. D’abord sur la pointe des pieds, surtout à l’extérieur avec quatre défaites de rang pour lancer la saison, Ajaccio a ensuite mis «le Gaz». Pierre Pujol a trouvé ses marques et le jeune réceptionneur, Thimotée Carle a explosé cette saison, formant avec Milan Pepic un tandem d’attaque redoutable. Avec dix succès de suite, série en cours, Ajaccio entre en costaud dans ces Play-Offs et ça va être compliqué pour Poitiers, opposant désigné du premier tour.

 

Vainqueur de Nice (3-0) pour finir, le SPVB échappe en effet à Tours, mais ça ne rend pas la chose simple pour autant. Dans une saison inconstante, où la perte sur blessure pour un long moment du pointu expérimenté Jochen Schöps lui aura coûté cher, Poitiers navigue un peu à vue avant de lancer ses Play-Offs. Montpellier, lui, a un peu plus d’ancrages et de certitudes dans son jeu. Troisièmes au final, les Héraultais ont été solides et souvent au rendez-vous, notamment à domicile avec seulement deux défaites. Meilleur marqueur français de LAM à la moyenne (17 points par match), Jean Patry a incontestablement confirmé son potentiel, sans avoir été abreuvé de ballons.

 

A Nice aussi, on a fait les choses bien cette saison. Avec une équipe disciplinée, agressive et travailleuse, Mladen Kasic s’est souvent régalé et il a pu compter sur un pointu exemplaire, Robin Overbeeke, deuxième marqueur du championnat (20,2 points par match) à la moyenne remarquable de 55% de réussite en attaque ! Sixième à l’arrivée, après un dernier succès sur Cannes samedi dernier (3-1), Chaumont aussi a tout pour être redoutable en Play-Offs. Un peu usé par sa magnifique campagne en Ligue des Champions, le CVB52 a parfois coincé en championnat. Mais désormais, une nouvelle saison démarre pour Saeta, Averill, Winkelmuller ou Geiler, tous capables d’embraser un match. Montpellier, qui croise Chaumont au premier tour, devra se méfier.

 

Pour les cinq équipes restantes, la saison est terminée aux premières semaines du printemps et il est déjà temps de penser à la suivante. Vainqueur de la Coupe de France et promu étincelant en 2017-2018, Tourcoing a flanché cette année. Neuvième, il a terminé sur une bonne note à la maison samedi dernier en dominant Sète (3-1), mais il en a manqué beaucoup aux Nordistes cette année, malgré les 19 points par match de Ronald Jimenez. Idem pour Narbonne, malgré une application louable à clore l’exercice (victoire à Toulouse 2-3) et les 19 points par match également d’Arpad Baroti. Pour les Spacer’s, ce fut encore moins folichon. De cette saison, à Toulouse, on retiendra surtout l’éclosion de Pierre Derouillon. Enfin, pour Sète, avant-dernier, et Cannes dernier avec cinq victoires seulement, il faut vite tourner la page.