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D’un coup, c’est plus clair

le 08/04/2019
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La LAM a désigné son podium, même si Montpellier peut encore venir chiper la deuxième place à Ajaccio sur la dernière journée. En LAF, Nantes fait sensation en faisant chuter le leader Mulhouse qui restait sur dix-huit succès d’affilée. Enfin, en LBM, il n’y aura aucun match d’appui sur les quarts de finale et le promu, Saint Jean d’Illac, s’invite dans le dernier carré.

 

LAM (25e journée)

La LAM a son podium. A une journée de la fin de la phase régulière, le championnat a quasiment son profil définitif. Devant, Tours caracole. Vainqueur d’un dix-neuvième match consécutif à Cannes (2-3), dans le dur certes mais pour le simple plaisir d’étirer la série, le TVB laisse loin derrière ses deux plus proches adversaires, connus désormais. Et pour l’heure, c’est Ajaccio qui prend le sillage, fort d’une dixième victoire d’affilée face à Chaumont (3-1), avec un Thimotée Carle (20 points et 71% en réception) toujours bluffant et un Milan Pepic inspiré en attaque (19 points à 62%). Malgré cela, Montpellier garde la main pour ravir sur le fil cette fameuse deuxième place. Vainqueur de Rennes sans trembler (3-0), le MVUC exclut pour le compte l’équipe bretonne du Top 3, elle qui avait pourtant dominé la phase aller, et reste à portée des « Gaziers », exempts eux de la dernière journée. Mais pour passer devant, Montpellier devra tout de même s’imposer à Grenon, dans l’antre du TVB. Le défi est de taille. Derrière le trio de tête, on affine aussi les positions. En l’emportant face à Tourcoing (3-0), avec un énième gros match de Robin Overbeeke (23 points à 70%), Nice a sécurisé la cinquième place et peut même rêver de la quatrième, précieuse, car offrant l’avantage du terrain en quart de finale. Dans la quête de la meilleure place au spectacle des Play-Offs, Nantes Rezé a laissé l’inconfortable strapontin de la huitième place à Poitiers. Dominateurs face à Toulouse (3-0), avec 11 contres au passage, les Nantais avancent d’un cran, tandis que les Poitevins reculent d’autant, après leur revers à Sète (3-1). Là aussi, la bagarre n’est pas terminée et la dernière levée, le week-end prochain, promet d’être chaude.

 

LAF (23e journée)

La belle série a donc pris fin à Nantes pour l’ASPTT Mulhouse. Après dix-huit victoires d’affilée, dans un mimétisme avec le TVB qui en a fait les deux cathédrales du Volley Pro français cette saison, Mulhouse paraissait invincible. Mais les Postières sont pourtant tombées à Nantes, au terme d’un match intense et de haut niveau (3-2), marqué notamment par le nouvel éclat de la jeune attaquante française, Lucille Gicquel (26 points), qui a parfaitement répondu à Ali Frantti (22 points). Avec ce succès de prestige, Nantes, déjà assuré à minima de la quatrième place, fait un gros plein de confiance avant les Play-Offs, tandis que Mulhouse doit encore patienter avant de poser les scellés sur la poignée. En effet, Cannes, vainqueur chez France Avenir 2024 (0-3), demeure encore mathématiquement dans la course à la première place. Le Cannet, lui, préserve ses quatre longueurs d’avance et sa place sur le podium après son succès sur Paris St-Cloud (3-1), dans l’élan d’Olena Hasanova (19 points dont 5 contres). Derrière, Saint-Raphaël confirme son redressement. Le récent vainqueur de la Coupe de France profite des largesses biterroises (28 fautes directes) et enchaîne un précieux troisième succès d’affilée dans l’Hérault (0-3), face à un concurrent direct aux belles places en Play-Offs. Venelles est désormais sous la menace varoise, même si les filles de Félix André ont ramené deux points de leur déplacement en Lorraine, à Vandoeuvre Nancy (2-3), avec notamment une Eli Uattara dans tous les bons coups (25 points). Mais derrière, deux équipes n’abdiquent pas et s’accrochent au rocher qui peut les emmener en Play-Offs ! Victorieux à Chamalières (0-3), avec un joli soutien offensif de Kristina Yordanska (15 points), Marcq-en-Baroeul n’est qu’à trois points de la huitième place, tandis que Mougins revient à quatre, après son succès sur Quimper (3-1), enclenché par la jolie performance une nouvelle fois de Julie Oliveira Souza (18 points dont 5 contres)

 

LBM (quarts de finale retour)

C’est une petite surprise : alors que le championnat régulier fut tout du long un immense champ de bataille, d’où seul Paris semblait se relever à chaque fois sans dommage, les quatre quarts de finales se sont joué en deux manches sèches, quand on imaginait, au moins pour l’un ou deux d’entre eux, une bagarre acharnée en trois matchs. Si Paris a plié l’affaire sans surprise face à Avignon (3-0) en 1h15, Cambrai, à l’inverse, a dû souffler le vent de la révolte pour empêcher Fréjus de recoller dans la série ! Menés 2 sets à 0 à domicile, les Cambrésiens ont alors retourné la rencontre pour s’imposer au tie-break (3-2) et filer en demi-finale. Et, comme souvent, le grand homme du soir fut le pointu polonais providentiel, Szymon Romac, auteur d’une partie époustouflante (33 points à 70%) ! Si la logique du classement fut respectée sur ces deux quarts de finale, les «petits» ont en revanche mangé les plus gros sur les deux autres. Martigues, citadelle presque imprenable en saison régulière, a été chassé des Play-Offs, dans sa propre maison, par Saint-Nazaire (1-3), qui avait déjà fait le coup en saison régulière ! Même si la saison est belle, les Martégaux regretteront sans doute le petit match de leur homme fort de l’année, Reinis Pekmans (9 points à 30% seulement). Pour les Nazairiens, en revanche, l’aventure continue grâce notamment à la forte présence du central français, Antonin Roulleau (12 points dont 5 contres). Et que dire alors de Saint Jean d’Illac, le surprenant promu du dernier carré, qui ne sait plus ce que perdre veut dire ! Au Plessis Robinson, l’armée d’Anisse Guechou fut en parfait ordre de marche : 51% à l’attaque, 10 contres, 7 aces et un Carlos Antony sur les hautes œuvres (18 points à 67%), pour un huitième succès consécutif (1-3) ! La grande vie continue pour les soldats de la ruche, même si l’épreuve qui les attend en demi-finale désormais se nomme le Paris Volley.