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« Jamais trop tard pour apprendre »

le 23/03/2019
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Meilleur marqueur LAM, l’attaquant belge de Rennes, Bram Van den Dries, est l’arme offensive n°1 du club breton. Après un petit passage plus délicat au cœur de l’hiver, il veut emmener Rennes au plus loin en Play-Offs.

 

- Bram, Rennes a connu un excellent début de saison, puis un passage hivernal en janvier-février un peu plus délicat. Que s’est-il passé ?

On fait effectivement une très bonne première partie de saison et on a une période entre janvier et février où on ne jouait pas bien. On a perdu des matchs que l’on ne s’attendait pas à perdre. Je crois que c’est sans doute dû au fait que l’on a beaucoup joué avec les mêmes joueurs et tu sais qu’en janvier, tu vas avoir un moment de difficulté, sur le plan physique, avec l’hiver, etc. Par expérience, je sais que c’est toujours un passage un peu plus compliqué. On a ensuite recommencé à mieux jouer, mais ce n’était pas encore trop bien. Et la défaite en demi-finale de Coupe de France contre Chaumont a sans doute été la plus difficile pour nous parce qu’on voulait vraiment aller en finale. Mais sur ce match, Chaumont était meilleur que nous, ça c’est sûr.

 

- Comment envisagez-vous désormais la fin de la saison ?

Il reste trois matchs de saison régulière et on veut conserver notre troisième place. Tout le monde dit que d’être dans les quatre premiers c’est déjà bien, mais si l’on veut vraiment faire quelque chose dans ces Play-Offs, je pense que c’est plus important d’être dans les trois premiers.

 

- A titre personnel, vous effectuez une excellente saison. Vous êtes meilleur marqueur du championnat (21,3 points de moyenne) et vous semblez vous sentir très bien dans cette équipe ?

Ma saison est un peu comme celle de l’équipe : très bien jusqu’en décembre, puis en janvier-février, j’ai eu un peu plus de difficultés parce que j’avais un problème au coude et je jouais un peu avec la douleur et c’était compliqué pour moi. Je n’étais pas satisfait de mes performances. Mais je sens maintenant que physiquement je suis de mieux en mieux et j’espère montrer mon meilleur niveau en Play-Offs. Après, si je joue bien, c’est beaucoup grâce à Miguel Tavares, notre passeur, qui est à mon avis le meilleur passeur du championnat.

 

- Vous avez un gros vécu dans divers championnats européens et vous êtes passé par Toulouse, notamment, avant de revenir en France, à Rennes. Que vous a apporté votre expérience toulousaine ?

Mon premier passage à Toulouse a été très bénéfique parce que l’on avait énormément de talents, comme Antoine Brizard, Yacine Louati, Nicolas Rossard. Ils étaient là pour travailler avec Cédric Enard et moi j’ai beaucoup aimé travailler avec lui également. Je pense que j’ai pris de l’expérience et surtout dans le fait d’être un peu plus leader. Dans cette équipe, Zago était le plus vieux et après c‘était moi ! J’avais des responsabilités, pas seulement sur le terrain, mais aussi au niveau du groupe et je pense que ça m’a aidé pour la suite.  

 

- C’est un rôle que vous tenez aussi avec Rennes cette année ?

Sur le terrain, peut-être un peu. Mais en-dehors, je suis très tranquille, je ne suis pas quelqu’un qui va parler beaucoup, mais j’essaie toujours de pousser le groupe à l’entraînement. Quand c’est nécessaire, je vais dire quelque chose dans le vestiaire, mais on a Miguel (Tavares) notre capitaine qui le fait très bien. Il a un peu plus le caractère pour faire ça. 

 

- Quel regard portez-vous sur l’évolution de la LAM ces dernières années ?

Le championnat est très dense, les équipes sont très proches. Chaque match tu dois être à fond. Le niveau général est encore monté et j’ai la sensation que chaque année le championnat devient plus fort, plus physique. Il y a cinq, six ans, j’étais à Beauvais, il y a deux ans, à Toulouse et j’ai vraiment vu l’évolution du championnat français. C’est un très bon championnat aujourd’hui.

 

- Rennes peut-il créer la surprise sur ces Play-Offs ?

Le grand favori c’est Tours, ça c’est sûr ! Après, je pense qu’il y a plusieurs équipes, comme Chaumont, Montpellier, Rennes, qui sont capables de les jouer. Ça va être très difficile, mais le volley, ce n’est jamais joué d’avance et c’est comme cela qu’on doit aborder les Play-Offs.

 

- Comment fait-on évoluer son jeu d’attaque au fil des saisons ?

A ce poste, le plus important, c’est la relation avec le passeur. Moi je joue surtout avec le physique. Je sais que je peux améliorer encore tous les gestes un peu plus techniques, les roulettes, les choses comme ça. Mais je suis d’abord un joueur physique, pas trop technique, c’est juste frapper (il sourit) ! Mais à mon âge, je me trouve encore jeune, et il n’est jamais trop tard pour apprendre de nouvelles choses.