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Patrick, retour dans le tambour

le 13/03/2019
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Revenu en France après une parenthèse de deux ans, l’entraîneur de Tours, Patrick Duflos, a replongé avec intensité dans un championnat dense et incertain qui lui rappelle combien la LAM est difficile à jouer.

 

Bien sûr qu’il est heureux d’être là. La question ne se pose même pas ! « Bien sûr que je prends du plaisir. On est bien chez soi en France ! », clame ainsi le technicien tourangeau. N’empêche, quand on la pose, Patrick Duflos prend le temps de développer, d’étayer, de mettre une ou deux parenthèses dans la tirade qui traduit sincèrement son plaisir d’avoir pris place, à nouveau, en bord de ligne de touche de LAM cette saison, après deux années à voir ce qui pouvait se faire ailleurs. Après une saison à observer, terminée par une pige de trois mois au Qatar, à la tête du club d’Al Arabi, puis une saison pleine en Pologne, à Lubin, Patrick Duflos ne pouvait pas décemment refuser le défi tourangeau qu’on lui tendait. Derrière dix ans à façonner, dans le dur parfois, l’Arago Sète, jusqu’à le porter en finale en 2016, la cathédrale du volley français lui ouvrait ses portes et il ne pouvait qu’y entrer !

 

Evidemment, l’ancien passeur international connaissait l’ampleur de la tâche et mesurait assez bien la difficulté d’un tel retour. N’empêche, Patrick a pris de plein fouet l’intensité, la densité et l’incertitude de la LAM qui vous grignote un peu plus d’énergie chaque semaine et vous oblige à une vigilance constante. Requinqué,  frais et dispo l’été dernier, le technicien tourangeau est toujours à la lutte aujourd’hui, alors que se profilent la dernière courbe, les Play-Offs en bout de mire, et que le TVB compte déjà un premier titre cette saison, avec une dixième Coupe de France remportée sur ses terres le week-end dernier. «J’ai redécouvert pas mal de choses que je connaissais en revenant, mais aussi quelques changements, de nouvelles têtes. Surtout, j’ai découvert que ce championnat était de plus en plus difficile, dense et qu’il y avait encore un peu moins d’écart entre les équipes. C’est une bagarre de tous les week-ends, vraiment une bagarre ! Il n’y a aucune marge pour personne. C’est très intense, chaque week-end, vous n’êtes sûr de rien. C’est assez usant et assez stressant », confesse l’entraîneur en chef du TVB.

 

Et pourtant, Patrick avoue cela du haut de sa première place de la saison régulière quasiment acquise, campé sur un parcours exceptionnel depuis l’automne et dynamisé par une série en cours de quinze succès consécutifs en championnat ! Mais, après la Ligue polonaise, plus luxe et confortable à travailler pour les staffs techniques, le retour en LNV oblige à un investissement total, même si le volley se joue finalement, peu ou prou, de la même façon partout dans le monde. « C’est le fonctionnement qui est différent. En Pologne, tu as tout un gros staff autour de toi, avec énormément de gens qui t’accompagnent, qui te facilitent et te débroussaillent pas mal le travail. Là je reviens à un fonctionnement où tu fais beaucoup de choses par toi-même, avec un staff plus limité. C’est le côté un peu difficile, surtout avec le nombre de matchs. C’est très éprouvant. Et puis à l’étranger, il y a plus de distance. Tu es un étranger, on ne t’apprécie que par les résultats, point barre. Ici, il y a le côté affectif, plus de proximité, plus de communication, de contact humain », explique-t-il

 

Mais le défi porte tout un club et son coach forcément. Si le parcours en Ligue des Champions et l’élimination en phase de poule, dans un groupe extrêmement relevé, a laissé une petite pointe de déception, le TVB s’avance désormais vers son gros objectif de la saison : conserver son titre de champion. « Au niveau national, jusqu’ici, je pense que c’est un parcours exceptionnel », estime l’entraîneur. « On a une équipe qui a du caractère, on en a fait la preuve encore le week-end dernier en demi-finale de la Coupe de France (victoire 3-2 face à Narbonne). Physiquement, on va essayer de gérer ça et d’être prêts pour les Play-Offs. On aimerait assurer la première place de la saison régulière assez vite pour se régénérer un peu mentalement et être bien physiquement », admet le technicien, avant un déplacement délicat à Tourcoing ce vendredi. Les confettis de la Coupe de France sont déjà balayés. « Il faut digérer, enchaîner. Pas le temps d’apprécier. C’est comme ça, on avisera plus tard », sourit-il. Patrick et le TVB sont de nouveau dans le tambour !