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«On a donné du sens à tout ce que l’on a fait»

le 06/03/2019
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Il ne manque plus qu’un point à Fréjus, qui reçoit vendredi Saint Jean d’Illac, pour valider son ticket en Play-Offs. Pour son coach, Loïc Geiler, la réussite de cette saison est d’abord le fruit d’un état d’esprit et d’un collectif.

 

- Loïc, Fréjus est 6e du championnat et peut valider sa place en Play-Offs ce vendredi face à Saint-Jean-d’Illac. Pour un promu qui retrouve le volley professionnel 26 ans après, c’est plutôt une réussite non ?

Il nous faut un point vendredi pour aller en Play-Offs ! C’est vrai que comptablement, on a super bien négocié toutes nos oppositions avec nos adversaires directs. C’est ce qui fait que l’on se retrouve à cette place-là. Sinon, on n’a jamais trop titillé ceux d’en-haut. On a grappillé un point contre Martigues, un contre Paris, un contre Cambrai aussi, mais on ne les a jamais battus. Sinon, contre les autres, on a quasiment fait le plein et c’est ce qui fait qu’on en est là aujourd’hui. On a bien optimisé là-dessus. Il n’y avait rien d’écrit en début de saison.

 

- En début de saison, vous ne vouliez justement pas vous projeter pour votre retour en Ligue BM. Une prudence qui vous a servis finalement jusqu’ici ?

Le fait de ne pas se projeter trop loin nous a permis, effectivement, de bien définir le projet, avec les joueurs. Tous viennent à l’entraînement en sachant exactement pourquoi ils sont là, ce qu’ils ont à faire, ce qu’ils doivent améliorer. On a donné du sens à tout ce que l’on a fait, ce que l’on a entrepris. Du coup, tout le monde a été bien impliqué. Il y a eu un bon investissement. Tout le monde a su trouver sa place dans le groupe et le groupe a bien vécu. Dans les moments de petits pépins, de méformes pour certains, le groupe a toujours su compenser. C’est une de nos grosses qualités. Après, plus «technico-tactiquement», je pense qu’on a une équipe usante, avec un bon fond de jeu. On n’a pas une équipe avec des monstres offensifs mais on a des joueurs intelligents, qui connaissent leurs limites et là où ils sont performants.

 

- A l’image de votre pointu serbe, Mihailo Pajic, deuxième marqueur du championnat ! Ça aussi ce n’était pas gagné d’avance en début de saison ?

C’est vrai que quand on le voit, on se dit : « Qu’est-ce que c’est ce mec ? » Et en fin de compte, il s’en sort bien. En début de saison, c’est vrai qu’on avait des doutes, on ne savait pas trop. Il sortait d’une saison en élite où il avait été performant, mais on ne savait pas trop ce que ça allait donner en Ligue BM. On est donc forcément très contents de son rendement cette année. Mihailo ne joue pas sur le même registre que les autres pointus classiques, où on va chercher haut, où on va taper fort. Il a une grosse palette, beaucoup d’angles : un coup il attaque vite, un coup il va chercher la ligne, un coup la diag. J’essaye justement de faire en sorte qu’il n’ait pas trop de constance dans son jeu et qu’on ne l’attende pas dans un endroit pour qu’il se fasse attraper.

 

- L’arrivée de joueurs d’expérience à l’intersaison, comme Raphaël Attié et Jérémy Audric, qui apportent leur vécu à ce niveau-là, c’est également précieux ?

Tout le staff grandit au travers de cette expérience et au travers de nos joueurs et c’est vrai que le fait d’avoir des joueurs qui connaissent le championnat, ça aide à valider les analyses que l’on peut avoir, leur pertinence ou pas. Tous sont impliqués et acteurs là-dedans et n’hésitent pas à nous dire si l’on fait fausse route. Leur expérience sur le championnat est super importante sur ce plan-là.

 

- Vous disposez aussi d’une belle complémentarité à la passe, entre Jérémy Audric et Corentin Suc. A l’image de votre philosophie sans hiérarchie forte établie ?

Jérémy a été embêté en début de saison par une blessure et Corentin a très bien donné le change. Jérémy  a pu revenir progressivement. Là, c’est lui qui joue plus sur cette deuxième partie de saison, mais les deux savent que, quoi qu’il arrive, c’est le meilleur des deux qui jouera. Il n’y a pas de premier, pas de deuxième. Tout le monde est un peu sur ce registre-là et c’est ce qui fait que la semaine à l’entraînement, ça «se file», que l’on fait de belles séances, où tout le monde sait qu’il peut jouer sa place ! On n’hésite pas à faire tourner là-dessus.

 

- Le volley a une grande histoire à Fréjus. Vous ressentez ce poids, cet intérêt aujourd’hui dans la ville ?

Oui bien sûr ! C’est rigolo d’ailleurs parce que du coup on revoit certains anciens, on parle beaucoup de la grande époque fin des années 1980, début des années 1990. De nouveaux partenaires privés arrivent, se prêtent au jeu. On peut s’appuyer sur ce passé et cela n’a pas de prix. Le club communique bien, se sert bien de cette image-là et nos bons résultats rendent le truc encore plus attrayant.

 

- Avec un point à prendre pour être en Play-Offs, sentez-vous une atmosphère différente cette semaine au sein de votre équipe ?

Non, pas particulièrement. Mais même après notre victoire à Avignon (il y a deux semaines), c’est en regardant le classement qu’on s’est dit : « Eh bien, on est là ! » On reste vraiment sur notre ligne, à essayer de tirer 100% de notre groupe et c’est comme ça qu’il s’éclate et que les joueurs ont envie d’aller chercher la meilleure récompense possible. Cette semaine est comme les autres. On va bien bosser à l’entraînement, préparer ce match correctement et donner ce que l’on a à donner. En tant que compétiteurs, on voit aussi la quatrième place à trois points ! On ne sait pas… Mais c’est en restant focalisé sur ce que l’on a à faire que l’on se donnera les meilleurs moyens de réussir.