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« C’est vraiment beau »

le 22/02/2019
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Portés par sept succès d’affilée et invaincus en 2019, Nice et son coach Mladen Kasic vivent une période d’efficacité et de communion collective exceptionnelle, avant de recevoir le patron de la LAM ce soir, Tours.

 

- Mladen, quelles sont les raisons qui expliquent cette série remarquable selon vous ?

Il ne faut pas faire le malin maintenant parce qu’il y a de très bons résultats ! C’est facile de dire maintenant, moi je fais ci, je fais ça… Ce que l’on produit est cohérent, avec un groupe qui fonctionne très bien. On a beaucoup parlé de l’attitude de l’année dernière avec un groupe très, très difficile, qui a mal vécu l’année. Moi, j’avais même hésité, me demandant si ça valait la peine de continuer. Avec le président, on a alors décidé de faire un groupe avec des joueurs que l’on connaissait, des très bons personnages. Je pense que la composition autour de deux chefs très positifs, qui sont Coric et Overbeeke, leaders sur le terrain et à l’extérieur, a été réussie.

 

- Vous avez senti assez vite que cela pouvait fonctionner ?

On a commencé la saison par trois déplacements consécutifs, Rennes, Montpellier et Sète. On a gagné Sète et à partir du moment où on a commencé à gagner, tout est devenu assez simple. Même si de temps en temps, il faut ramener les joueurs et l’entraîneur sur la terre, en se disant bien qu’on reste une petite équipe ! Il faut penser comme une petite équipe. On ne se prend pas pour les champions du Monde, je le répète assez souvent. On n’est pas à l’abri et il faut quand même rappeler qu’on n’a eu aucune blessure pendant six mois ! Il faut aussi avoir un petit peu de chance. Ici, Narbonne est venu sans son pointu, Sète sans son central. A Chaumont, Saeta n’a pas joué… Quand quelque chose va bien, il y a tout qui va ! On peut dire qu’on a du mérite, mais tout vient aussi de notre côté. Et puis, une équipe qui gagne est assez facile à gérer. Tout ce qui était très difficile l’année dernière devient super facile cette année. Même moi, cette année, je deviens très bon, alors que l’année dernière j’étais très, très moyen (il sourit) ! C’est sûr que c’est plaisant d’avoir cette complicité avec les joueurs. Ils ont entièrement confiance, j’ai entièrement confiance en eux. C’est un moment agréable. Tout est positif, il n’y a pas une chose négative. Pour le moment, c’est vraiment beau.

 

- C’est une période finalement assez exceptionnelle, non ?

On ne va pas dire que l’on fait des choses exceptionnelles, mais la période est exceptionnelle oui ! J’essaie de mettre en garde tout le monde. C’est normal qu’à un moment, on descende un peu, mais on doit tout de même conserver un certain niveau, on n’a pas le droit de descendre à zéro. Avec la petite expérience que j’ai, je regarde depuis dix, quinze ans, toutes les compétitions de sports collectifs et tout le monde ne parle que de l’ambiance dans l’équipe. Sur ce plan-là, je pense que l’on a vraiment réussi. Les vieux respectent les jeunes, les jeunes respectent les vieux. Voir mes dix joueurs comme une seule personne les soirs de match, c’est extraordinaire ! On ne se prend pas au sérieux, on essaie de relativiser… mais ça marche !    

 

- C’est d’autant plus intéressant de croiser le leader, Tours ce soir, dans cette dynamique-là !

C’est notre dernière défaite le 22 décembre. Mais on avait fait un très bon match là-bas. On perd en  quatre sets, en ayant fait plus de points qu’eux. C’est l’équipe qui domine. Maintenant, on a envie de les titiller un peu. Actuellement, notre réception marche très bien. Jelle Ribbens s’est transformé. Il y a deux ans, quand il était chez nous, je l’ai presque giflé ! Depuis qu’il est revenu de son expérience à Toulouse, c’est un autre homme ! Il dirige la défense, c’est lui le responsable.

 

- En termes d’objectifs que peut viser Nice désormais ?

On ne se met pas d’objectifs, on prend match après match et on verra bien. A part Tours ce soir, il nous reste un calendrier assez favorable. On sait que l’on peut finir 4e ou 5e. On a douze victoires aujourd’hui. Avant le début du championnat, mon objectif, c’était six victoires ! C’est beau, mais il nous reste deux mois, gardons les pieds sur terre, travaillons et on verra ce qu’il va se passer.