Billetterie

Amandine, l’ambition à fleur de peau

le 19/02/2019
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A 23 ans, Amandine Giardino est vibrante et ambitieuse. Propulsée à grande vitesse dans une carrière aux grandes perspectives, la jeune libéro internationale du Volero Le Cannet et de l’équipe de France a déjà hâte de tout vivre.

 

Les mots galopent et sa voix tonne comme un assaut ! Amandine Giardino ne tergiverse pas. La prudence, la mollesse ou les atermoiements sont visiblement des attitudes incompatibles avec son tempérament. A 23 ans, la libéro du Cannet, de retour dans un club qu’elle a déjà fréquenté en 2014-2015 mais qui n’a aujourd’hui plus grand-chose à voir avec celui de ses premiers pas, est ravie de ce qui lui arrive et enthousiaste à l’idée d’aller voir un peu plus loin encore. Courtisée à l’intersaison par le tout neuf et terriblement ambitieux Volero Le Cannet, intronisée gardienne du temple, Amandine Giardino s’est simplement dit que cela lui irait très bien ! « C’est cette ambition, ce projet qui m’ont intéressée et qui m’ont fait venir ici », clame-t-elle. « Les paroles qu’ils ont eues, ils les tiennent, les ambitions, ils les assument. C’est la culture de la victoire. Quand on signe ici on sait pourquoi. Ils n’ont jamais fait semblant, c’est un truc que j’aime beaucoup. »

 

Voilà donc Amandine lancée dans une épatante épopée, au cœur de la « machine » présentée par beaucoup comme la toute-puissance du volley féminin de demain. Mais cela ne lui fait pas peur, bien au contraire. Née à la Seyne-sur-Mer, Amandine semble faite pour vivre en liberté et tout croquer, sans réserve, librement, expressément ! Il faut dire que l’ascension de la jeune femme, venue au volley à l’âge de 7 ans, a quelque chose de vertigineux. Pro à 18 ans, détentrice des trois titres hexagonaux (championnat, Coupe de France, Supercoupe) à 21 ans, la libéro cannetane ne fait que poursuivre son chemin, à grande vitesse. « Jusqu’ici, je pense que j’ai fait des choix qui ont toujours été bons », évalue celle qui quitta le cocon familial à 14 ans pour grandir au Creps de Boulouris, puis à l’IFVB, avant de signer son premier contrat pro en Elite, à Saint-Raphaël, puis de s’aguerrir une année au Cannet (2014-2015), au côté d’une figure du poste, championne olympique, l’Américaine, Nicole Davis. De retour ensuite à Saint-Raphaël, Amandine sera alors sculptée par le pointilleux et travailleur Giulio Bregoli. « C’est un coach qui m’a toujours fait beaucoup travailler et qui a toujours cru en moi, me confiant des responsabilités de plus en plus importantes », convient-elle.

 

Amandine a besoin de sa dose. De travail, d’exigence, d’adrénaline sur le terrain. Au Cannet, elle est dedans en permanence ! La jeune femme, titulaire d’un bac ES mais qui a mis son cursus scolaire entre parenthèses pour l’instant afin de se consacrer intégralement au volley, n’a pas le temps de lambiner. « Ça fait beaucoup de choses. Mais le haut niveau c’est ça ! On s’entraîne beaucoup et je suis toujours à fond. Il n’y a rien sans rien », raconte ce fort caractère. Absente des terrains depuis cinq matchs, après des soucis d’oreille interne lui ayant causé quelques vertiges, puis clouée une semaine par une grosse grippe, Amandine trépigne maintenant, même si l’expérimentée Deborah Ortschitt a parfaitement tenu le poste en son absence. D’ailleurs, la présence de Deborah dans l’équipe est une richesse pour Amandine. « Elle a joué dans de gros clubs. C’est un petit challenge personnel pour moi », avoue-t-elle. « Mais il n’y a pas de concurrence malsaine. Avec l’expérience qu’elle a, Déborah m’apporte un truc en plus, un soutien, un conseil. »

 

Cela est forcément précieux, alors que se profilent les temps forts, la fin de la saison régulière et les Play-Offs ! « Les moments qui arrivent sont les plus intenses. En Play-Offs, tout est remis à zéro. C’est marche ou crève et c’est là où l’on voit les équipes qui ont du caractère. J’adore ça », s’exclame la libéro des Bleues, qui vivra ensuite, fin août, une autre grande aventure, avec le championnat d’Europe en Turquie. Et même si la poule est compliquée, avec la Turquie, la Serbie et la Bulgarie notamment, celle qui devrait tenir le poste conjointement avec la Mulhousienne Léa Soldner, a déjà hâte d’en découdre ! « Il y aura des matchs très difficiles, mais ça va nous permettre de nous confronter au très haut niveau international et ça va nous faire du bien. Ça va être des matchs super intéressants à jouer. » Des défis à relever sans modération et sans calcul pour celle qui avoue « ne pas se mettre de limites… »