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« Ma plus belle saison »

le 25/01/2019
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Arrivé en 2014 au Stade Français Paris Saint-Cloud, Stijn Morand est au cœur de sa 5e saison sous pavillon parisien. La plus belle – pour le moment – à ses yeux.

 

- Quel bilan tirez-vous à la mi-saison ?

Je suis très satisfait. Nous sommes 7e au classement avant notre match à Venelles et qualifiés pour le Final Four de la Coupe de France, une première dans l’histoire du club. C’est donc extrêmement positif, surtout quand on connaît les moyens du club. Nous sommes la seule équipe de LAF à s’entraîner juste une fois par jour. Alors certes, sur un block de trois ou quatre heures, mais tout de même. Et puis, il ne faut pas oublier non plus que nous jouons la plupart du temps dans une salle de Géo André qui est vieillissante.

Le seul regret que j’ai pour l’instant c’est notre défaite à domicile contre Vandoeuvre Nancy (1-3). Mais nous revenions d’un déplacement trois jours plus tôt là-bas pour la Coupe de France. C’était un déplacement en voiture et entre la satisfaction de la victoire et une petite décompression dans les têtes, le groupe s’est peut-être vu un peu trop beau. Sinon, je n’ai pas l’impression que nous ayons lâché des points en route.

 

Vous venez de passer un mois dans la salle Pierre Charpy où évolue le Paris Volley. L’idée est d’y retourner très vite ?

Ce serait le rêve en effet. Nous avons pu jouer deux gros matchs là-bas contre Le Cannet et Mulhouse (défaite 1-3 à chaque fois). Ça s’est fait parce que ça collait je suppose avec le calendrier du Paris Volley. Et de notre côté, nous avions besoin d’exposer le club. Géo André, nous devons le partager avec le basket. Ce n’est pas toujours simple d’avoir des créneaux pour l’entraînement. Et puis tous les ans, nous visons la Coupe d’Europe, mais notre salle n’est pas conforme au top niveau européen. Alors oui, ce serait bien que nous puissions jouer tout le temps dans ce genre de salle. Charpy est une superbe salle pour le volley.

 

- C’est la cinquième année que vous êtes aux commandes du club.  Le plaisir est toujours là ?

Plus que jamais. J’ai cette année – je tiens à le dire – un groupe extraordinaire qui vit exceptionnellement sur le terrain, mais aussi en dehors du terrain. Pendant les matchs, je n’ai pas des individualités jouant uniquement pour elle. J’ai des filles qui s’arrachent sur chaque ballon afin de faire gagner l’équipe. Beaucoup de coachs depuis le début de la saison viennent me voir pour me dire "Oh Stijn c’est incroyable votre équipe. Vous ne lâchez jamais rien." Et pourtant, rien n’est simple chez nous. Que ce soit pour les entraînements comme j’ai déjà expliqué, mais aussi pour les déplacements. Nous sommes allés à Nancy en voiture, nous irons à Quimper en car. Peu de groupes accepteraient ces conditions. J’ai vraiment des filles top.

 

- Et parmi elles, Mallory Caleyron-Steux qui était perdue pour le volley il y a peu...

C’est ma capitaine, mon bras droit. Parfois ça cogne un peu, mais on s’entend très bien. Elle a arrêté pour des problèmes de pieds et puis par besoin de se régénérer peut-être. Mallory a un énorme mental, personne ne peut l’arrêter et je sais qu’elle reviendra en Equipe de France. C’est son objectif et avec les matchs qu’elle fait je n’ai pas de doute. C’est la meilleure passeuse française et elle est chez nous. Son expérience aide les autres car j’ai un groupe jeune. Aucune fille n’a été en demi-finale de Coupe de France. Contre Saint-Raphaël (le 2 mars prochain), ce sera une première pour tout le monde. J’ai hâte !