Billetterie

Bazin, l’art de la passe

le 23/01/2019
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D’Asnières à Paris en passant par Cannes ou le Plessis Robinson, Yannick Bazin prend toujours plaisir à distribuer le jeu. À Cambrai depuis 3 saisons, il n’est pas étranger à la bonne forme de son club.

 

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, Yannick Bazin sillonne les parquets professionnels depuis presque vingt ans. Et même vingt-sept, si l’on intègre ses premières années entre copains du côté de Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts de Seine. « Je faisais du volley et du foot. Et mes parents ont voulu que je choisisse. Ce que j’ai fait. J’ai suivi beaucoup de mes amis qui partaient dans cette direction », explique celui qui fut notamment champion de France en Pro B avec Asnières en 2006. Un club de copains, avec une excellente entente sur le terrain, comme en dehors. La « disparition » de l'équipe du 92 des rangs de l’élite il y a deux ans maintenant a donc peiné son passeur numéro 1 de l’époque. « Dans beaucoup de villes, les jeunes s’orientent vers le foot. À Asnières, ils ont toujours été pro volley. C’était un club de quartiers qui apportait beaucoup à chacun. Alors même si le club existe toujours, ne plus voir Asnières en Ligue BM ça fait quelque chose » poursuit-il. Une équipe avec laquelle il passa près de dix ans. Sa plus longue histoire sur le territoire.

 

Parti à l’issue de l’exercice 2006-2007 pour Cannes, puis à Paris pendant deux ans, celui que l’on surnomme « Pika » aura du mal à se fixer avec des passages à Galatasaray en Turquie, Rennes, Tours, le Plessis Robinson… « Je cherchais à jouer dans des clubs de haut niveau, sans forcément me poser de questions. Aujourd’hui, je n’ai plus les mêmes envies, ni les mêmes ambitions », raconte celui qui s’est posé du côté de Cambrai en septembre 2016. « J’y ai trouvé une vraie stabilité. Je m’entends très bien avec l’entraîneur Gabriel Denys et notre président Jean-Michel Machut. Il y a un projet fort et les résultats sont là », expose le capitaine nordiste.

 

Actuellement deuxième de la saison régulière de Ligue BM, le Cambrai Volley risque de tomber sur un os un peu trop gros à ronger pour aller plus loin, avec la présence du Paris Volley. Un club cher à Yannick Bazin. « Très honnêtement, lorsque j’ai su que le club repartait en Ligue BM, j’étais très content pour eux. Cette chute est peut-être un mal pour un bien. Cela va permettre à Paris de repartir sur de nouvelles bases. Paris n’a rien à faire en Ligue BM. Je pense que l’équipe va remonter dès cette année » analyse le natif de Fontenay-aux-Roses. Au sein du club de la Capitale, Yannick Bazin aura passé deux saisons pleines avec à la clef un titre de champion de France en 2009 et dans la foulée une finale perdue avec l’Equipe de France contre la Pologne au Championnat d’Europe. « J’ai aussi connu un incroyable capitaine à Paris avec Jiri Novak. Un homme qui forçait le respect par ses mots, son jeu, son histoire. C’était un peu notre papa » avoue t-il. Un rôle de capitaine que Yannick aime endosser auprès de ses partenaires comme il le confie : « J’aime discuter avec les jeunes, donner éventuellement quelques conseils, aider à avancer. Mais les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas ceux de mon époque. Ils ne sont pas forcément tous demandeurs comme je pouvais l’être à leur âge. » Toujours aussi passionné de volley à l’approche de ses 36 ans, qu’il fêtera en juin prochain, Yannick Bazin ne compte pas encore ranger les chaussures au placard. « Un passeur peut évoluer jusqu’à 40 ans sans problème si le physique suit » conclut-il. Après, viendra l’heure de se livrer un peu plus à ses passions : les voyages et les sports de l’extrême.