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Mulhouse et Cannes, les citadelles

le 29/12/2018
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Les deux historiques du volley féminin ont dominé cette première partie de saison. Mais le danger Voléro Le Cannet se précise, tandis que Nantes nourrit des ambitions et que Venelles se cramponne pour s’arrimer aux Play-Offs.

 

C’est un peu comme au bon vieux temps. Celui, pas si lointain du milieu des années 2000, où Cannes et Mulhouse, les deux cathédrales du volley féminin, éclairaient le paysage, régnaient en majesté sur les terres de France et bataillaient en duo jusqu’au sacre suprême. Mais depuis quatre, cinq ans, la donne a clairement changé. Le RC Cannes, géant couronné à tous coups ou presque, est chahuté, la rébellion s’est organisée. «Saint-Raph», Béziers, Nantes, Le Cannet sont venus jouer dans la cour des deux grands, donnant au championnat LAF une autre densité, une nouvelle dimension.

 

C’est évidemment toujours le cas cette saison. Mais le simple fait de retrouver à la fin décembre, Mulhouse en leader et Cannes en dauphin invaincu, rappelle à tout le monde que les deux historiques seront difficiles à bouger. Et pourtant, Mulhouse aurait pu trembler un peu. Sorti de la prestigieuse Ligue des Champions aux portes de  la phase de poule, sur le dernier match de l’ultime tour préliminaire, les Alsaciennes ont été depuis remarquables d’abnégation et de détermination. Sans ruminer, sans cogiter, les filles de Magali Magail se sont remises à l’endroit, grâce notamment à un fond de jeu, une discipline collective, une variété offensive et une stabilité mentale renforcée cette année par le retour en patronne de la passeuse grecque, Athina Papafotiou. Avec Léa Soldner en commandante des lignes arrières, la «fraîcheur NCAA» et le talent de la doublette US, Ali Frantti, Carli Snyder, le leader mulhousien est indéniablement sur le bon chemin.

 

Mais l’ASPTT ne navigue pas seul. Dans son écume, le RC Cannes est là. Seul invaincu (10-0) après deux mois de compétition, et qui brandit sa force de frappe et son ambition comme deux immenses étendards. L’entraîneur Riccardo Marchesi croule sous les solutions offensives, derrière le bras de la Serbe Adela Helic (14,9 pts par match), et peut compter sur un secteur central sans équivalent en LAF, symbolisé par le tandem français, Christina Bauer-Myriam Kloster. Vainqueur de la Coupe de France et finaliste LAF la saison dernière, le RC Cannes doit, comme tous les ans, ramener quelque chose au bout du compte et vise naturellement le doublé cette année.

 

Seulement, un autre gros est apparu soudainement dans le paysage : Voléro Le Cannet. Renforcé par la manne financière providentielle apportée par l’homme d’affaires suisse et ancien mécène du Voléro Zurich, Stav Jacobi, arrivé avec les trois quarts de l’effectif et l’entraîneur hollandais, Avital Sellinger, dans ses bagages, le finaliste 2015 et 2017 est un prétendant au titre déclaré ! Emmené par sa pointue cubaine Heidy Casanova Alvarez (20,6 pts par match), Le Cannet a longtemps tenu la tête, avant de céder du terrain la semaine passée, battu par l’ASPTT Mulhouse sur son sol. Mais le club azuréen sera assurément dangereux jusqu’au bout.

 

Derrière ce trio, Nantes est au rendez-vous. Remodelé à l’intersaison avec l’arrivée notamment du coach champion de France Cyril Ong et le pari de l’audace, à l’attaque avec la titularisation au poste de la jeune et talentueuse, Lucille Gicquel, le VBN est en parfait équilibre et à l’affût. Avec un bilan de six victoires pour quatre défaites, Paris fait aussi du bon travail jusque-là. Avec un effectif rajeuni, mais tenu comme il faut par l’expérimentée Mallory Caleyron-Steux à la passe, Stijn Morand s’éclate et les Mariannes semblent mieux disposées que la saison passée.

 

Mais ce n’est là qu’un point intermédiaire et tout peut encore être chamboulé, même si derrière Vandoeuvre-Nancy, 8e et dernier qualifié pour les  Play-Offs à ce jour, un petit écart s’est creusé. Derrière les Lorraines, on se cramponne à quatre points de là tout de même ! Il faudra donc être costaud et un chouia plus performant en 2019 pour accrocher les bonnes places, notamment pour Venelles (3 victoires/7 défaites), vainqueur de la Coupe de France et dans le Top 8 depuis six saisons consécutives, mais qui est pour l’heure en ballotage défavorable.