Billetterie

Paris, forte tête

le 27/12/2018
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Dans la tourmente tout l’été, le Paris Volley, finalement reparti en Ligue BM avec le dossard de favori, tient pour l’instant parfaitement son rang. Mais Cambrai suit le rythme et Martigues trouble le jeu.

 

Il fut finalement accueilli avec respect et sans trop de grincements de dents. Pourtant quand il se présenta au portillon, personne ne fut vraiment dupe, conscient que les illusions et les espoirs nourris en son absence venaient d’un coup de prendre une sacrée volée de plomb aux deux ailes ! Après un été en soubresauts, le Paris Volley débarquait sur le fil en Ligue BM, avec un effectif taillé dans le robuste et le vécu. Et illico, sur le papier du moins, toute la donne d’un championnat n’offrant à la fin des Play-Offs qu’une seule montée, s’en trouva chamboulé. Tous le savaient bien et à l’issue de la phase aller, les faits ont simplement corroboré tout cela.

 

Avec sa kyrielle d’internationaux, un effectif à la peau tannée en Ligue AM, un coach qui en a vu d’autres et un pointu argentin, Jose Luis Gonzalez, meilleur marqueur de la division, qui régale à plus de 23 points de moyenne, le Paris Volley tient son rang et le fil de son ambition : la remontée immédiate en Ligue A. Au compteur, une seule défaite en onze matches et un parcours qui en impose. Seulement, derrière, une équipe n’abdique pas : Cambrai. Dans le top 4 de LBM ces deux dernières saisons, les Cambrésiens, grands sages de la division, forts de quinze années d’affilée en Ligue B (un record), connaissent la maison ! Seule formation à avoir épinglé Paris en championnat, Cambrai est costaud et équilibré, avec notamment un Polonais gaucher explosif à la pointe (Szymon Romac), mis en jeu comme il faut par l’expérimenté passeur français, Yannick Bazin. A trois points du Paris Volley, avec un bilan identique (10-1), Cambrai est à l’affût.

 

Derrière, le fossé est un peu plus creusé, mais une équipe, Martigues, s’est aventurée bien plus loin en avant qu’escompté. De retour en Ligue BM avec une équipe calibrée pour ce niveau, le club provençal a joué à plein sur la continuité, notamment à la pointe avec le phénomène letton Reinis Pekmans, apportant la retouche judicieuse à la passe avec l’arrivée de Maxime Mourier. Troisième à mi-parcours, Martigues peut rêver et devance même Saint-Nazaire, l’ambitieux, qui a clairement coché la remontée en Ligue AM à court terme, mais a connu un passage délicat fin novembre début décembre, avec notamment quatre points abandonnés à domicile face à France Avenir 2024 (3-2) puis Mende (0-3).

 

Au cœur, ça palpite et ça remue sacrément ! Du Plessis-Robinson à Saint-Quentin, six équipes se tiennent en huit points et deux victoires d’écart et elles joueront des coudes entre elles jusqu’au bout sans doute pour s’inviter et se placer comme il faut en Play-Offs. En revanche, pour Nancy, la première partie de l’histoire est bien triste. Présenté comme un challenger potentiel au Paris Volley en tout début de saison, avec sa formation à deux pointes, Mladen Majdak et Faïpule Kolokilagi, le Grand Nancy de Martin Demar est pour l’instant loin du compte, avant-dernier, avec trois victoires en onze matches seulement, à six points du dernier strapontin en Play-Offs ! Enfin, pour les minots de France Avenir 2024, les premiers pas dans le grand monde professionnel sont forcément un peu hésitants. Toujours sans succès, l’équipe du CNVB a cependant glané quatre points et révélé un talent de 19 ans à la pointe, Célestin Cardin, qui présente la belle moyenne de 18 points par match sur la phase aller.