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« Capable de faire de belles choses »

le 08/12/2018
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L’entraîneur de Venelles, Félix André, ne cache pas que les ReBelles ont pris un peu de retard en ce début de saison, mais il reste persuadé que cet effectif a les moyens de bien faire cette année.

 

- Félix, comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ?

On n’est qu’à la septième journée. On va jouer la huitième ce soir. C’est toujours un peu la même rengaine : quand tu n’as pas la possibilité de bâtir sur des acquis et que chaque année tu changes pas mal de choses, c’est plus délicat. Là, sur le sept de base, on a modifié entre 40 et 60% de l’équipe. C’est énorme et c’est compliqué, d’autant qu’on n’a pas trouvé tout de suite le rythme de croisière qu’il fallait, c’est sûr. On a aussi fait de gros paris dans les profils recherchés, tant économiquement qu’au vu de la structuration du marché. Des paris que j’assume clairement et auxquels je crois. Il y a des vrais paris sur lesquels on doit travailler pour essayer d’obtenir le meilleur et pour l’instant, on n’obtient pas tout ce que l’on veut. Mais c’est intéressant et il y a un groupe qui est en train de se former.

 

- Le calendrier ne vous a pas non plus aidé avec de solides équipes d’entrée au menu !

On a « bouffé » les gros ! En sept journées, j’ai pris 1, 2, 3, Le Cannet, Cannes et Mulhouse d’entrée de jeu, puis le champion de France en titre, Béziers ! On n’a pas eu un début de calendrier très simple et l’un dans l’autre, ça explique un peu les résultats. Mais bon on a quand même pris des points contre les gros. On perd 3-2 contre Cannes et Le Cannet, avec un bon niveau de jeu. Pour l’instant, ce sont les matchs de Marcq-en-Barœul à la maison où on perd 3-1 en faisant un mauvais match, et la défaite à Béziers où on prend 3-0, 13 et 13 dans les deux derniers sets, en étant inexistant et en se faisant marcher dessus qui me restent un peu en travers de la gorge.

 

- Vous avez osé la filière américaine à l’intersaison. Pour l’instant, quels sont les paris qui ne paient pas encore ?

Sur les deux passeuses, clairement. Il y a deux recrues, on change une vision sur la passe, avec des personnes qui ont d’autres moyens physiques. Les deux profils sont atypiques. La plus âgée, Lindsay (Dowd) est un peu plus expérimentée mais n’a jamais connu de titularisation dans un gros club et un gros championnat. Elle est intéressante mais elle manque de stabilité dans le jeu pour l’instant. Et l’autre, Abby (Detering) est un diamant brut qui sort de l’université. Elle a beaucoup d’énergie, mais elle est pour l’instant difficile à canaliser. C’est un diamant brut sur lequel il faut bien travailler et laisser encore un peu de temps. Elle n’a que 22 ans et quand elle est sortie de l’université, elle s’est plus souvent retrouvée à la pointe qu’à la passe ! Mais c’est super intéressant de travailler avec une fille comme ça.

 

- Quand vous regardez ce groupe, il n’y a pas de raisons d’être inquiet, il y a de belles choses à faire avec cette équipe ?

Ce que je vois, c’est que le niveau du championnat s’est densifié. Cette année, il y a beaucoup de talents chez beaucoup d’équipes. Les équipes sont plus complètes de façon générale. Tout le monde cette année a annoncé les Play-Offs ! Personne n’a l’intention de finir 9e, 10e, 11e, 12, 13e ! Ça veut dire cinq équipes vont se retrouver sur le carreau et pour l’instant on en fait partie. Ce n’est pas les résultats que j’attends, c’est sûr, mais je sais qu’il y a aura forcément des mécontents dans ce championnat car tout le monde veut accrocher ces Play-Offs, en se disant qu’après tout est jouable. Du coup, ça en fait un championnat super relevé et l’on va devoir trouver un peu plus de constance, de stabilité dans notre jeu. Mais oui je crois dans le potentiel de cette équipe et je la pense capable de faire de belles choses.

 

- Les résultats des dernières saisons ont semblé vous installer dans la première partie du tableau, le Top 5, Top 6…

On n’a jamais fait Top 5 de manière durable. Dans l’historique, on ne fait qu’une fois 5e. C’était mieux qu’avant, c’est vrai. On a été un petit peu plus incisif en Play-Offs, on a laissé des goûts positifs et une certaine stabilisation. Mais on ne s’est pas installé dans le Top 4, Top 5, mais plutôt Top 5, 6, 7, 8. Il n’y a pas de certitudes, on a toujours bataillé pour entrer en Play-Offs. Il ne faut pas se gargariser et ce début de saison nous le rappelle. Après, ce qui est sûr c’est que cela génère des attentes dans une région sportive très concurrentielle. Pas facile. Mais le club a des ambitions. On construit lentement mais sûrement à Venelles. Ça bouge pour installer proprement des choses dans la durée.  

 

- Un mot sur le match du soir, à Saint-Raphaël. Comment envisagez-vous ce déplacement ?

Ce n’est jamais une équipe simple à manœuvrer. On parlait de stabilité, Saint-Raphaël s’appuie sur une diagonale passe-pointe qui était la même que l’année dernière. Les centrales ont changé, mais il (Guilio Bregoli, l’entraîneur) enregistre le retour d’une fille (Michaela Abrhamova) qui connaît la maison et le connaît lui et qui était là l’année du titre. Et l’autre centrale (Amber Rolfzen) a quand même été championne de France avec Béziers la saison passée ! C’est une équipe toujours embêtante à jouer, avec un coach atypique qui a apporté beaucoup depuis qu’il est à Saint-Raphaël. Je m’attends à un match compliqué.