Billetterie

« On regarde un peu vers le haut »

le 24/11/2018
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Troisième ex aequo, le promu martégal a réussi son retour en LBM. En s’appuyant sur le collectif de la saison passée, en confiant les rênes du jeu à Maxime Mourier, Christophe Charroux installe le Martigues Volley dans la roue des cadors.

 

- Christophe, Martigues n’est pas monté en LBM pour faire de la figuration et pour l’instant vous êtes au rendez-vous !

C’est ça ! On a trouvé un bon équilibre dans ce groupe, très peu remodelé et puis on a réussi aussi « nos coups » sur le recrutement, avec Maxime Mourier à la passe, qui bonifie ce que l’on voulait bonifier dans ce secteur-là et qui aide beaucoup le groupe, avec le central Sime Vulin mais aussi, dans un travail un peu plus de l’ombre, avec Fayçal Dalli, qui nous aide beaucoup à l’entraînement et sur la concurrence qu’on peut y mettre. On est content de confirmer tout cela. On commence à enchaîner les bons résultats, on a un capital confiance qui peut faire parfois la différence. Entamer une saison comme ça, ce n’est pas du tout la même chose que d’entamer une saison « en retard » en termes de points. On a presque des jokers maintenant. On s’inscrit dans un autre contexte et c’est vrai que l’on regarde un peu vers le haut désormais.

 

- Que vous apporte précisément Maxime Mourier cette saison ?

Maxime, déjà, il a une attitude par rapport au groupe qui me plaît beaucoup. C’est quelqu’un de positif, qui est dans la construction en permanence. C’est important sur son poste. Ensuite, il a une qualité technique que, peut-être, on n’avait pas depuis quelques années à Martigues. Dans la stratégie, dans la tactique, on travaille beaucoup ensemble, mais c’est aussi quelqu’un que je ne veux surtout pas brider et laisser s’exprimer. On guide un petit peu, on se gère comme cela. Je suis, moi aussi, un ancien passeur, donc j’ai quelques vieux réflexes parfois (sourire) ! On a un cadre bien sûr, mais je lui laisse beaucoup de liberté dans l’expression. Max arrive aussi à maturité.

 

- Et son association avec votre pointu, Reinis Pekmans, semble plutôt très bien fonctionner ?

Je voulais un passeur qui joue avec un pointu gaucher. Lui avait prouvé avec Lionel Coloras depuis deux ans qu’il pouvait le faire très bien. J’avais aussi été attentif au fait que Max avait joué avec Vulin une saison à Orange, donc je savais qu’on allait gagner du temps sur cette relation. Aujourd’hui, tous ces petits paramètres se confirment et s’ajustent.

 

- Reinis Pekmans montre en tout cas un gros potentiel en LBM depuis le début de la saison ?

Il est parfait. On a appris à bien le gérer la saison dernière. Il vient du championnat belge, il a joué à Lennik, j’avais vu qu’il avait un gros potentiel, mais il jouait avec un grand passeur, Frank Depestele, et je ne savais pas vraiment si son rendement était dû à ses qualités à lui ou simplement parce qu’il jouait avec un grand passeur. L’an dernier, en Elite, on a vu toutes ses bonnes aptitudes. Mais ce n’était que l’Elite. Là, c’est une autre dimension. Max l’aide bien, mais Reinis est largement à sa place à ce niveau-là.

 

- Depuis le début de saison, Martigues fait également preuve d’un gros caractère. Vous allez chercher les victoires 3-2, vous ne lâchez rien. C’est intéressant cela aussi ?

On a des joueurs qui ont ce profil.  Comme Aleksandar Mitrovic, qui a connu tous les niveaux, qui a un gros vécu, qui a joué les Jeux Olympiques ! On a des joueurs qui gèrent les émotions négatives et ça, ça me plaît. Au volley, si tu gères les émotions négatives, tu as le contrôle des choses. Pour moi, cette maîtrise-là est importante. Ce qui fait que même dans le dur, ça réagit bien, ça tient bien, ça résiste bien. Avec ces atouts-là, on peut se sortir d’autres difficultés.

 

- C’est le début de saison, les adversaires vont aussi commencer à mieux vous lire. Il faudra à un moment sans doute être capable de proposer des choses différentes, non ?

C’est le jeu. Désormais, on est peut-être un peu plus attendus qu’il y a un mois. Mais, on a aussi maintenant notre style de jeu, on ne va pas tout le temps s’adapter au jeu des autres ! Il faut que l’adversaire nous freine, c’est à lui de trouver les solutions. Si vraiment, on se fait attraper un peu plus souvent que prévu, on va modifier les choses et la donne. Mais pour l’instant, on se dit que les autres doivent nous battre ! On ne va pas tout bousculer encore. On est sur le qui-vive. On ne sait pas quand on va tomber, mais c’est sûr qu’on va tomber (sourire). C’est le jeu. Et déjà à Nancy (ce soir), on s’attend à des moments durs. Ça va venir. On prépare aussi le groupe à ça.

 

- Ce soir, à Nancy, c’est effectivement un match intéressant pour vous situer un peu mieux encore, face à un adversaire à fort potentiel et ambitieux !

C’est un match dangereux. Gagner à l’extérieur en Ligue BM, c’est compliqué. Nancy reste pour moi une équipe à fort potentiel, qui a été un peu chahutée depuis le début, qui a perdu un joueur etc… Mais ils commencent à trouver un équilibre. Même s’ils ont perdu 3-0 à Saint-Nazaire la semaine dernière, ça jouait bien. Sur ce match, ils ont une grosse pression, c’est capital pour eux. Pour nous, ce sera peut-être un peu plus compliqué de les tenir. Mais on va savoir un petit peu où on en est. Comme je le dis, un jour ou l’autre, on va tomber. Mais j’espère que ce sera le plus tard possible ! On reste lucide et humble par rapport à ça.