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« Chaque match est une bataille »

le 17/11/2018
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En déplacement à Quimper ce soir, le RC Cannes de Riccardo Marchesi est la dernière formation invaincue en LAF. Au-delà de leurs quatre succès, les Cannoises ont montré beaucoup de caractère et de force mentale.
 
- Riccardo, Cannes est la dernière équipe invaincue en LAF, même s’il a fallu souvent batailler. Est-ce important d’entretenir cette dynamique ?
Bien sûr que c’est une chose qui compte ! Le plus important c’est de gagner les matchs. Le fait de remporter deux matchs de 0-2 à 3-2, démontre pour moi le gros caractère et le mental d’une équipe. Ensuite, la semaine dernière, j’estime qu’on a vraiment fait un gros match contre Mulhouse. Après, il faut rester prudent, la saison est longue. On travaille doucement, on construit. Mais la façon dont on a démarré la saison dénote pour moi la mentalité du staff, de l’équipe, cette envie de ne rien lâcher d’aller jusqu’au bout.  Le caractère, la mentalité sont des données indépendantes du niveau du volley, mais c’est capital. Dans ce championnat, chaque match est une bataille et si tu n’es pas capable de combattre, tu ne gagneras jamais. On a démontré qu’on était capable de combattre
 
- Vous êtes notamment emmenés par trois joueuses françaises majeures : Héléna Cazaute, Christina Bauer et Myriam Kloster, qui forment le socle de cette équipe. C’est intéressant cela ?
C’est sûr que nous avons gardé trois joueuses françaises de haut niveau. Ce sont des joueuses importantes dans le projet chez nous. Héléna est en train de grandir mentalement et physiquement et elle montre un jeu de très haut niveau sur ce début de saison. Déjà l’an passé, elle a donné beaucoup à l’équipe. Elle a fait un bel été avec l’équipe de France et a franchi je pense une petite étape mentale et physique. Mais il faut être humble dans le sport, elle peut faire encore beaucoup mieux.
 
- Vos deux centrales sont également omniprésentes depuis le début de la saison et symbolisent votre grosse force de frappe au filet avec notamment 50 contres sur les trois derniers matchs !
Bien sûr, ce sont deux centrales de très haut niveau, très importantes dans notre jeu. Elles sont là pour cela, pas seulement parce qu’elles sont françaises. La présence au contre est effectivement un axe important pour nous et on est en train de bien travailler dans ce domaine. On avait déjà démontré l’an dernier que c’était une force dans notre jeu. Mais ce n’est pas le seul travail des centrales, c’est le travail de tout le monde. Et je pense qu’on a trouvé un bon équilibre.
 
- Votre grande variété offensive est également un élément précieux non ?
Oui. Je crois que ce sera notre caractéristique cette saison. On n’a pas une pointue qui va jouer les trois quarts des ballons, mais beaucoup de joueuses capables de faire des points, des forces diverses. C’est une équipe vraiment équilibrée par rapport à la situation offensive, mais pas seulement les joueuses qui jouent, même le banc nous apporte des choses. Nos entraînements sont vraiment des matchs et c’est ce que je voulais. Après, Adela (Helic) a fait un championnat exceptionnel l’an passé à Rzeszow, elle s’est adaptée tout de suite, c’est une joueuse d’expérience avec une très bonne mentalité et qui a toujours envie de donner le maximum.
 
- Comment jugez-vous le début de saison de votre nouvelle passeuse, Noemi Signorile ?
C’est un bon début. Elle non plus n’a pas eu de problème d’adaptation. C’est une passeuse que je connais depuis longtemps, une bonne joueuse, humble, qui travaille fort dans la salle et qui apporte son expérience.
 
- Votre président n’a pas caché en début de saison qu’il voulait un RC Cannes conquérant et qui gagne. Ressentez-vous cette obligation de résultats ?
C’est pareil chaque année à Cannes (il sourit) ! Si un entraîneur ne veut pas de pression, il ne faut pas travailler dans les équipes importantes !  Moi, ça me plait beaucoup. Je suis perfectionniste, je veux faire de mieux en mieux tous les ans. Je ne vis pas cette pression de manière négative. Je préfère les matchs importants, sentir qu’il y a de l’enjeu, c’est quelque chose que j’adore. Cette saison est très intéressante car il y a beaucoup d’équipes de haut niveau. Année après année, depuis que je suis en France, il y a quelque chose de plus. C’est beau et c’est important. Le championnat français est en train de grandir et de retenir l’attention de l’Europe. Les joueuses considèrent maintenant le championnat français. Bien sûr on n’est pas encore au niveau de l’Italie ou de la Turquie, mais c’est vraiment un championnat de haut niveau.
 
- Un mot sur le match du soir à Quimper. Il faudra être vigilant et bien préparer votre entrée en Ligue des Champions, mercredi prochain ?
Quimper est une équipe toujours dangereuse. C’est un terrain difficile avec beaucoup de public, il faut toujours faire attention. Mais on ne pense pas encore à la Ligue des Champions. On a travaillé pour Quimper cette semaine. Après seulement, on pensera au match de Champions League. L’ouverture de la Ligue des Champions passe par Quimper, mais l’attention pour l’instant doit être uniquement sur le match qui vient.