Billetterie

Martigues à l’adresse indiquée

le 03/10/2018
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Relégué administrativement en Elite à l’été 2017, Martigues a relevé le challenge et décroché un titre de champion de France pour se propulser en Ligue BM, avec pour objectif une place en Play-Offs.

 

Ils sont les conteurs et les âmes du MVB. Michel Mellot y fit le premier pas en 1974 et préside aux destinées du club depuis une trentaine d’années maintenant. Christophe Charroux, lui, fréquente le lieu depuis trente ans également et entame cet automne sa onzième saison d’entraîneur ! Ils furent de toutes les aventures, de toutes les histoires, joyeuses ou de peine. Alors, quand au début du mois d’août 2017, le club, sorti neuvième de l’exercice 2016-2017 en Ligue BM, se vit relégué en Elite, les deux hommes firent front, par-delà le désarroi.

 

L’équipe, déjà, avait été constituée, le budget acté, l’ensemble formaté pour la Ligue BM. Il fallait maintenant convaincre les joueurs de rester. A l’arrivée, aucun n’a déserté ! Et c’est sans doute là, dans cette exemplarité, dans ce désir de vivre ici l’aventure, quand bien même fut-elle à l’étage inférieur, la plus grande fierté du président. « Le groupe a patienté jusqu’à la décision et tous ont décidé de rester pour montrer que la place de Martigues était en Ligue BM. On avait quand même le deuxième pointu de la sélection de Lettonie (Reinis Pekmans), qui avait joué la Ligue des Champions en Belgique (avec Lennik) ! Les gars ont fait le job », reconnaît Michel Mellot.

 

Dans cette configuration, Martigues n’avait donc pas d’autre choix que de monter. « Il y a eu une grosse frustration au début de l’année, mais cela a été vite évacué. C’était le mot d’ordre. On voulait passer à autre chose et arrêter de pleurer. On avait une grosse pression, tout au long de l’année, c’est certain ! », reconnaît l’entraîneur, Christophe Charroux. « Mais c’était une pression positive et le fait de réaliser une saison avec beaucoup de victoires (19 en 22 matchs) nous a permis de poser une nouvelle dynamique. » C’est donc sur cet élan, sur cet allant, que le MVB veut lancer sa saison en Ligue BM. Revenu dans le monde du volley pro, le club provençal ne veut pas seulement y figurer. Il tient à exister. Avec cinq montées cette année, soit 40% du plateau, Martigues est en terrain connu et va retrouver des équipes qu’il a devancées la saison passée en Elite. « On ne se met pas de pression particulière, on reste très prudent, mais l’ambition est de participer aux Play-Offs. Le contraire serait un petit échec », résume honnêtement le coach martégal.

 

Pour y parvenir, le club a d’abord fait confiance aux joueurs qui avaient accepté de relever le défi en Elite. « Je m’étais moralement engagé à les conserver si on remontait en Ligue BM. Ils ont été corrects, il faut que l’on soit aussi », explique le président. « On a rassuré les gars sur le fait qu’il y aurait une suite à tout cela », poursuit le coach. Seul, le secteur de la passe, un peu juste, fut entièrement revu avec les arrivées en titulaire de l’ancien meneur de Saint-Nazaire, Maxime Mourier, et de l’ex-Lyonnais, Fayçal Dalli en second. « On avait un peu de mal sur ce secteur-là l’an dernier, notamment à l’extérieur. On voulait optimiser ce poste de jeu avec un passeur expérimenté à ce niveau et gagner aussi du temps sur les relations », note Christophe. Ainsi, Maxime retrouvera en bout de fil un pointu gaucher, comme ce fut le cas avec Lionel Coloras à Saint-Nazaire, et il aura au centre la seule recrue « forcée » de l’intersaison, suite à l’arrêt de Sébastien Ducange, le central croate Sime Vulin, un gaillard de 2,11 m qu’il connaît bien pour avoir joué avec lui à Orange en 2013-2014.

 

Malgré l’étiquette de promu, Martigues a donc déjà pas mal de repères collectifs avant d’entrer sur scène, sur un parquet refait et un Taraflex tout neuf au Parc des Sports Julien Olive. Les premières impressions nées des rencontres amicales sont plutôt positives. « On est dans le bon timing. Après on doit encore gagner en régularité. Le groupe a besoin de travailler, mais les joueurs sont très pros. C’est une préparation rassurante », souligne Christophe. Pour l’instant, Martigues est donc bien à l’adresse indiquée.