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Paris, une autre vie

le 10/10/2018
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Après un été d’incertitudes et d’agitations, le Paris Volley repart finalement en Ligue BM cette saison. Avec un effectif solide et l’envie de retrouver très vite le plus haut niveau.

 

Il est encore là, toujours vivant. Après s’être approché tout près, au bord du précipice, avoir failli y tomber cet été, en déposant les armes, le Paris Volley, dans un dernier sursaut et le secours d’un noyau de formidables bonnes volontés, a survécu. Et le voilà même prêt à se battre à nouveau ! Pourtant, le club emblématique du volley français, véritable cathédrale, roi de France des années 2000 avec huit titres de champion en dix ans entre 2000 et 2009, ce club chevillé aux corps et aux âmes de Michel (président) et Dorian (entraîneur) Rougeyron, fut tout près de s’éteindre et de quitter le monde professionnel. Les finances étaient sèches, le trou était béant. Le PUC omnisports, la figure tutélaire, le terreau amateur, dont le Paris Volley dépend toujours statutairement, a aidé, ainsi que quelques « vieilles » figures, anciennes gloires parisiennes, sous l’impulsion d’un homme, Stéphane Antiga.

 

Enfant du PUC et joueur majeur du Paris Volley, l’ancien capitaine des Bleus et actuel coach de Varsovie ne pouvait se résoudre à voir ce monument s’effondrer. « Pour moi, il était inconcevable que ce club disparaisse, avec son histoire et un tel palmarès. J’ai voulu l’aider à rester dans le monde professionnel. L’aspect sentimental, qui est fort, a donné naissance à ce projet de reprise », racontait le vainqueur de la Ligue des Champions 2001 avec Paris, et vice-champion d’Europe 2003 et 2009 avec l’équipe de France, à L’Equipe il y a un mois.

 

Face à cette main tendue, d’autres grands illustres anciens de Charpy ont suivi, telle la famille Hoag, Glenn et Nicholas, et le Paris Volley, doucement, s’est redressé. Lentement, encore convalescent, mais suffisamment d’aplomb désormais pour repartir en Ligue BM et sans doute changer la donne et les perspectives de ce championnat à trois jours de la reprise. « Pour moi, Paris est une équipe de LAM, c’est le gros favori. C’est aussi un club historique et je suis content qu’il puisse continuer en LBM », convenait d’ailleurs le coach nancéien, Martin Demar il y a quelques semaines.

 

Avec un budget solide en Ligue BM, Paris a constitué une équipe qui devrait tenir la route, entre vieux sages au vécu précieux et jeunes talents du club en devenir. Ainsi, au bout de la chaîne, Franck Lafitte, Ardo Kreek et Julien Lavagne seront les garants et les gardiens du temple, avec l’apport précieux d’un pointu argentin de 34 ans, José Luis Gonzalez, qui en a vu passer d’autres et qui a rendu quelques grosses ardoises à Ajaccio en LAM la saison dernière. A la passe, le génial portugais Nuno Pinheiro s’en est allé, mais l’arrivée du Macédonien Gjorji Gjorgiev, frère de Nikola, MVP du championnat avec Paris en 2015, est tout à la fois un symbole fort et le gage d’une grosse activité sur le terrain. Gjorgiev est un passeur athlétique, bon serveur, capable de belles présences au contre également.

 

 

En tout cas, Dorian Rougeyron a pu constater que son équipe n’était pas si loin du compte le week-end dernier à Saint-Nazaire lors de la E. Leclerc ProCup. Bien que battus à deux reprises 3-2 par Nantes Rezé puis Saint-Nazaire, les Parisiens ont affiché de réelles qualités et une franche combativité. Après avoir été sur un fil tout l’été, le Paris Volley ne tangue plus aujourd’hui. Les pieds sur terre, il a sans doute déjà la Ligue AM en visée.