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Tourcoing droit devant

le 08/10/2018
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De retour en LAM la saison dernière, Tourcoing a marqué l’exercice de son empreinte, accrochant les Play-Offs et s’adjugeant la Coupe de France. Fort de cette réussite, le TLM veut encore viser haut.

 

Igor Juricic a déjà refermé la malle. A l’intérieur, les souvenirs brillent encore, mais l’entraîneur croate a déjà détourné son regard des lumières du passé. « Je ne suis plus dans cette émotion, dans cette saison. Cela est terminé depuis longtemps », constate le technicien du TLM, non par insensibilité mais bien plus guidé par le sens des priorités qui lui imposent désormais de regarder devant, à quelques jours de l’ouverture de la saison 2018-2019. « Je connais un peu le sport pour savoir que l’on ne vit pas sur le passé. Mais je peux dire qu’on a fait deux belles saisons avec deux titres, celui de champion de Ligue BM et la Coupe de France. Ce sont des choses spéciales. On a vécu beaucoup d’émotions ensemble, une belle réussite. Maintenant le danger c’est de trop y penser. »

 

L’entraîneur nordiste est donc là, en vigilance, pour rappeler à tout le monde que Tourcoing, aussi pimpant et brillant fut-il l’an passé pour son retour en LAM, doit encore grandir. Il connaît le chemin et les écueils aussi. Car, dans le milieu du Volley Pro, on nomme désormais aisément le TLM parmi les sérieux outsiders. Cela fait sourire Igor, qui tempère habilement : « Ils disent cela parce qu’ils souhaitent monter la pression sur nous et la baisser sur eux », glisse-t-il dans un sourire. « Dans un tel championnat, très intensif et homogène, moi je ne peux pas aujourd’hui vous donner le nom des clubs qui vont faire la différence. Je ne sais pas comment les autres peuvent parler de nous. Moi-même, je n’ai pas encore l’image de notre équipe devant les yeux ! », avoue l’entraîneur tourquennois, qui a récupéré aujourd’hui seulement l’un de ses nouveaux centraux, en l’occurrence l’Américain Daniel McDonnell.

 

Il n’empêche que le triple vice-champion de France (2001, 2002, 2009) est bel et bien de retour sur le devant de la scène. Les contours de sa saison dernière n’avaient qu’un très lointain rapport avec ceux d’une équipe promue en LAM ! A la bagarre pour le Top 5 toute l’année, avant de terminer septième et de passer tout près de sortir Chaumont au premier tour des Play-Offs, Tourcoing a également fait preuve de sang-froid et de mental pour s’adjuger la Coupe de France à Coubertin, face à ces mêmes Chaumontais. Autant d’indices qui, couplés à un recrutement séduisant, positionnent avantageusement le TLM et le confrontent aussi à de nouvelles responsabilités. Mais le club nordiste ne les fuit pas. « L’objectif cette saison, c’est de rentrer en Play-Offs et de passer le premier tour, essayer de passer ce cap-là. Mais il faut maintenant reconstruire, repartir de zéro et se battre pour rester là. Monter là-haut c’est un processus très long, mais tomber, ça va beaucoup plus vite ! », prévient-il.

 

Pour assurer le coup, Tourcoing n’a pas tout cassé cette saison. Le club a conservé une base solide de la saison passée et a cherché à se renforcer au centre en appelant trois hommes aux profils différents : le potentiel avec le jeune Raphaël Bernard, le physique avec l’Ukrainien Maksym Drozd et l’expérience avec Daniel McDonnell. Mais c’est à la passe que Tourcoing a dû combler le grand vide. La perte de Miguel Tavarez, meilleur passeur de la saison 2017-2018, parti pour Rennes, fut lourde. Mais Igor a eu très vite sa petite idée et c’est l’international belge, Matthias Valkiers, qu’il eut sous ses ordres à Menin, qui sera désormais chargé de mener le jeu du TLM. « C’était le choix de Miguel de partir. Après, un joueur ne fait pas l’équipe, c’est clair et net. Si un joueur décroche le titre de meilleur joueur dans sa catégorie, c’est grâce au travail et à la stratégie de toute l’équipe. Matthias est un joueur expérimenté, un bon passeur et je suis persuadé qu’il va nous faire du bien », estime l’entraîneur croate.

 

Mais en attendant, le collectif tourquennois demeure en rodage, alors que la première journée se profile déjà. Le technicien avoue un petit temps de latence. « Pour le moment, on est un peu en retard sur la préparation, mais il n’y a pas de panique. Il faut croire en la qualité des joueurs », soutient Igor, entre sagesse et ambition.