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Saint-Raphaël a jeté l’ancre

le 02/10/2018
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Champion de France 2016 et demi-finaliste les deux saisons suivantes, Saint-Raphaël semble désormais solidement accroché en haut du volley français. Cette année, l’équipe a encore beaucoup changé, mais le club varois entend bien tenir son rang.

 

Le SRVVB est désormais un résident permanent du premier étage. Et il n’a surtout pas l’intention de rendre les clés de son bel appartement. Champion de France à la surprise générale en 2016, le club varois est toujours là depuis, debout. Fier combattant traçant ses saisons quasi à l’identique depuis deux ans, avec une phase aller de mise en route et un parcours retour souvent tonitruant. Résultat, quand beaucoup s’écroulent ou gambergent après être arrivés au sommet, « Saint-Raph », lui, continue de mener la grande vie, sans moyens financiers exorbitants loin de là, mais avec mesure, inspiration et intelligence. Demi-finaliste 2017 et 2018, dans la foulée du titre de champion, le SRVVB s’est installé, comme s’il avait définitivement jeté l’ancre dans le top 4 du Volley Pro féminin français.

 

Forcément, pour sa présidente historique, Christine Girod, ce parcours a tous les traits de la belle aventure et il y a de quoi bomber un peu le torse. « De vraies bases sont posées », admet ainsi la boss du club. « On peut dire que Saint-Raphaël compte désormais. » A cela plusieurs facteurs : une attention toute particulière portée sur les staffs technique et médical qui entourent soigneusement l’équipe première et la bichonne au mieux à l’intersaison pour que le potentiel explose en deuxième partie de saison. « Pour rester dans ces clous-là, le club fait énormément d’efforts sur la structure, le staff médical au niveau de l’équipe pro, la prépa physique grâce notamment au partenariat avec le CERS », explique Christine Girod. Et puis, il y a le rôle éminemment important tenu par l’entraîneur italien, Guilio Bregoli, lequel a posé rigueur et professionnalisme à son groupe comme des bases indispensables. Alors les effectifs ont beau changer dans les grandes largeurs, Saint-Raphaël fait le travail comme il faut. « On renouvelle notre collectif parce que chaque année, les joueuses surenchérissent, et par rapport à notre budget, on ne peut pas les conserver. Après Guilio, avec l’expérience qu’il a, connait parfaitement la valeur des joueuses », reconnaît la présidente.

 

C’est donc encore le cas cette saison, avec sept recrues sur un effectif de onze joueuses. Mais, pour autant, le club varois n’a pas vraiment lancé la pièce cette année. Sur le club des sept, six évoluaient la saison dernière en LAF et plusieurs d’entre elles ont même, de leur propre chef, sollicité une place au SRVVB ! Preuve encore du crédit accumulé par le club azuréen. Mais au-delà, ce recrutement est surtout un gage, a priori, de sécurité, de par le vécu et la connaissance du terrain des nouvelles venues. « Le fait de prendre des joueuses étrangères qui ont évolué en France, c’est un plus déjà. Elles connaissent la culture et le championnat », avise Christine Girod. En plus, Saint-Raphaël a poussé les accointances encore un peu plus loin, en faisant par exemple venir deux joueuses de Venelles (Milovic et Drobnakova) et deux joueuses d’Evreux (Viggars et Schiro) et en associant deux Américaines, la centrale championne de France avec Béziers, Amber Rolfzen et la nouvelle et explosive réceptionneuse-attaquante, Symone Abbott. « Il y a déjà des connexions entre les filles », confirme Christine, qui rappelle cependant que le premier critère a d’abord été « de prendre des joueuses qui ont envie de bosser et de rentrer dans le projet. »

 

Un projet qui garde une ligne claire : « Pérenniser cette position dans le haut, ce qui n’est pas évident », précise la présidente, qui a été quelque peu chagrinée cet été par le départ inattendu de sa libéro internationale, Amandine Giardino, mais fait toute confiance en Giulio, pour assembler les nouvelles pièces dans le bon ordre. Actuellement au Japon, auprès de la sélection italienne engagée au championnat du Monde, l’entraîneur décortique en vidéo chaque séance dirigée par son assistant, l’ancien réceptionneur-attaquant de Ligue AM, Alexis Farjaudon. Jusqu’au bout, « Saint-Raph » ne laisse rien au hasard.