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La Marcq aux rêves

le 18/09/2018
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Depuis plusieurs années, Marcq-en-Barœul s’était fixé comme horizon la montée en Ligue AF. Derrière un titre de champion et une saison de domination en Elite, le club nordiste entend désormais bien y figurer.

 

On a beau l’envisager, l’imaginer cent fois, lorsque cela arrive, le torrent de toutes ces émotions éparpillées vous submerge un peu. Vincent Joly se veut être un président visionnaire. Depuis six ans qu’il est à la gouvernance de Marcq-en-Barœul, le boss du club ne faisait qu’avancer le nez en l’air, les yeux au ciel, tournés constamment vers les plus hautes lumières. Alors, quand à quatre journées de la fin de la saison d’Elite, son club, Marcq-en-Barœul, toucha enfin son Graal au printemps dernier, il y vit l’extase et la consécration. « C’est un rêve qui devient réalité », dit-il dans une formule commune mais pour le coup parfaitement accolé au destin de son club. « Quand j’ai repris le club, la première chose qui m’importait, c’était de mettre une vision. Tous les ans, au Codir (comité Directeur), je faisais voter cette volonté d’aller en Ligue AF. »

 

Premier accédant en Ligue AF, dix-huit ans après un passage éclair d’une saison en 2000, champion de France Elite au terme d’un exercice dominé et maîtrisé de bout en bout, Marcq-en-Barœul déboule en Ligue AF avec un gros sac de rêves en bandoulière. Avec la candeur et la fragilité du nouveau-né forcément, mais avec surtout des convictions fortes et un désir ardent, celui d’exister au milieu de la meute et de ne surtout pas en être chassé. Car pour le club nordiste, cette petite gloire n’est pas une fin, mais bien le début d’une autre histoire, plus grande, plus belle encore. Déjà, les collectivités locales ont remis au pot avec enthousiasme. La Mairie a doublé la mise (de 75 000 à 150 000 euros de subventions), la région Haut-de-France, la métropole, le département ont suivi, ainsi que les partenaires privés, pour consolider un budget « équipe pro » à 750 000 euros. « Cette réussite sportive est une réussite humaine aussi. On a créé une vraie famille autour du VCMB », se réjouit Vincent Joly.

 

Marcq-en-Barœul n’a donc aucunement l’intention de se contenter d’un plaisir fugace. La montée en Ligue AF doit préfigurer un ancrage solide à ce niveau. « Le projet à trois ans est de faire du VCMB un projet métropolitain, ancrer le volley féminin sur des années. Et plus tard une Coupe d’Europe pourquoi pas ! », s’enthousiasme le président, jamais à court d’espoirs. Bien sûr, à première vue, les idées semblent un peu grandes pour rentrer dans l’étroit gymnase Saint-Exupéry (550 places) qui fera sans doute le plein tous les week-ends ! Mais pour les gros matchs, les affiches de prestige, face au RC Cannes ou au champion de France Béziers par exemple, Marcq-en-Barœul migrera à Tourcoing, dans l’antre du TLM, sur une grande scène, où le voisin et « grand frère » l’hébergera avec plaisir.

 

Charge maintenant à l’entraîneur, Thibaut Gosselin, de transposer toutes ces belles résolutions sur le terrain. Pour cela, le staff nordiste parie sur la continuité. En conservant le noyau dur, soit sept joueuses instigatrices de la montée, Marcq-en-Baroeul veut jouer sur l’élan, la dynamique qui a porté le club jusqu’ici, notamment l’excellente pointue camerounaise, Laëtitia Moma, la centrale bulgare Kristina Yordanska et la passeuse péruvienne, Zoila La Rosa. A la rescousse, la réceptionneuse internationale Safiatou Zongo débarque d’Evreux, la jeune centrale US Jenna Potts arrive de Stuttgart avec un bagage européen et la centrale péruvienne Clarivett Yllescas complète désormais un joli trio d’Amérique du Sud, insolite en LAF. « On veut modestement apporter de la spontanéité et de la fraîcheur dans ce championnat. La force du VCMB c’est le collectif », résume le président, qui vise néanmoins le milieu de tableau et surtout pas le simple maintien. « Le maintien ne nous intéresse pas ! », scande-t-il. « On cible de 5 à 12, on veut exister dans ce championnat. Après, si on finit entre 5 et 8, c’est l’apothéose. Mais de 8 à 12, en étant confortable, c’est bon aussi », sourit Vincent Joly, déjà habité par la grande mission qui attend le VCMB cette saison.