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Montpellier sans se cacher

le 03/09/2018
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Dans son désir de construire et d’aller encore un peu plus haut, Montpellier a effectué un recrutement solide et gardé son arme forte, son jeune attaquant de pointe et de grand talent, Jean Patry.

 

C’est un orchestre qui commence, gentiment, à faire du bruit. Pas une cacophonie non ! Bien plus des morceaux choisis, des enchaînements construits. A Montpellier, Olivier Lecat a la partition dans la tête et le club héraultais travaille minutieusement au bel accord des instruments. Deuxième de la saison régulière en 2017, sixième la saison passée, Montpellier n’a qu’une envie : venir titiller le dernier carré de la LAM, enquiquiner les cadors des dernières années, Tours et Chaumont, notamment. Mais cela sans se hâter, posément, dans l’élan, le mouvement qui construit et ancre le club en lisière des meilleurs depuis quelques années maintenant. « On essaie de rester dans notre philosophie, car elle colle aujourd’hui aux moyens financiers du club et ce qu’il veut raconter, mais aussi parce qu’on y croit à cette philosophie. Cette année est une année riche en boulot et en ambitions fortes. On a envie de faire partie du dernier carré, de se rapprocher des meilleurs. On ne le cache pas, mais on ne va pas le claironner non plus », résument simplement et honnêtement le technicien montpelliérain.

 

La philosophie du Montpellier Volley n’a rien en soi d’insolite ou de révolutionnaire. Elle consiste à faire grandir le club, sur la base d’une formation sérieuse et performante, dans un environnement d’expérience, de caractère et de maîtrise posé par un recrutement bien pensé. C’est, sur le papier, ce que le club a parfaitement réalisé cet été. En conservant d’abord une année de plus son joyau d’attaque, Jean Patry. A 21 ans, l’élancé talentueux, deuxième marqueur LAM 2017-2018 et qui fait des ravages actuellement chez les Bleus, a accepté le challenge. Olivier Lecat en avait fait sa priorité à l’intersaison, il en est donc ravi et pas surpris de voir son protégé faire tomber la grêle sous tunique tricolore. « Il avance step by step. Aujourd’hui, il est de plus en plus à l’aise, il a beaucoup moins de questionnement, d’inquiétudes. Une fois dans son « flow », il peut avoir un apport très conséquent. Il empile les expériences et il le fait plutôt intelligemment. En ce moment, il est très efficace. Je ne vais pas te dire que ça ne me donne pas le sourire ! », avoue le coach héraultais.

 

Pour emmener son pointu un peu plus haut encore, le staff du MVUC a voulu le mettre dans les meilleures dispositions. Il lui a adjoint un passeur de grande expérience, champion de France 2017 avec Chaumont, le Cubain Javier Gonzalez (35 ans), capable d’emmener le jeune attaquant français dans une autre filière en termes de relation passeur-pointu. Montpellier a aussi élargi son potentiel offensif, avec l’arrivée d’un poste 4 dynamique et spectaculaire, l’ancien Tourangeau, Levi Cabral. « On a modifié un peu l’organisation stratégique de l’équipe par rapport à l’an passé, en allant chercher avec Levi un peu plus de puissance sur le poste 4, pour pouvoir alléger Jean. Pour ce qui est de l’entente Javier-Jean, les deux joueurs sont assez talentueux et assez expérimentés pour rapidement trouver une relation pour démarrer la saison et ils ont envie de jouer ensemble », avance Olivier. Autour de ces garçons, les renforts de Quentin Jouffroy, dans l’impact au service, du jeune réceptionneur-attaquant français, Maxime Hervoir, en provenance de l’université d’Ohio State (« au volume de jeu très intéressant », dit son coach), du meilleur libéro de LBM l’an passé, Benjamin Diez, et de l’expérimenté et charismatique central russe, Alexey Nalobin, forment assurément une belle armée !

 

Montpellier est d’ailleurs en pleine préparation depuis le 14 août déjà et Olivier Lecat aime ce qu’il ressent et ce qu’il voit de son groupe depuis près de trois semaines, même s’il a bien conscience que la vérité des premières oppositions sera sans doute plus éclairante. « Le feeling est très positif. Le groupe est presque au complet, il manque juste Jean Patry et le jeune Canadien Fynnian Mc Carthy. Le groupe est à la fois plein de ressources et très investi. C’est une nouvelle histoire pour la plupart. On est dans le gros du boulot, on pose les bases physiques et techniques, les bases de l’organisation, et le groupe répond très bien à tout cela. C’est plutôt plaisant, le potentiel est intéressant, voire très intéressant. Maintenant, il va y avoir un gros travail de relation, de connexion à faire », admet l’entraîneur héraultais. En attendant de tout régler, le Montpellier Volley semble en tout cas dans le bon ton pour se mêler cette saison aux plus hautes luttes.