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Ça bouge à la pointe

le 23/07/2018
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Trois des gros pointus français de LBM la saison passée, dont le meilleur marqueur du championnat, Maoni Talia, ont décidé de relever un nouveau challenge à la rentrée prochaine.

 

En LBM, cet été est le temps de la valse. Celle des pointus, des hommes forts, des attaquants au tranchant aiguisé, qui ont marqué de leur empreinte la saison LBM 2017-2018. Ainsi, trois des attaquants français majeurs du championnat écoulé ont choisi une nouvelle terre d’accueil, une nouvelle aire de jeu pour faire tomber la balle.

 

Parmi eux, le premier d’entre tous, le colosse d’Avignon, au physique monumental, au profil de rugbyman et aux mollets énormes, Maoni Talia. Dans le Vaucluse depuis trois saisons, le pointu néo-calédonien s’est engagé à Saint-Quentin. Un choix qui peut surprendre au premier abord. En difficulté lors des derniers exercices, dernier et vainqueur de trois matchs seulement l’an passé, le club des Hauts-de-France n’est pas à proprement parler un cador de la division. D’ailleurs, cet été, quand Maoni croisait quelques collègues sur les terrains de beach, beaucoup lui ont demandé pourquoi il avait fait ce choix.

 

Numéro un des pointus avec 362 points, Talia, qui ne compte que trois petites saisons d’apprentissage en LAM, à Ajaccio aux premiers temps de son apprentissage du haut niveau, aurait sans doute pu rêver plus haut. Certains clubs de LAM ont d’ailleurs prospecté, Toulouse notamment a jeté un œil attentif sur le colosse, avant de s’exempter. Mais Maoni, qui aura 26 ans à la fin du mois, assume pleinement ce choix de carrière, persuadé que ce passage dans l’Aisne va le faire grandir. «Je n’ai pas de regret. Je pense que si je n’ai pas été pris en Ligue AM, c’est qu’il me manquait quelque chose encore avant d’atteindre le niveau supérieur. Je pense que les entraîneurs le savent. C’est une décision que j’ai prise moi-même, en me disant : pourquoi ne pas relever le challenge ?», consent-il, avec beaucoup d’honnêteté.

 

A Saint-Quentin, Maoni s’est donc fixé deux objectifs : progresser à titre individuel, notamment dans le petit jeu en finesse et en se dotant d’un service plus efficient, et relancer la machine saint-quentinoise. Au terme de trois saisons avignonnaises, le futur papa fin octobre prochain avait le sentiment d’être arrivé au bout de l’aventure dans le Vaucluse. «C’était le moment d’aller voir ailleurs pour tenter de progresser un peu plus. A Avignon, j’ai bien progressé, mais je pense qu’avec l’entraîneur, on avait atteint nos limites ensemble», estime le meilleur marqueur de LBM, qui attend beaucoup de sa collaboration avec le nouveau coach du SQV, l’ancien de la maison, Dario Dukic. «Mon ami et passeur, Ricardo Martinez, a fait une année avec lui  à Canteleu. Il m’en a dit beaucoup de bien et que c’était un entraîneur avec lequel il ne fallait pas tricher.»

 

Maoni Talia partant, cela a engendré un effet domino, puisque Stéphane Alpha, 8e marqueur l’an passé avec Cambrai et auteur d’une saison un peu en retrait par rapport à son potentiel, tentera de se relancer dans le Vaucluse justement ! Le défi est de taille pour Stéphane tant Maoni a pris beaucoup de place en Avignon, mais le meilleur marqueur de LBM 2015-2016 sous tunique du Plessis-Robinson a le potentiel et le talent pour le relever. Enfin, le jeune et très prometteur Wallisien, Faïpule Kolokilagi (23 ans), force de frappe du Plessis depuis deux saisons et auteur d’un dernier exercice remarquable (4e marqueur avec 318 pts), file, lui, en Lorraine, à Nancy pour poursuivre son ascension.