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La nouvelle peau du Volley-Ball Nantes

le 27/06/2018
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Avec l’arrivée du coach champion de France, Cyril Ong, l’entrée à Mangin Beaulieu en septembre prochain et le retour à la maison d’une joueuse leader, Hana Cutura, le VBN lance un nouveau cycle, plein d’ambition.

 

Il y a des étés en eaux calmes, où les choses se construisent sur une mer étale. Une vie dans la continuité et rien de plus. Mais il y a aussi des intersaisons en tourbillon, des moments forts où tout bascule. Un grand chamboule-tout au service d’une ambition nouvelle. Une mue des pieds à la tête, une nouvelle peau épaisse, intégrale, sous laquelle on a enfoui des rêves de grandeur. L’histoire du Volley-Ball Nantes est incontestablement trempée dans cette eau-là. Après un dernier exercice sans grand relief, terminé à la 8e place de la saison régulière et sur une élimination expresse au premier tour des Play-Offs face à Béziers, Nantes ouvre une nouvelle ère. « C’est un super projet, un super défi ! », s’enthousiasme le désormais nouveau coach, Cyril Ong.

 

Nantes a revu son ancien modèle et s’apprête à grandir. Le travail est colossal, le challenge immense mais le VBN ouvre de grands yeux. A la rentrée prochaine, c’est donc le coach emblématique des Angels de Béziers, champion de France en titre, qui officiera. Il succédera à Sylvain Quinquis, replacé à un poste stratégique, créé de toute pièce, celui de manager sportif, qui aura pour mission principale de maintenir le lien vital entre le secteur professionnel et le monde amateur, le terreau du club. « En mars dernier, la présidente, Monique Bernard a dit : « C’est le moment de le faire ! » Elle m’a demandé si j’étais intéressé par ce poste.  J’ai pris le temps de la réflexion et je me suis dit qu’au bout de six ans, j’avais peut-être besoin de ce nouveau challenge. Ce ne sera pas une chose simple. Je ne vais pas me cantonner sur un groupe, je vais intervenir sur les deux parties, faire en sorte de maintenir ce lien entre le pro et l’amateur. Va falloir être un peu au four et au moulin », raconte Sylvain, pas encore tout à fait prêt évidemment, mais homme idoine assurément tant il connaît par cœur les moindres recoins de la maison nantaise. 

 

Nantes a donc revu l’organisation, mais cela est tout sauf un trompe-l’œil. L’édifice aussi va changer. Dès septembre prochain, aux premiers jours de la préparation, c’est à Mangin Beaulieu (2 500 places), dans une salle équipée « dernier cri », au service des joueuses (salle de musculation intégrée) et du club (espace partenaires de 110 m² et sièges dédiés en bord terrain), partagée à l’année avec l’équipe de handball féminin, que le VBN va écrire sa nouvelle histoire. « Saint-Jo » a vécu, même si la structure amateure y demeure. Mais le fleuron, la vitrine désormais, c’est à Mangin qu’elle va s’afficher ! Tout est neuf, tout est à faire. Evidemment, cela génère de l’impatience mais aussi un bel enthousiasme. Pour Cyril Ong, c’est une étape, une autre vie. « Pour la présidente, c’était nécessaire de donner un nouvel élan au club et le passage à Mangin Beaulieu va dynamiser tout ça. Pour moi, c’est un vrai changement, une remise en question aussi. Mais le feeling est positif, il y a du matériel pour travailler, les conditions sont top ! », avise le nouvel entraîneur, qui a signé pour deux ans et débarquera seul dans un premier temps en Loire-Atlantique. « C’est un défi professionnel et personnel. A moi d’être à la hauteur. Mais il y a beaucoup d’ambition. J’ai envie de montrer des choses.» Le nouveau manager sportif tient le même discours : « Ambitieux, oui on l’est, sur le long terme, sur deux, trois ans. On veut essayer de figurer au plus haut et ramener un titre, c’est la seule chose qui nous manque. Après, il faut apprivoiser ces changements, cette nouvelle salle, cette nouvelle structuration », résume Sylvain Quinquis.

 

Dans sa quête de hauteur, Nantes a bouclé un recrutement solide, savant mélange d’expérience, de jeunesse et d’audace avec en points d’orgue le retour en terre nantaise de la réceptionneuse-attaquante croate, Hana Cutura (3e marqueuse de LAF en 2016-2017), et l’arrivée de la jeune pointue de 20 ans, Lucille Gicquel, à qui le staff du VBN a décidé de confier les rênes du jeu offensif, après trois saisons passées à grandir dans l’ombre au RC Cannes. « On lui donne les cartes oui, mais l’équipe offensivement est assez équilibrée pour qu’elle n’ait pas tout à porter et qu’elle puisse emmagasiner de l’expérience et de la confiance », estime le coach. « Elle a beaucoup progressé à Cannes, il était temps pour elle de jouer. C’est bien qu’elle ait accepté ce challenge et il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. On ne vit pas dans la sécurité, moi ça ne m’intéresse pas. J’ai pleinement confiance en Lucille, je pense qu’elle va en surprendre quelques-uns. » Et inscrire ainsi pleinement le VBN sur la voie du renouveau et de l’ambition…