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« J’ai des ambitions pour cette équipe »

le 11/06/2018
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Avec les arrivées du passeur chaumontais Javier Gonzalez et de l’ancien réceptionneur-attaquant de Tours, Lévi Cabral notamment, Montpellier et son entraîneur, Olivier Lecat, ont soigné le recrutement et confirmé leur envie d’aller haut.

 

- Olivier, le projet montpelliérain se bâtit. Mais on a le sentiment, avec ce recrutement costaud, que le niveau d’ambition a été élevé d’un cran ?

On est toujours dans une réflexion stratégique autour du projet global du club et au niveau du terrain, on essaie d’être dans cet alignement aussi. Après le recrutement, c’est souvent des opportunités qui se créent au fil des contacts. On a l’ambition d’écrire un début de nouveau cycle et la première pierre était de pouvoir garder Jean (Patry) un an de plus. Pour moi c’est la plus belle victoire de l’intersaison de le garder. On savoure notre bonheur de pouvoir travailler avec lui encore une saison et je crois que c’est partagé. Il a refusé beaucoup d’opportunités à l’étranger.

 

- Et vous l’avez bien entouré, avec notamment les arrivées d’un passeur d’expérience, Javier Gonzalez et d’un réceptionneur/attaquant offensif, Lévi Cabral ?

La seconde réflexion, c’était effectivement le poste de passeur et cette opportunité avec Javier s’est présentée. Il souhaitait développer un nouveau projet et c’est vrai que cette articulation Javier/Jean est intéressante pour nous. Lévi, lui, souhaitait retrouver un championnat compétitif. Il s’était fait remarquer à Saint-Nazaire, a effectué un gros passage à Tours (2016-2017). Il a fait de gros sacrifices financiers pour discuter avec nous. Pendant l’hiver, j’avais quasiment abandonné la piste car face aux championnats turcs, ça me semblait impossible. C’est un joueur de caractère, très important offensivement pour une équipe. Avec lui, l’objectif est de rééquilibrer la ligne d’attaque, avec Thiago Sens, capable d’afficher aussi un gros scoring.

 

- Montpellier se place-t-il désormais comme un candidat au titre ?

Ça fait toujours partie des phrases que je ne comprends pas. On essaye simplement de faire une équipe compétitive pour se rapprocher des meilleurs. Je ne connais pas un entraîneur qui démarre une saison pour ne pas se rapprocher des meilleurs. Petit à petit, l’idée est de s’installer là-haut, viser le Top 4 et tenter d’y rester. Mais Tours sera encore très fort, Chaumont aussi, Tourcoing a fait un recrutement intéressant. Il y a beaucoup de monde et pas de petites équipes. Maintenant, il faut transformer un recrutement en une équipe qui va fonctionner sur le terrain ! Mais oui, j’ai des ambitions pour cette équipe, ce club. On veut faire partie des meilleurs.

 

- Que manque-t-il désormais au MVUC pour venir titiller les plus grands de LAM ?

Tout ce qu’il y a dans ces clubs-là, l’habitude des grands rendez-vous notamment. Il y a longtemps que Montpellier n’a plus été parmi les meilleurs et ça ne se fait pas en un jour. Après l’axe de travail autour de l’équipe pro, c’est de continuer à développer la structuration du club, la communication, le marketing, travailler sur un outil, comme une équipe professionnelle. On partage la salle, on n’a pas encore la salle de musculation au bon endroit. On doit encore s’adapter à pas mal de contraintes pour une équipe pro. Ça prend un peu de temps, mais ça avance bien et on est patient. On n’a pas le budget pour se «fighter» avec les plus gros, mais avec nos idées, notre philosophie, on essaie de faire un beau projet. On a réussi en deux, trois ans à redorer le blason de cette équipe. Après évidemment que nous aussi, on aimerait soulever une coupe. Ça m’est déjà arrivé en tant que joueur et entraîneur et j’ai envie de ça ! Il faut être ambitieux mais tranquille, sans vouloir aller trop vite.

 

- Après la 2e place régulière en 2016-2017, n’y a-t-il pas cependant un petit recul avec la 6e place lors de cette dernière saison ?

Je crois que la vérité de Montpellier est entre les deux aujourd’hui. Il y a deux ans, on ne citait même pas Montpellier ! L’an passé, ce qui est positif, c’est que le niveau de jeu de fin de saison est meilleur que celui de la fin de la saison précédente. Le niveau contre Paris, au premier tour de Play-Offs, est très intéressant. Maintenant, dans l’ensemble, on a pas mal galéré sur l’efficacité au poste 4, sur le pendant à Patry. L’idée du recrutement, c’était de se recentrer sur un sept fort, tout en restant dans la continuité avec la construction des jeunes joueurs. Il y a l’avènement de Kévin Kaba, Bassereau qui reste, Benjamin Diez et Quentin Jouffroy qui nous rejoignent. Autour, l’idée était de trouver un cadre, un joueur d’expérience qui puisse les aider au quotidien, les bouger un peu et l’opportunité d’Alexey Nalobin est intéressante. C’est un joueur complet qui sera à mon avis une belle surprise dans le championnat de France.

 

- Ce premier tour de Play-Offs justement n’a-t-il pas laissé de regrets ? Vous aviez les cartes en main pour passer face à Paris ?

On n’a pas été loin de faire un très bon coup. On a eu les cartes, oui, mais on a fait deux, trois petites bêtises sur les matchs à Paris. Mais à l’arrivée, il n’y a pas tant de regrets que ça, car le niveau de jeu nous a permis de faire vaciller Paris à certains moments. Cela a confirmé notre petit manque d’expérience à certains postes, mais aussi que l’on est sur la bonne voie.