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Béziers, le bouquet final

le 01/05/2018
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Leader de la saison régulière, finaliste en Coupe de France, Béziers a déjà réalisé une belle saison. Mais pour que le bonheur soit total, les Angels rêvent d’un premier titre de champion pour la der de leur coach, Cyril Ong.

 

Toutes les histoires rencontrent un jour leur fin. Celle de Cyril Ong à Béziers est programmée depuis quelques semaines déjà. Après sept ans de bons et loyaux services dans l’Hérault, le coach au verbe clair changera de ciel samedi soir, au coup de sifflet final du dernier acte de la saison 2017-2018 à Coubertin. Ce ne sera pas sans frisson, sans ressenti, sans un peu d’incompréhension aussi. Sous son septennat, Béziers a magnifiquement grandi, s’installant pleinement dans le premier carré du volley féminin français, sans avoir pour autant les moyens financiers que d’autres grands, tels le RC Cannes ou Mulhouse par exemple, peuvent déployer. Le mérite ne lui en revient sans doute pas seul, le club ayant ardemment travaillé à ses côtés, mais c’est bien lui, l’homme de terrain, qui a guidé les pas des Angels vers les plus hauts cieux toutes ses années. Pourtant, à quelques jours de «sa» dernière représentation biterroise, Cyril Ong préfère fuir les émotions d’usage en pareille circonstance. « Je ne me suis pas trop posé la question jusqu’à maintenant. J’ai passé un contrat avec mes joueuses, je veux d’abord les aider à tenter de remporter ce titre parce ce groupe a beaucoup travaillé et qu’il le mérite. Ce serait une belle sortie et à titre personnel, je serais très heureux de finir sur cette note-là. Mais je n’y pense pas trop, on verra après. Une page se tournera de toute façon », raconte-t-il.

 

Reste donc à aller chercher le Graal. Ce serait une première historique pour le club, la récompense suprême qui viendrait valider une saison déjà remarquable, terminée à la première place régulière, poinçonnée d’une finale de Coupe de France, mais pas encore validée par un titre, un trophée, lequel manque toujours en vitrine du club, finaliste LAF en 2014 et en Coupe de France l’an passé, mais à chaque fois vaincu. Béziers en rêve donc, farouchement. Et le contexte renforce peut-être un peu plus encore le désir des joueuses de saluer le départ de leur coach comme il se doit. L’an passé, après la perte de la finale de Coupe de France face à Venelles (2-3), Béziers s’était affaissé en Play-Offs. Cette année, après avoir à nouveau buté sur la dernière marche en Coupe face au RC Cannes (1-3), il a eu la force et l’attitude pour rebondir. Et cela a sacrément plu au coach. « Oui, complètement ! », s’enthousiasme le technicien. « Même si le match qui a suivi la défaite en Coupe, à Evreux, ne fut pas très bon, derrière, on a plutôt bien maîtrisé les choses et en Play-Offs, on a montré qu’on était là. »

 

Avec un seul set abandonné, à Nantes en quart de finale, Béziers a effectivement bandé les muscles sur cette phase finale. Il a affiché une détermination, une qualité de service et une variété offensive qui laissent présager une lutte magnifique samedi face au RC Cannes. Porté en première partie de saison par l’explosive attaquante US, Krystal Rivers, meilleure marqueuse du championnat, Béziers a depuis poli d’autres armes. Désormais, du centre, avec le tandem Yeisy Soto-Amber Rolfzen, aux ailes, avec les polyvalentes et complémentaires Juliette Fidon et Janisa Johnson, l’équipe héraultaise peut faire mal de partout ! « La force du début de saison de Krystal, c’est aussi que peu de gens la connaissaient. Elle a été hyper sollicitée et très efficace. Ensuite, des adaptations se font et c’est normal qu’elle ait pioché un peu. Ce qui est intéressant c’est que du coup, on a redistribué un peu les cartes, ça nous a obligé à jouer différemment et ça a bien évolué », explique Cyril Ong.

 

Retrouver les grandes dames de la Croisette, après être tombé en Coupe de France ne fait donc pas peur plus que cela à Béziers. « Le fait de faire des Play-Offs comme ça nous a donné pas mal de confiance. Il faut être ambitieux, c’est une finale et chaque équipe rêve du titre ! », clame le coach. Le week-end dernier, il a d’ailleurs revu le match et a pu picorer quelques enseignements  intéressants. « Il y  a un point sur lequel on n’avait pas été très bon, c’est le service. Mais depuis, notre niveau de service, en Play-Offs notamment, est intéressant. Et l’on sait très bien que face à la force offensive de Cannes, si l’on ne sert pas bien, c’est très compliqué », prévient Cyril Ong, immergé dans le match, comme pour s’interdire de penser que samedi soir, au coup de sifflet final, il n’y aura plus, pour lui, de lendemains à Béziers…