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Narbonne, c’est de la dynamique !

le 30/04/2018
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Invaincu en 2018, Narbonne arrive à Coubertin avec un seul objectif : terminer cette formidable aventure humaine sur un quatorzième succès consécutif et une accession en LAM.

 

Tristan Martin a tellement de choses à conter que les mots galopent, cavalent et fuient à toute vitesse. L’entraîneur narbonnais et tous ses Centurions ont en effet vécu une saison incroyable, passant de l’angoisse et du désarroi, aux délices d’une deuxième partie de saison qui semble descendre du ciel le plus pur. Samedi prochain, à Coubertin, Narbonne va arriver dans ses plus beaux habits, ceux d’un super-héros qui n’a plus été vaincu depuis le… 16 décembre 2017, à Saint-Nazaire ! Cela fait plus de quatre mois maintenant que le club audois réussit tout ce qu’il entreprend. Treize succès de suite, ce n’est plus une série, c’est une marque de fabrique.

 

Alors évidemment, à Narbonne, on ne veut désormais plus qu’une chose : terminer l’histoire comme on la vit depuis le 1er janvier dernier. Face à Rennes, samedi prochain, dans un match qui enverra le vainqueur en Ligue AM, les Audois n’ont pas envie de tacher la sublime copie, sur la dernière ligne. « C’est la fin d’une aventure humaine assez incroyable. En être là, après une telle saison, c’est l’aboutissement du travail de tout un groupe. Au bout d’un championnat comme ça, avec ces Play-Offs-là, on a envie de finir l’aventure comme il faut et ne pas galvauder maintenant tout ce que l’on a fait avant », raconte Tristan Martin, heureux et fier de voir ce que Narbonne a accompli.

 

Car l’histoire avait débuté tristement. Quelques jours avant la reprise, le réceptionneur-attaquant, Jérôme Clère était victime d’un AVC. Traumatisé et sous le choc, le groupe narbonnais faisait front, mais il était inévitablement ébranlé. D’autant qu’il perdait ensuite sur blessure son pointu autrichien chevronné, Philip Schneider. Favori à la remontée, avec l’AS Cannes, Narbonne était dans le dur tout de suite (deux défaites en cinq journées) et moralement fragilisé forcément. « On laisse échapper des points, on ne maîtrise pas tout, mais c’est comme cela, il fallait trouver des solutions », se souvient le coach. C’est au cœur de son collectif que le Narbonne Volley va en trouver. Schneider, d’abord, va revenir progressivement à son meilleur niveau, puis Jérôme Clère réapparait sur un terrain de volley. Une renaissance, une émotion intense, une terrible envie de taper dans la balle et à l’arrivée, un bénéfice immense pour tout le groupe. « A partir de janvier, quand tout le monde a été là, opérationnel, le collectif s’est fait, on a pris un peu plus de confiance, d’automatismes, et Jérôme a apporté un peu de folie. Il est passé à deux doigts de la mort, mais sur le terrain, il n’a pas de retenue, au contraire. C’est ça qui nous a donné ce supplément d’âme, l’envie d’avancer », avise l’entraîneur audois.

 

Depuis, c’est un peu comme un monde magique. Narbonne a empilé treize victoires consécutives, dégommant tout le monde sur son passage et n’abandonnant qu’un seul petit set en Play-Offs, face à Cambrai ! La recette n’a rien de secret. Narbonne s’appuie sur une puissance offensive caractérisée et une grande qualité de service, avec notamment quelques références dans le domaine, notamment le réceptionneur bulgare Todor Valchev ou encore le vétéran Philip Schneider. « C’est notre force, on ne va pas le nier. Cette année, on s’est un peu reposé sur ça, mais on a aussi apporté beaucoup de variété dans nos services, en allant chercher des zones, pour placer notre bloc », admet le technicien audois. Mais au-delà, Narbonne possède aussi des aguerris, des tatoués, des joueurs capables de gérer l’évènement. Halilovic, Sol, Radtke, Kilama, Schneider ne sont pas nés d’hier ! « C’est aussi ce qui a fait notre force sur les Play-Offs », convient encore le coach. « La gestion émotionnelle de l’évènement est importante. La technique, la tactique, c’est bon, on vient de jouer 20 matchs ! Le mental et l’envie seront primordiaux. »

 

Narbonne ne se sent pas invincible, mais il se sent fort quand même. « On ne vient pas en victime expiatoire. On a des certitudes, même si on sait que Rennes, intrinsèquement, nous est supérieur. On arrive avec nos arguments et notre humilité», prévient Tristan Martin. Narbonne sera donc bien au rendez-vous, quitte à faire un bout de chemin en minibus et partir dès jeudi, pour contrecarrer les grèves !