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Rennes en résident principal

le 29/04/2018
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Le Rennes Volley 35 revient à Coubertin pour la troisième année consécutive, même si, cette saison, il aurait préféré ne pas passer par la capitale début mai pour sauver sa peau en Ligue AM.

 

C’est devenu une habitude, une récurrence depuis trois ans pour Rennes qui, début mai, vient humer les airs du printemps au bord du périphérique parisien ! C’est ici, l’an passé, que Rennes, un jour, s’est élevé en Ligue AM. Mais cette saison, les Bretons se seraient bien passé de ce petit road-trip jusqu’en Ile-de-France ! « C’est certain que je préférerais ne pas y être cette année », sourit ainsi l’entraîneur du Rennes Volley 35, Nikola Matijasevic. Mais voilà, au sortir d’une saison en creux, instable, parsemée de prestations erratiques, cet ultime voyage est le prix à payer pour rester en Ligue AM.

 

Rennes a l’occasion de terminer joliment l’histoire. Entre les blessures (Ragondet, Kapfer, Baranek), l’arrivée d’un très grand nom du volley français, Kevin Le Roux, central revenu à ses amours passés au poste de… pointu, ça n’a pas été simple de faire tourner la machine. « Il aurait fallu beaucoup plus de régularité, de sérénité. Quand on perd des matchs pour deux points, en ayant mal géré le money time, après c’est un cercle vicieux », raconte Nikola Matijasevic. Mais à l’heure de jouer gros sur un match, Rennes a le profil, le vécu et les joueurs galonnés pour gérer l’évènement. Et, à l’instar de son adversaire du samedi soir, Narbonne, il arrive à Paris en ayant maîtrisé sans grand mal ses deux tours de Play-Offs, abandonnant deux petits sets, l’un face à Lyon, l’autre face à Saint-Nazaire.

 

Pourtant, dans la peau du chassé, du club de Ligue AM qu’il faut faire tomber, la situation est sans doute moins simple à appréhender que lorsqu’on déboule de Ligue BM et que l’on veut encore grimper. Cette fois, Rennes a tout à perdre ! « J’entends cela oui : on sera favoris, on vient de Ligue AM, on a des joueurs chevronnés etc… C’est beaucoup d’adjectifs gratuits, un peu hybrides et pas réalistes. Narbonne a gagné trois quarts de ses matchs sur la saison et nous, même pas un quart ! La pression, peu importe le parcours, la position, chasseur ou chassé, quand il y a une finale, elle est là, on ne peut pas y échapper. »

 

Mais cela ne devrait pas trop effaroucher la phalange rennaise. Xavier Kapfer, Kevin Le Roux, Kert Toobal, Gérald Hardy-Dessources, Emmanuel Ragondet, Kamil Baranek ont vu mille choses plus grandes dans leur carrière qu’une finale de Ligue BM pour ne pas se laisser impressionner. « Dans cette équipe, il y a des compétiteurs. Kevin nous a apporté énormément. C’est un grand professionnel, je découvre, je suis émerveillé. Xavier, je le connais depuis sa jeunesse, c’est un mec qui a un cœur comme une montagne, qui n’a peur de rien ! », dit joliment le coach. Reste maintenant à dompter un adversaire, Narbonne, qui marche sur l’eau depuis plus de quatre mois et arrive à Coubertin sans avoir perdu un match en 2018 ! « C’est une info qui me rassure», sourit Nikola, le malicieux. «A un moment, ils sont obligés d’en perdre un. » Et comme il n’en reste qu’un…