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Dernier acte, scène finale

le 27/04/2018
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Le 5 mai prochain, Coubertin accueillera les finales de Volley Pro, pour des affiches royales, puisque les meilleures équipes de la saison régulières seront au rendez-vous dans les trois divisions !

 

Il n’y eut donc point de chambardement, de retournement, ni même de tremblement. En LAM, en LAF et en LBM, les plus costauds ont fait régner l’ordre suprême. En deux matchs, sans même recourir à une belle à l’émotion toujours plus forte et l’issue incertaine, Chaumont, Tours, Béziers, le RC Cannes, Rennes et Narbonne, ont tenu leur rang, depuis leur poste avancé en saison régulière, qui leur offrait, a priori, une vue plus dégagée sur le grand ciel. Le 5 mai, les trois finales LNV réuniront donc la fine fleur, le gotha des trois championnats français 2017-2018. On pourrait voir cela comme une domination froide, une logique implacable. Mais c’est surtout une journée à grand spectacle et un volley de très haut niveau qui nous est promis samedi prochain.

 

LAM

Paris voulait y croire. Après une prestation à l’Aller qui avait fait naître quelques promesses dans les rangs parisiens et qui avait, par ricochet, secoué un peu le collectif chaumontais, le Paris Volley se disait qu’il y avait moyen. Et il y eut match effectivement deux sets durant. Mais la perte de la première manche sur le fil, puis l’éveil du majestueux de Stéphane Boyer (23 points dont 3 aces) firent chanceler l’édifice parisien, qui finit par s’affaisser dans les deux sets suivants, à l’image de son attaquant néerlandais, Wouter Ter Maat, maîtrisé par la défense chaumontaise sur toute la deuxième partie du match (1-3). A l’arrivée, le champion sera donc à Coubertin samedi prochain. Pour défendre son titre et viser le doublé, pour y disputer surtout sa cinquième finale en deux saisons, toutes compétitions confondues. Le signe éclatant et remarquable que le club de Haute-Marne fait désormais partie des très grands noms du volley français. En finale, il en retrouvera un autre, plus historique, plus emblématique encore : le TVB. Hier soir à Ajaccio, Tours a frappé très fort. Sans concession, sans état d’âme, propulsé par sa puissance de feu au service, à l’image de Konstantin Cupkovic, qui mit au supplice et dans le dur la réception ajaccienne tout au long du match. Et Tours a laissé le Gaz sur son île, au désarroi, tandis que pour lui, l’histoire rejaillit. Le TVB, qui n’a plus été sacré depuis 2015, disputera en effet sa dixième finale de championnat en seize ans.

 

LAF

Les voilà donc qui se retrouvent, deux mois à peine après une première rencontre au sommet en finale de la Coupe de France, Béziers et Cannes ont rendez-vous à Coubertin, pour une revanche sublime, au bout de laquelle on sacrera les unes ou les autres de ces grandes dames. Pour Cannes, monter sur ce plot est une habitude. Avec vingt titres de champion et une domination quasi despotique dans les années 2000, le RC Cannes ne se voyait pas vivre hors de ses sentiers royaux, ces émotions divines qui vous élèvent si haut. A Mulhouse, champion sortant, le RC Cannes n’aura donc laissé qu’un set en deux matchs. Hier, Markovic (23 points), Herbots (16 points) et tout l’ASPTT porté par son Palais y auront mis leurs dernières forces, leur dernière rage, mais face à la stabilité collective et la puissance offensive cannoise symbolisée par le tandem Centoni-Kodola (42 points hier), cela n’a pas suffi (1-3). Pour Béziers, l’affaire fut encore plus simple. Car Saint-Raphaël n’eut jamais les moyens de résister, dominé en six sets secs sur l’ensemble de la série. Le match retour fut ainsi bouclé 0-3, et plutôt proprement collectivement par les Angels (4 marqueuses à 9 points et plus), tandis que les Varoises en donnaient bien trop (26 fautes directes) pour espérer une autre issue. Finaliste en 2013 (sous un autre format), Béziers s’était alors incliné. A l’époque, tiens donc, c’était déjà face à Cannes…

 

LBM

Ils étaient les poids lourds, les panzers de la division, et ils sont allés jusqu’au bout sans grande peur. Rennes, membre de Ligue AM, prétendant au statu quo, et Narbonne, deuxième de Ligue BM, invaincu sur l’année 2018 et en quête d’un rebond illico en LAM après sa relégation l’an dernier, seront donc face-à-face à Coubertin samedi prochain. Rien de plus logique, rien de plus normal au vu de leur supériorité affichée sur ces Play-Offs. Rennes a laissé deux sets en route et Narbonne n’en a concédé qu’un seul ! Sur ces demi-finales retour, les Rennais devaient pourtant plonger dans la bouillante salle nazairienne. Ils en sont sortis vainqueur en quatre sets (1-3), au terme d’un match, émaillé de pas mal de fautes directes certes (70 au total), mais où les Rennais, collectivement, ont su faire la différence dans les moments-clé, avant que le SNVBA ne s’effondre dans la deuxième partie du quatrième set. Pour la troisième saison consécutive, Rennes jouera donc sa place en Ligue AM, à Coubertin. Ce sera cette fois face à Narbonne, victorieux à Cambrai (1-3), sur la base d’un service efficace (7 aces) et d’une variété offensive que les Nordistes n’ont jamais pu contrôler. A Paris la semaine prochaine, Narbonne déboulera donc en n’ayant plus perdu un match depuis… le 16 décembre 2017 !