Billetterie

Espoirs et vent de révolte

le 25/04/2018
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Paris et Ajaccio ne sont pas passés loin à l’aller et peuvent donc croire en leurs chances à domicile de renverser la série. Pour Saint-Raphaël et Mulhouse en LAF, comme Saint-Nazaire et Cambrai en LBM, il faudra faire souffler un vent de révolte pour arracher un match d’appui. 

 

LAM

La première manche de ces demi-finales a finalement laissé des espoirs à tout le monde. Si Tours et Chaumont, présentés légitimement comme les deux machines les mieux huilées pour se retrouver en finale le 5 mai prochain à Coubertin, ont réussi à conserver l’avantage du terrain, ils durent guerroyer jusqu’au bout ! Ajaccio et Paris, les vaincus, ne sont pas rentrés laminés, loin de là, mais bien plus avec le sentiment que l’histoire n’était pas déjà finie. Dans son U Palatinu, Ajaccio n’a perdu qu’une seule fois en championnat sur l’année 2018. Et même si Tours était venu s’y imposer en décembre, la lutte, là encore, avait été féroce et indécise (2-3). Emportés par leur public, les Gaziers ont donc bien l’intention de renvoyer la série en Touraine. Frédéric Ferrandez a de la variété offensive et une équipe de caractère pour contrecarrer la technique et le collectif du TVB. Paris aussi a de quoi bousculer le champion sortant, Chaumont. A l’aller, le CVB 52 fut chahuté par l’agressivité parisienne dans les 3e et 4e sets. Avec des serveurs de grande qualité, le Paris Volley peut mettre d’emblée Chaumont sur le reculoir. Et puis, Wouter Ter Maat, l’attaquant néerlandais, dominé par Stephen Boyer, dans ce duel de cadors d’attaque, voudra évidemment inverser, lui aussi à titre personnel, la tendance.     

 

LAF

Il y a de la rébellion dans l’air et comme une envie de laver l’affront à grandes eaux. Samedi dernier, Saint-Raphaël et Mulhouse ont pris la foudre, respectivement à Béziers et à Cannes. Dans un match de petite tenue offensive, les Varoises, tombeuses du Cannet au tour précédent, n’ont jamais pu endiguer l’agressivité et l’activité des Héraultaises, symbolisées notamment par Juliette Fidon. Avec une attaquante, Karolina Goliath, passée à côté de son match (7 points à 15% en attaque), Saint-Raphaël partait de trop loin. Quelque chose nous dit que le scenario, demain soir, devrait être différent. Et il en sera sûrement de même à Mulhouse. Etrillé à Cannes samedi dernier, comme jamais cette saison, l’ASPTT, champion en titre, n’a sûrement pas l’intention de baisser les bras ainsi et de quitter la scène en tendant l’autre joue. Ce n’est pas dans la nature des Alsaciennes, frondeuses et bagarreuses jusqu’au bout, même si le collectif a paru, samedi, un peu ébranlé. Pour le dernier match au Palais des Sports, Bojana, Aziliz, Britt et les autres devraient donc faire souffler un vent de révolte.

 

LBM

Si une finale Rennes/Narbonne se profile et semblerait dans la logique des choses, entre l’équipe de LAM venue en Play-Offs pour y sauver sa peau et une équipe audoise qui n’a pas perdu un match de championnat en 2018, rien n’est écrit définitivement encore. Depuis deux saisons, Saint-Nazaire est comme un super-héros à domicile, galvanisé par une ferveur populaire sans équivalent en Ligue B Masculine et capable de se transcender. Gilles Gosselin, le coach, croit donc très fort au renversement de la série, à condition que Saint-Nazaire fasse parfaitement les choses simples et résiste aux gros serveurs rennais. Dans l’autre demi-finale, Cambrai devra aussi proposer tout autre chose pour étirer ce duel. Le hic, c’est que Narbonne est invincible depuis quatre mois et cumule douze succès consécutifs, série en cours. Et comme si cela ne suffisait pas, les Centurions n’ont pas concédé un seul set en trois matchhes de Play-Offs ! La mission s’annonce donc compliquée pour les Nordistes. Mais Cambrai a bien fait tomber Cannes chez lui en saison régulière, alors…