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« La série est loin d’être finie ! »

le 24/04/2018
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Gilles Gosselin et Saint-Nazaire veulent relancer la série face à Rennes et s’imposer demain à domicile. Mais au-delà des Play-Offs, le club nazairien ne cache pas son ambition de revoir un jour, bientôt, la Ligue AM.

 

- Gilles, Saint-Nazaire est en demi-finale des Play-Offs de Ligue BM, après avoir terminé 4e de la saison régulière. C’est une année dans le bon sens et qui nourrit un peu plus encore les ambitions du club, non ?

C’est effectivement une saison où l’on a fait un pas en avant supplémentaire par rapport à la saison dernière. On est une place plus haute en saison régulière et en Play-Offs, on sera au moins au même stade. C’est hyper positif et ça valide l’ambition du club de revenir un jour en Ligue AM, sans bruler les étapes, en franchissant les paliers les uns après les autres.

 

- Mais une saison comme celle-ci ne vous incite-t-elle pas à vous fixer précisément la Ligue AM comme objectif à court terme, avec un timing précis, ou bien restez-vous ambitieux mais sans pression ?

C’est un peu des deux en fait. Il n’y a pas de timing arrêté mais on ne dit pas «rien ne presse». Dès qu’on peut y aller, on ira. On n’a jamais été un club qui se mettait une pression trop importante pour atteindre des objectifs précis. Maintenant, on a aussi conscience qu’on est dans la bonne direction. Faire mieux qu’une demi-finale et le Top 4, ça veut dire viser la Ligue AM et monter ! Et c’est l’ambition que l’on a.

 

- Depuis la rétrogradation en Elite en 2015, le sportif est allé très vite, mais le club s’est aussi bien structuré et repose désormais sur des fondations solides, indispensables pour voir plus haut ?

Sur le plan financier, on travaille énormément pour assumer nos ambitions et pouvoir fonctionner de manière pérenne en Ligue AM dès qu’on y accédera. Il y a beaucoup de boulot pour ne pas dépendre des collectivités locales. Et un chiffre est parlant chez nous, c’est le montant de notre partenariat privé qui est identique au soutien municipal ! On est vraiment dans la bonne direction sur l’aspect privé. La municipalité nous suit sans être hyper motrice et ça nous incite encore plus à fonctionner le moins possible avec le public. Après, on sait qu’il faudra encore développer et fédérer d’autres partenaires privés et que le sportif est aussi la locomotive de tout ça. Ça aide à mobiliser les énergies et vu l’engouement à domicile, les gens nous suivent et ont envie d’adhérer à l’aventure. 

 

- Sportivement, justement, comment jugez-vous la saison du SNVBA ?

On a fait un accroc à domicile, lors de la 3e journée face à Saint-Quentin (1-3), où on a été à côté de  la plaque au niveau des attitudes, de l’humilité, de l’engagement. Mais à côté de ça, à la maison, on a seulement perdu contre Cannes. A l’extérieur, on a alterné l’inconstant au départ et une meilleure carburation sur la deuxième partie de saison. Malgré pas mal de blessures et une année quasiment sans jamais l’effectif au complet, on finit quand même 4e. Ça prouve que le groupe a su adhérer.

 

- Le fait d’avoir gardé un noyau dur a dû aider un peu non ?

Oui sans doute. Mais sans trahir de secrets, on a un groupe cette année qui n’est peut-être pas le plus soudé du monde, mais ce sont des compétiteurs ! Avec beaucoup d’orgueil et c’est ce prisme-là, ce caractère-là, à mon avis, qui nous a permis de renverser des situations, notamment en quart de finale contre Le Plessis-Robinson.

 

- Racontez-nous justement un peu cette série assez incroyable face au Plessis-Robinson !

C’est une équipe qui a une énorme stabilité dans son niveau de jeu. Elle ne monte jamais dans des sphères incroyables, mais elle ne descend jamais en-deçà d’une certaine efficacité. Nous, à un moment, on a pu faire le yoyo sur la qualité de service, notre force offensive, on a alterné le très bon et l’insuffisant. En fin de compte, on a su rehausser notre niveau de jeu et avoir un peu de réussite notamment sur le match aller, avec des balles de match contre nous au quatrième set, avant d’être mené 14-11 au cinquième. Ça prouve la valeur mentale de notre groupe et l’appui incroyable du public. En Ligue BM, il n’y a pas ce soutien populaire, cette ferveur, et même en Ligue AM, il y en a peu comme ça. Ici, c’est 1200 personnes à chaque fois et c’est un vrai atout. On est poussés en permanence, c’est énorme !

 

- Cela devrait vous servir demain pour la demi-finale retour face à Rennes, après avoir perdu l’aller assez nettement (3-0) ?

Au match aller, on est devant au 1er et 2e set jusqu’à 16, 17. On est dans le vrai. Après, on a été trop approximatifs sur des situations où on n’est pas forcément plus mis en difficulté que ça. Sur les points forts de Rennes, on a voulu faire des choses parfaites, on s’est un peu précipités, ça peut expliquer l’écart sur les fins de set. Maintenant, c’’est sûr que le fait de changer de contexte, de jouer à domicile, en ayant eu le temps de se préparer un peu plus, c’est un atout pour nous. La série est loin d’être finie ! L’objectif est d’aller à Rennes pour un match d’appui ! C’est notre dernier match à domicile de la saison, on s’attend à une énorme soirée et on a l’objectif de les pousser le plus loin possible pour les battre. Et je suis convaincu que c’est faisable.